La perfection pour l’homme consiste à pratiquer intégrale. ment et énergiquement tous ses devoirs, et elle devient sainteté quand il les remplit d’une ma-

nière héroïque.

Mgr LE SENNE.

F-

“DIEU ET PATRIE "

VOL. VIT

LES ELECTIONS FRANCAISES

PARIS. Les élections rmuni- cipales françaises de dimanche dernier n’ont guère apporté de changement à la situation poli- tique. On croit cependant que les partis modérés, républicains du centre, gagnent du terrain sur les socialistes de gauche et

‘: AUX FETES D'OTTAWA

DMONTON. ALBERTA, LE 8 MAI, 1935.

A la Ligue Catholique Féminine

l La réunion annuelle des Femmes

Catholiques, a été tenue dimanche dernier au Hudsonia, sous la prési- dence de Mme Conroy, présidente- | démissionnaire. Dans son rapport an- inuel, Mme la présidente a noté la lee jeudis de chaque mois excep- pendant l'été. L'objectif de 1000

tenue d’assemblées régulières tous les |

! membres que son Excellence Mgr l’ar- |

t

|

Ce n'est pas au bruit qu’on fera autour de notre nom que Dieu mesure notre zèle et qu’il en proportionne les résultats.

Chanoine CHEVROT.

No 27

BRILLANTE CELEBRATION DU JUBILE ROYAL

Discours du roi à Londres. - Brillant programme

de Radio-

Etat. - Cérémonie à Ottawa.

La journée à Edmonton.

Le vingt-cinquième anniversaire du couronnement de nos souverains a été chevêque avait proposé à la Ligue a |

les monarchistes de droite. M. Pierre Flandin qui a subi un grave accident lors d’un acci- dent d’automobile survenu sa- medi après-midi, a été réélu maire de sa commune par une bonne majorité. Les autres membres de son cabinet ont aussi été réélus à l’exception de M. Herriot. L'ancien premier- ministre socialiste croit quand même être assuré de sa réélec- tion DOnr-AHnAN CR pre dimanche prochain.

La prospérité croissante

Les indices de prospérité se mul- tiplient et malgré la grave situation financière @es corps publics écrasés

Gaudet, O.M.I., organisent pour

Lord Bessborough et Sir Perley qui ont Drésidé, le enisE comme représentant du roi et le second comme chef du gouvernement cana- dien, aux fêtes du Jubilé qui se sont déroulées lundi matin à Ottawa. Tous deux ont adressé la parole en français et en anglais,

GRANDE JOURNEE D'EVANGILE AU JUNIORAT ST-JEAN

Les membres de la Jeunesse Catholique, dirigée par le KR. P.

La terre tremble en Turkie

KARS. Jeudi dernier la terre a tremblé dans une région orientale de la Turkie d'Asie, Plusieurs centai- nes de personnes et plusieurs villages

par l'assistance aux chômeurs et trou-\le dimanche 19 mai prochain, blés par les campagnes politiques, |une journée d’évangile qui aura les compagnies privées accusent desilieu au Juniorat St-Jean. Le

très élaboré s’ouvri- relèvements réconfortants. Les émis- : Programme

À : ira par la grand’ messe, à sions d'emprunts au Canada, pour le Jaquelle une causerie suivra.

mois d'avril 1935, sont plus élevées Une autre causerie l’après-midi que les mois précédents. Cette aug-!et la journée se terminera par mentation n'est pas seulement sai-:uUne Soirée récréative. Les jeu- sonnière, elle dénonce une forte aug- (nes-gens qui sont particulière-

ont été atteints. On compte les morts à près de 200 cents et autant de fa- milles de survivants restent sans a- bri. Les sauveteurs envoyés d'urgence par le gouvernement d'’Angora procè- dent encore au déblayage et de nom- breux disparus manquent à l'appel, dont on ne sait pas s'ils restent en- sevelis dans les ruines des maisons ou

iment invités à cette journée mentaetion de la confiance qui aide: beaucoup au relèvement des affaires. li reste cependant que la masse des employés et des petits consomma- teurs profite encore peu de cette pros- périté, vu le mauvais système de dis- tribution.

La route transcanadienne

en Ontario

TORONTO.—L'Hon. Hepburn, pre- mier-ministre d'Ontario a demandé la Semaine dernière à l'Hon. Gordon, ministre fédéral du travail, de re- prendre la construction du tronçon de la route transcanadienne qui s'arrête maintenant à Pembroke et qui de- vrait monter jusqu’au Manitoba à travers l'Ontario-Nord. Ce projet est poussé en vue de procurer du travail aux chômeurs qui sont gravement atteints par la crise du secours “re-

lief”, dans les districts de l’'Ontario- Nord.

FESTIVAL FRANCAIS A MORINVILLE.

Un fesfival Français organisé par un groupe d'’instituteurs et d'institutrices aura lieu à Mo- rinville je 30 mai prochain. fl. réunira les écoliers de tout le district d’Edmonton et com- prendra un programme de dic- tion, déclamations, chant, dra- mes et saynettes et rondes mi- mées, programme auquel parti- ciperont toutes les écoles fran- caises du district.

Les organisateurs comptent sur un beau succès, vu l’anima- tion que l’organisation de ce festival a créée parmi la gent écolière, De nombreux prix se- ront attribués aux gagnants des différentes présentations; 7 coupes.et 22 médailles seront distribués par un jury dont les membres ne sont pas encore publiés. .

CINEMA CATHOLIQUE A MONTREAL

Montréal L’Action Catholi- que diocésaine de Montréal en- treprend l'installation d’un ci- némä catholique pour le public catholique de la ville. Ce ciné- ma présentera des pièces de haute valeur artistique et de grande portée morale. La salle

.académiqne de la Bibliothèque St-Sulpice servira aux repré- sentations dont Ile profit ira aux ceuvres de la paroiïsse St-

. Jacques. On sait que depuis 5

. 6 ans, le cinéma français a

. pris Le pas sur le cinéma judéo- américain dans l’est et particu- lièrement à Montréal. Un nou- veau progrès sera réalisé pour

moraliser et refranciser l’art. de la Miséricorde, et Marie de l'Eucharistie, supérieure de l'Hôpital Général, ‘collège des Jésuites et plnsieurs scénique par l'inauguration de' d'Edmonton depuis trois ans, qui ont été décorées par le roi, de la médaille ! ‘autres personnalités. ecclésias-

ce cinéma catholique.

:

d’évangile pourront diner eti° s'ils ont pu gagner un autre district.

souper dans les jardins du Ju- niorat, si la température le per- met. L'organisation à pris sur elle de servir le café et autres commodités aux jeunes, afin de leur permettre de passer la journée entière à l’Institution. Nous publierons la semaine pro- chaine, le détail du programme.

Grave accident d’avion

MACON. Le sénateur Cutting, du Nouveau-Mexique et trois autres occupants ont été tués lors d’un ac-

EE Q mm

nuit de lundi. La chute de J'avion qui appartient à ‘un service commercial est attribuée à la tempête et parti- culièrement à la mauvaise visibilité.

CHEZ LES MANUFACTURIERS |

La Section Jocale d des Manufactu- | plus molns grièvement. mais sen | riers Canadiens recevra demain midi Isont tirés vivants.

à diner au Hudsonia, le président gé- ! néral de l'Association des Manufac- turiers Canadiens, M. James Webb.

On compte aussi sur la présence d’un L’AN GLETERRE autre membre de l'Exécutif, M. C. , Carpenter, secrétaire de la division À L APPEL

des Prairies. M. Webb parlera proba- blement à l'issue du diner, de quel-

tions économiques et industrielles. LONDRES.— Sir John Simon,

parlant hier aux Communes, a laffirmé que l'Angleterre ne |laisserait pas son alliée, la France, subir seule un conflit militaire, et qu'elle serait pré- omettre de mentionner le gagnant du | sente à l'appel, en n'importe la- trophée dramatique national, la cou- quelle occasion. On attribue pe Bessborough, dans le compte rendu | cette précision au danger de du gala dramatique d'Ottawa, la se-| guerre qui est encore sérieux maine dernière. Les gagnants du tro-| malgré la détente de la der- phée sont les artistes de l'école de|nière quinzaine. Les gouverne- Diction de l'Université d'Ottawa, et|ments anglais et français es- le Conservatoire de Musique de Qué-}pèrent impressionner par leur bec vient ensuite en gagnant le prix solidarité, ceux qui voudraient français. Les artistes étaient dirigés | tenter un coup de force. Ce qui par Mme Laurette Larocque-Auger, | signifie d'abord que les domi- directrice du cercle dramatique de l'é-|nions britanniques sont tous cole. Nos félicitations. fermement attachés à la cause de la paix et qu'ensuite ils ne veulent pas participer à la po- litique européenne de l'Angle- terre et qu'ils s’interdisent éga- lement de participer à ses ar- imements européens. Le plan de défense impériale hors des Iles! Britanniques reste encore en discussion.

RECTIFICATION

Une erreur de lecture nous a fait

LA PAIX ET L’EMPIRE

LONDRES. Les premiers-minis- tres des dominions ont déclaré la se- maine dernière qu'ils comptaient sur l'Angleterre pour garder la paix en Europe.

RELIGIEUSES A L'HONNEUR

Plusieurs passagers ont été blessés |

été atteint et dépassé.

A l'Hôpital Général

Les élèves graduées de l'Hôpital Général ont été fétées à une agréa- |ble soirée organisée par la classe de

au Whist et un goûter a été servi.

Mlle E. Carhboi, le prix de consola-

ments aux graduées, auxquels Mile

propos.

LE MAIRE ET LE “RELIEF”

a annoncé au commencement de la semaine son intention d’en finir avec la grêve des chômeurs |

conditions présentes. Il est pos- sible que des mesures graves soient adoptées par le conseil municipal, dès! aujourd’hui ou demain pour venir à bout des mutins qui non seulement quit- tent le travail mais même em- pêchent les autres chômeurs de travailler aux ouvrages de la cité. M. Clarke 2 déclaré hier que les meneurs de cette grêve ne représentent pas la majorité des chômeurs et qu'ils servent le plus mal possible leurs inté- rêts.

cident d'avion survenu ici dans la |

Le Concours

|

| de Français

précédent

les écoles le français est en- seigné s'annonce cette année comme un succès sans précé- dent. Des personnalités géné- reuses de l’Ouest et de l’Est ont contribués nombreux et pour un montant encore jamais atteint à cette date les années passées, pour constituer le fond néces- saire à l’administration du‘con- cours. Des prix splendides et en grand nombre seront décernés aux vainqueurs du concours. M. Léo Belhumeur nous dé- claraït dans une entrevue que 3285 élèves sont inscrits dans 81 écoles dirigées par 145 institu- teurs et institutrices. Le mon- tant total versé est 5390.24 et un lot de 185 volumes de prix sont déjà parvenus au secréta- riat de l’A.C.F.A. Cependant des renseignements manquent encore et plusieurs écoles n’ont pas fait parvenir leurs statisti- ques, qui augmenteront encore le nombre des inscriptions. M. Belhumeur nous a demandé : d’insister pour obtenir la coopé- ration des parents des enfants, coopération nécessaire pour parfaire un succès qui s’annon-

ice déjà brillant.

a ————_—_—

ION A L’HOPITAL

| GRADUAT GENERAL

Les élèves gardes-malades de l’'Hô- pital Général recevront leur diplôme de graduation à l'issue de la soirée de graduation qui aura lieu le jeudi 16 mai prochain, dans Ia salle de convocation de l'Université.

BEAU SUCCES DU BAZAR

.Le bazar de St-Joachim a remporté un franc succès. Il fut inauguré jeudi soir dernier à la

Mle Keir gagna je premier prix et.

Le succès s’annonce sans me

célébré de façon solennelle et brillante dans tout l’empire, et particulièrement à Londres, ont eu lieu des services religieux et des manifestations civiles et mi- litaires au cours desquelles le roi et la reine ont adressé la parole à leurs sujets. L’'irradiation des cérémonies de Londres et d'Ottawa, et le programme spécial

préparé par Radio-Etat a été un succès artistique et technique.

La mauvaise température à contraint quelques endroits de la province, tel le district de l'an prochain, au :salon des gardes- | Red Deer la neige est tombée presque toute la journée, à célébrer le jubilé dans des céré- malades, samedi dernier. On y a joué monies intérieures. Edmonton a été favorisé et les citoyens ont pu voir une cérémonie comme jamais la capitale n’en avait connue.

La température, par contre, fut excellente pour la radio, ce qui contribua beaucoup au

tion. Mile Müller adressa des compli- :SuCcès de l’émission.

HU nous à fait plaisir de remarquer aussi que le caractère bilingue de lémission à été

Clara Fry répondit avec beaucoup d'a | convenablement respecté. Les annonceurs français avaient été choisis avec précaution et les

incidents regrettables de l’émission des fêtes de Gaspé ne se sont pas produits. La Commission canadienne de la radio mérite des félicitations pour un programme si bien conçu et si heureu-

sement exécuté.

De nombreux détenus des prisons canadiennes ont été graciés à l’occasion du Jubilé. Son Honneur le Maire Clarke|Les décrets de grâce du ministère de la Justice comportaient un mois de grâce par an pour chaque condamnation et un mois de grâce parannée de bonne conduite. Selon les règlements ordinaires, les prisonniers élargis dont le nombre s'élèvent au dixième environ de tous les déte- qui interdit le travail dans les |nus, ont été fournis de vêtements avant leur sortie et ont été reconduits au lieu originel de leur arrestation avec une gratification de dix dollars. Depuis un siècle il y avait eu plusieurs

actes de clémences à l’occasion de célébrations impériales, comme à l'accession de la reine Vic- toria, en 1837, au couronnement du Roi Edouard VII en 1901, au couronnement du roi Geor- ges en 1910 et au Jubilé de la Confédération en 1927.

A LA RADIO

Le programme préparé par la commission canadienne de la radio fut un véritable succès ar- tistique et technique. En plus de l'irradiation des cérémonies qui se déroulèrent dimanche et lundi à Londres, on entendit Ia chaine des adresses venues de tout l'empire, de Nouvelle-Zé- lande et d'Australie, des Indes, de l’Afrique-Sud, des Antilles- anglaises et de Terre-Neuve et enfin du Canada. Le program- exclusivement canadien comportait l’irradiation des cé- rémonies à Ottawa et une chai-

Le concours de Français | ne de musique et de discours pa- PA.C.F.A. organise dans toutes | triotiques émanant des neuf

capitales provinciales. Les Its- gouverneurs de huit provinces parlèrent en anglais, et l'Hon. Patenaude, It-gouverneur de Québec, parla en français d’a- bord et en anglais, pour adres- ser les voeux du gouvernement canadien-français à leurs ma- jestés.

La chaîne de musique patrio- tique fut un succès d'autant plus vif qu'il était peu attendu, car cette expérience n'avait ja- mais encore été tentée. Des fan- fares de sept capitales provin- ciales en commençant par Hali-

Puis les mêmes partant cette

fois de Victoria jouèrent “The Maple Leaf”. Une intéressante émission

vint de Montréal, dans laquelle plusieurs personnes, passants

fax jouèrent d'abord O Canada. |

de la rue Ste-Catherine, furent |mandait la parade et le feu. Sur appelés à dire un mot au micro- |l’estrade on remarquait l’Hon. phone à l’occasion des fêtes du! Walsh, It-gouverneur et Mme jubilé royal. Walsh, l’'Hon. Reid premier-mi- nistre, son Honneur le Maire Clarke et Mme Clarke et plu- sieurs personnalités militaires et civiles. Le It-gouverneur et le La cérémonie d'Ottawa s’est|premier-ministre ont adressé déroulée sur la colline du Par-;la parole. lement, lundi matin, devant| plus de cinquante rille pero) nes. Lord Bessborough a prési- | la cérémonie et a parlé en: ne français et en anglais. En l'ab-| Les cérémonies de Londres se sence de M. Bennett qui repré- sont déroulées dimanche et lun- sentait le Canada aux fêtes de : äi. Le roi et la reine se sont ren- Londres, Sir Georges Perley a ldus à travers des rues bondées pris la parole au nom du gou-jde spectateurs qui les accla- vernement et il a formulé les imaient, à la cathédrale St-Paul, voeux de la population cana- joù le clergé de la Haute Eglise dienne en anglais d’abord puis d'Angleterre, présidé par l’Ar- en français. D'autres personna- chevêque de Canterbury, leur ges ont aussi participé à la cé-| jadressa ses voeux et joignit ses rémonie qui fut irradiée au prières à celles de tout l'empire cours du programme de la com- ipour remercier la Providence du mission. Un grand déploiement ;long règne de nos souverains. militaire avait été organisé et| Le roi a prononcé quelques des salves d'artillerie alter-|mots à la radio, qui ont été en- najient avec les sonneries de tendus de toutes les villes de clairon et les fanfares pour sa- l'empire: “Les mots me man- luer nos souverains. quent pour exprimer mes pen- | sées et mon émotion; que je : vous dise seulement combien la Reine et moi vous sommes re- | : :connaissants et vous remercions Une Étémondese semblable s’est : dau fond de nos coeurs pour vo- déroulée ici lundi matin. Laltre loyauté et votre affection”. |foule réunie devant le Parle-: C’est en termes semblables que ment provincial et le régiment Je roi s'est adressé à l'empire. ialterna ses salves avec les COUPS En réponse des messages de de la 92ième batterie d’artille- toutes les capitales ont répondu rie. Le colonel Bannard, com-" ‘par la radio, pour renouveler les mandant de la garnison, com- voeux des peuples britanniques.

A OTTAWA

“& LONDRES

A EDMONTON

Le Jubilé dans les paroisses | DEMISSION DU

de Québec

QUEBEC. Une lettre collective de l'épiscopat de la vieille province a

SR LE BUDGET DE

CABINET ESPAGNOL LA METROPOLE

MADRID Le cabinet du pre- mier-ministre Alexandre Ler-| MONTREAI-—Le Budget de (roux a démissonné vendredi|la Métropole présenté la semai-

été adressée à tous les curés des Pr0-!Gernier, à la suite d’une crise|ne dernière par les commissai-

vinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa, à l’occasion du Jubilé royal. Cette lettre lue en chai- re dimanche dernier dans toutes les paroisses au lieu du sermon, recom- mandait la célébration d’une messe solennelle pour honorer nos souve- rains par des prières publiques à leur intention. Le Chant du Te Deum a terminé la messe de dimanche et dans toutes les cathédrales de la pro- vince, une Messe Pontificale a été célébrée aussi à l'intention du Roi Georges et de la Reine Marie.

Fête Bonapartiste à Paris

salle paroissiale du Sacré-Coeur | PARIS. Les Bonapartistes, par- jpar un banquet auquel se pres-‘tisans de la famille de Napoléon, ont De une foule nombreuse et;manifesté dimanche à l'occasion du! ‘très choisie. On remarquait au'cent-quatorzième anniversaire de la nombre des personnalités pré-. mort de l'empereur. Napoléon ler

ministérielle qui durait depuis | municipaux au Conseil des plusieurs semaines. De récentes ! échevins, apparait avec une fi- mesures peu populaires avaient | BUre meilleure que ne le fai- mis le gouvernement en minori- \saient prévoir les difficultés de

ité. Le président Zamora devra | Ces derniers mois. Il s'élève à demander à un autre parlemen- | Plus de 50 millions et les admi-

ltaire de former un cabinet ay-|nistrateurs de la ville croient ant la confiance de la majorité Pouvoir léquilibrer avec de Contrairement aux appréhen- [Nouveaux revenus, surtont avec sions de la police, cette démis- la nouvelle taxe de vente dont sion n’a donné lieu à aucun!o0n espère tirer plus de 5 mil- trouble politique. lions. Toutefois des critiques sont venues rabattre un peu la confiance et la Métropole n’est pas encore tirée de ses difficul-

M. PAUL SUZOR tés, surtout la charge un A EDMONTON eu VIS loue mat rave

M. Paul Éhaoe: ton consul de France | Quand même du secours direct à Vancouver, sera en notre ville lun- | “relief”.

di prochain. I1 passera quelques jours |

à Edmonton pour régler des affaires administratives et il en profitera pour: La Grève des débardeurs ‘rencontrer les dirigeants de l’A.C.F.A. |

et les personnalités françaises de la

Les Révérendes Soeurs Marie de la Présentation, ainérdeure de l'hôpital !

‘du Jubilé, ‘à l'occasion du Jubilé ces lundi avant-midi.

sentes, Mgr Nelligan représen- mourut en effet à l'Ile Ste-Hélène, | ville. A l'occasion de son passage, le

(tant de son Excellence Mgr l’Ar- | dans le sud de l'Océan Atlantique, le |consul de France remettra aussi des |

ichevêque, Son Exc. Mgr Brey-!3 mai 1821, après six ans de reléga-|décorations aux Pères Oblats Mission- inat, son Hon. le Maire Clarke, tion. Celui de ses descendants qui|naires du Nord.

le R. P. Boucher, curé de Saïint- |prétend lui succéder sur le trône de| M. le doyen Kerr, de l’Université, Joachim, M. l'abbé Ketchen,|France, le jeune prince Napoléon pe- | récemment nommé à la Légion d'Hon- curé de lImmaculée-Concep-|tit-fils de Napoléon II, est actuelle-|neur, recevra ses titres et décora- tion, les RR. PP. Routhier et|ment exilé hors de France par le|tions mercredi prochain, le 15 mai ILangevin du Juniorat, le R. P.!gouvernement de la République. Le | après-midi, Bellavance, S. À. supérieur du|chef du parti bonapartiste en France |sera reçu le même jour à souper au est le prince Murat, descendant d’un \Juniorat St-Jean. Les membres de des maréchaux de Napoléon, Jon- {l'Exécutif de l'ACF'A assisteront à cèt-

“tiques et laïques. chim Murat, roi des Deux-Siciles. te réception.

à l'Université. M. Suzor,

|

réglée

MONTREAL. La Grève des dé- bardeurs du port de la Métropole qui âurait depuis plusieurs jours a été réglée la semaine éernière-et les ou- vriers sont retournés au travail jeudi matin; les employeurs ont cru devoir faire droit à leurs réclamations, telles que Ja réduction des polds chargés,

l'embauchage de houveauf manoeu- vres, etc.

A 5 VU Pie nc DT

D te sr en ee de nee on a Ne

PAGE 2.

ETODÉOOOODODOSOCOOOOSOLCOS

Le ROYAUME...

….de L'INTERIEUR

COODOSOOODODOODODODOODEOGOO

LA CONTRAINTE -

—-Marie, à l’église, je ne te vois” jamais remuer les lèvres; tu ne pries donc jamais ? :

——Quelle conclusion hâtive tu tires de tes petites observations. tu es très perspicace.… |

—Tu ne me réponds pas, quand même, est-ce une ruse ?

—{Chasse tes soupçons, Blanche, et ne te prives pas de som- meil.. d’autres s’extériorisent au grand jour, moi je prie, in- térieurement, avec autant d'amour et de ferveur que la plus extatique. |

—Te souviens-tu, lorsque notre père, autrefois disait: “Marie est légère, coquette; elle n’a pas notre dévotion. ?

—Eh bien... ma chère Blanche, c’est précisément de que date mon apparente indifférence, à tout ce qui est religieux l'appréhension d'être, si l'on me surprenait en prière, condam- née comme fausse et ridicule; dès ce jour, j’ai adoré en silence,

SODOOOOO0ODO

D NES D a ed arr # Ma Lau nan nr il

t

Plus haut! Va jusqu’au Chrétien, avec les yeux

Regarde: Après le Christ, son image parfaite, Marie est l'idéal de Dieu.

Te

LA SURVIVANCE

. REINE DE L'IDEAL _L'idéai?.… Fuis le monde, ou déchire ses voiles ;

Va! plus haut que l’azur marchent les étoiles, Que le soleil captif dans le temps et le lieu:

seuil de l’éternelle fête, de l’ange et du prophète,

Plus haut, croyant, poète, artiste! D'un coup d'aile, Dans le vol de la foi, montez vers ce modèle

Que l’humble Beato copiait à genoux;

Près du Verbe fait homme, ineffable exemplaire, Que tout être créé reflète, tout s'éclaire, .

Marie est le chef-d’oeuvre Dieu veut se complaire

Le sourire de Dieu sur nous.

En vos élans de l’âme extase ou rêverie, Chercheurs de l'idéal, osez chercher Marie;

Le jour, sous son regard, pâlit comme un flambeau; Dans la brume et la nuit de l'humaine voilée =

Fixez, passants du ciel,

sa couronne toilée:

Chercheurs de l'idéal, cherchez l’'Immaculée, Pour voir plus pur, c’est voir plus beau.

P. V. DELAPORTE.

ms

La lampe au grand disque d'or inonde le logis de sa lu- mière vive et joyeuse. Lente-

apaisante et sereine.

Sa clarté discrète et douce at- tire le cercle familiale qui l’en- toure amoureusement. Une ambiance de quiétude règne dans cette atmosphère chaude et reposante.

La pendule, coeur du logis bat son tic-tac régulier dont la cadence fait les heures brèves et légères, car toute la famille l'est 13. A

On parle, on s'amuse. Oh! les amusements du foyer paternel! comme on subit leur charme sans s’en apercevoir!

L'amour du chez soi ne s’a- nalyse pas; seuls les coeurs o- béissants à sa voix l’éprouve à sa pleine valeur car c'est un isentiment puisé à la source même de l’Infini qui le rend im- mortel.

LE FOYER PATERNEL! |

C’est pour ne pas avoir écou- sa voix inspiratrice que tant

123 4 5 6

12 11 10 9 8

è 8 MAI, 1935.

MOTS CROISES

PROBLEME No. 43

7 8 9 10 11 12

Eun n

ment descend l'heure du rève

dans l'ombre. Mon culte, à la Ste-Vierge surtout, s’est de pins | de de HORIZONTALES: VERTICALES: | en plus développé, sans que vous vous en doutiez. vais influence du dehors. C’est : ,.j .-—Je ne t'ai jamais supposée aussi ardente, . I NOUS SAVIONS Is amours! Amour de Dieu. qui fait pour avoir déserté ce nid ca- - . | rie à +. _ patios . Dévi j _. L Les lies apôtres, les missionnaires, les mar-| pitonné de tendresses que la} 1—Donner un éclat métallique, 2—| 1— Qui a le caractère ou l'appa Ue Se en ee A AE COR CE SU AIMER ! ltyrst Amour des âmes qui fait les jeunesse se laisse entraîner à COnSonne. Pronom personnel. —|rence du métal. 2.— Consonne. ne pes, je ne parlais jamais des saints à qui je demandais pour ° / ‘Genre de rongeurs à longue queue.— |Large cuvette dans laquelle on se fait

À confesseurs, les religieux, les reli-| toutes sortes de dangers qu’elle vous tous, les grâces que vous désiriez; je cachais ma piété,| De toute éternité, l'amour est la |gieuses; Amour de la Patrie, qui fait

crainte d’être raillée. | raison d’être de tout ce qui est. L'E- |le héros, Amour de la famille, amour C ; de ue : É i-mé ir, on i-bas. | ï consistance généralement poreuse.— | élan. Six lettres du nom Boniface —J'avoue, de te voir recueillie, m'aurait fait sourire et peut- | re Suprême Lui-même est Amour et |du devoir, qui font le bonheur {ci bas eu roi papas As Dont la personne et les biens dépen-|— Deux voyelles. 4. Forme du ver

dans son infinie munificence, Il aime | Amour du Vrai du Bien du Beau =

. : : i- ! ° ‘a dent d’un maitre. Exsudat patho-\be tuer. Ouverture en creux. être penser.…..: ma petite soeur maquille sa SÉvOtonEe Vrai l'humanité toute entière! I1 fait pour vous êtes une parcelle de Dieu meé- res durant aux portes des ciné- ‘logique qui constitue une des ser Les lettres du mot cas. 5.— Manière. ment, je suis confuse de t’avoir mal jugée, et t'en demande |eïle, des mondes et des mondes de|me. Vous êtes le corps mystique, si'mas, faire de longues randon- inaisons de l'inflammation dans les|— Douzième lettre de l'alphabet grec. beauté. Il fait l'homme à son image [l'on peut s'exprimer ainsi, de tout ce |nées en automobile le dan- /abcès. 5— Action d'abattre. Note|— Nom poétique de l'arc-en-ciel. 8.—

x :Consonne. 3— Conjonction. Ville! des lotions à grande eau sur le corps. ne soupçonne pas mais qui €x- d'Irlande. Deux lettres du mot|— Trois lettres du mot tuteur. istent malheureusement. Jbien. 4— Formation géologique, de! Consonne. 3.— Deux lettres du mot

RE 7 em LU

| | | L

Ë

peintre des chênes-verts, des pins et

: pardon.

—-Tu ignores à quel point j'ai souffert, de me savoir soupçcon- née de froideur envers mes exercices religieux; aussi c’est avec amertume que je retrace les paroles dures de mon père; en dé- pit de cela, je l’aimais jusqu’à la vénération. Je ne me corrigerai plus de cette gêne, car dans mon coeur, ces paroles: “Marie est légère, coquette, et n’a pas notre dévotion” tel un fer rougi qui pénêtre les chairs, a creusé une plaie qui ne se cicatrisera ja- mais. ;

—Mais aujourd’hui, tes louanges de Dieu, tes prières, sont livrées au public.

—Oui, sous un nom de plume; Crois-tu que je les signerais de mon nom? pour que l’on pense: “elle n’est pas sincère... Non, je chercherai toujours l'isolement Dieu me connaît, me comprend, et m'aime. ce que ma famille a toujours évité, na- turellement. J'ai même fanfaronné en causant de commande- ments, en les traitant légèrement, pour ne pas déparer la ré- putation dont on m'avait coiffée... Mais, aussitôt j’en souffrais, assaillie de remorûs. Je ne veux pas faire mentir mon père; j'ai tort de le comprendre ainsi. .

Pauvre petite, combien d’autres, n’ont jamais pu secouer le joug d’une remarque faite mal à propos; les parents, plutôt rares, j'ose le croire, endeuilent l'âme de leur enfant, si im- pressionnable à un certain âge, que la moindre accusation, la plus minime indélicatesse, laissent pour la vie, une empreinte pénible, cruelle. Le plus on aime ses parents, le plus on est sensible, aussi faudrait-il avant d’accuser les jeunes, bien peser la portée des paroles trop dures, pour qu’en leur coeur, ne s’é- panouisse que des pensées et des actions libres d’appréhensions et de contraintes.

Une autre remarque blessante et couränte chez certaines gens, est celle d'une mère à ses enfants: “Que tu parles donc mal le français, tu me fais honte”!

N'est-ce pas de que parfois nait cette antipathie de s'ex- primer dans sa langue? Au contact de personnes dont le voca- bulaire est choisi, ils n'osent.... et de suite recourent à une lan- gue étrangère qu'ils s’imaginent posséder à fond, souvent à tort.

L’Anglais, d'habitude apprend bien sa langue. Nous? combien nous la négligeons! Eux, quelque soit le sujet qu'ils étudient, ils persévèrent. Nous? tout feu, tout flamme au début, et voilà que les résolutions, tel un château de cartes, s’écroulent au premier souffle, s’éparpillent au vent du ca- price. .

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LE MONSIEUR GRIS

Feuilleton de la. “Survivance”

—Pourquoi pas? Je vous le présen- | une lunette astronomique, et instal- terai un jour. Par son amour et parlé sur la grande table de la salle sa volonté, il est devenu le jeune manger des cartes du ciel.

et lui donne une compagne, pour que qui est grand et noble sur la terre!

sur Ja terre, comme au ciel, règne l'a- mour,

Or, Dieu, qui

laver l'offense. Le Fils, par amour, accepte cette mission, avec ses souf- frances indicibles, la mort ignomi- nieuse de la Croix. Il se fait Homme pour l’accomplir, et le Christ fait Homme aime toujours! Il aime Dieu, son Père, dont il accomplit les vo- lontés saintes. Il aîme Marie, sa mè- re, et en elle les perfections divines qui se reflètent dans son âme. Il s me Joseph, son père d'adoption, et en lui, tous les justes, comme en Jean. Il aime les âmes pures. Il a. me. d’une tendresse émouvante, les petits, âmes innocentes! Il aima Mag- delena, et en elle l'âme aimante à qui beaucoup sera pardonné. I1 aima Dis- mas, le larron repentant. Il aima Vé- ronique et les filles de Jérusalem, sympathiques et dévouées, qu'il con- sole aussi la veuve croyante de Naïm et la veuve au sou, de YEvangile, per- sonnifiant tous les pauvres. '

Xl aima Jérusalem, la ville coupa- ble, sur laquelle Il pleura, aimant ainsi tous les pécheurs même ses bourreaux, pour lesquels Il pria!

I aima Lazare et ses soeurs, bénis- sant et agréant aïînsi nos amitiés ter- restres. Il favorisa de son premier mi- racle publique, les mariés de Cana, sanctifiant ainsi l'amour conjugal, qu'H fécondera et élèvera, dans le ma.- riage, à la dignité de sacrement.

Le Christ est l'Amour même, et de son Divin Coeur comme d'un foyer

ger grandit avec l’espace, la

Mais dès la faute originelle, le|cause de cela est le peu d’at-

coeur de l'homme a été vicié, et

avec tachement qu’elle a pour son

la science du mal, celle de l'amour foyer.

s'est obscurcie! aime toujours, donne son Fils, pour |

Sans doute, il y a encore dans les cloitres et les communautés religieu- ses et dans le monde même des âmes saintes, qui rendent à Dieu, cette jus- tice de l'aimer par-dessus toût, qui!

marchent sans fléchir, dans la voie leur foyer en aimant à s’y repo-|

Pourtant ce qui caractérise un honnête homme c'est son affection pour sa famille, son foyer. Ce qui distingue un jeune homme, une jeune fille c’est l'attachement qu'ils ont pour

du devoir, qui réparent par la péni- Sr, à s’y amuser comme l’abeil-

tence continue, et même qui, par a- mour, jubilent dans la souffrance, mais sont-elles le grand nombre? En!

le en sa ruche, comme l'oiseau en son nid.

C’est toujours, pour avoir mé-

général, qu'aimons-nous? La vie lar-'prisé les instances des parents

ge et facile. l'or, la santé, les hon-!que le jeune homme ou la jeu-|

neurs, les plaisirs, ceux qui nous flat-: tent et jamais ne nous contredisent, F d’aucuns même, aiment le vice! Ï

Amour, mof$ divin, que tu es pro-' fané! Que de bassesses, se mettent à ton compte? Amour de soi, amour de l'argent, source de vol et d'injus- tice; amour de soi encore et tou- jours, qui va jusqu'à frustrer le Cré- ateur de ses droits, établis dans tout contrat de mariage. Amour, que tu es profané dans ces semblants d’a-

mour qui sont hypocrisie, intérêt et

vice !

Pourtant, si nous savions observer Je grand commandement de l'amour, la justice, la paix et le bonheur rè- gneraient dans le monde, et alors, vers le ciel, s’élèverait, en un chant triomphal et ininterrompu, la cla- meur universelle de nos Alléluias !

Si nous savions aimer !

Esther.

ardent, les étincelles, jaillissent tous ‘Avril, 1955.

Corrigeons les fautes sans condamner sévèrement. Com-

plimentons les mots acquis, les phrases bien, ou mieux tournées, que le progrès le plus léger soit noté, et cet encouragement les libèreront peu à peu de cette contrainte détrimentale au per-

fectionnement de la plus belle langue reconnue.

MADRINA.

ne fille ont fait fausse route au sentier de l’honneur et du de- voir.

Notre jeunesse coure avec a- vidité vers le chemin brillant

de chimères trompeuses, si ha-!

biles à promettre ce qu’il ne donne jamais: le vrai bonheur. C'est la course affolante vers

l'ensoleillement de la fête joy- |

euse, en oubliant que ses at- traits sont trompeurs et facti- ces.

Aimons notre cher foyer, ce sanctuaire béni, protecteur des nobles affections et des loua- bles habitudes, donnons-lui no- tre coeur en aimant y passer nos heures de repos, nous y trouverons dans son affectueuse atmosphère, les vertus qui en- noblissent l’homme et en font un citoyen honnête et distin- gué.

VIOLETTE.

Veut-on savoir ce qui fait une nation? C'est le coeur des fem- mes. C’est le coeur des mères, des soeurs, des fiancées. Donnez à un peuple de fortes et courageuses ‘mères et l’on répond de ce peu- ple.

Abbé Perreyve.

—Dieu!. précise, d’une main éner- commandant Didier. Pour-

—La’ fourmi humaine est-elle assezitel Sbectable!. Laissez-moi vous lire. |monie souveraine” ne signifient rien,

écrasée! : —L'homme n’est qu’un roseau, le

M |plus faible de la nature. Mais c'est & |un roseau pensant!. répond le pro- ; lfesseur,

—} ne faut pas que l’univers en-

f|tier s’arme pour l'écraser: une va-

peur, une goutte d’eau suffit pour

Mlle tuer continue le commandant.

—Mais quand l'univers l'écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue. reprend le professeur.

—Parce qu'il sait qu'il meurt. Et

de la mer... Xci le professeur a, de nouveau, son

mauvais rire sceptique:

—Eh bien, non. Franchement, j'ai-

LL vérifiait sur elles les données ré- centes d’un nouveau livre‘qu'il ve- nait de parcourir avec un extrêm intérêt.

“Au bruit que fait le professeur Fa-

.le commandant en fixant le profes-

me mieux votre petite Sylviane! bien, en ouvrant la porte, le com- —Je reprends une de vos réponses | mandant lève la tête: de tout à l'heure, et je vous répète:| —Ah, c'est vous!. Eh bien, vous June n'empêche pas l'autre. voyez un homme qui revient de loin _—Espérons-le! s'écrie le Monsieur|et qui descend de haut. de très en gris. Espérons que l’un n’empêche-|haut! Devinez d'où? | re pas l’autre. Ce serait vraiment trop] —Et comment voulez-vous que je. fort. Ce serait la catastrophe! devine! je sors, moi, de ma petite mai- —Que voulez-vous dire? interroge |Son vous m'avez laissé. La pau- vrel. Elle n'a pas de nom encore.

lavantage que Funivers 2 sur lui, l'u- nivers n’en sait rien. Toute notre di- gnité consiste donc dans la pensée, C’est de qu’il faut nous relever, et non de lespace et de la: durée que nous ne saurions remplir...

—Travaillons donc à. ‘bien penser. Voilà le principe de la morale. con- clut le professeur en riant. Nous a- vons fait la preuve que ni vous, ni moi, n'avions oublié nos vieux au- teurs. : :

Les deux hommes, en effet, s'é- talent très aisément renvoyé les pen- sées classiques de Pascal comme, à l'office, un prêtre. répond au verset

sur.

—Ce que je veux dire? Eh bien, |pitant sous la main. Appelez-la: An-

probablement, je vous le dirait hbien-

. tôt. ce que je veux dire!

—Clairement, alors?

—Ohl. mon cher commandant, je| c'est blanc. c'est surtout très loin-

vous le dirai si clairement, qu’on ne pourra pas plus clairement. :

CHAPITRE XIX

—Pas de nom? J'en ai un tout pal-

dromède.

- —Andromède.? Pourquoi.? —J'en débarquel. C'est vague.

tain… très tranquille...

n'y atteignent pas encore! —Je ne vois pas bien? —En effet, il vous faudrait un de

Les avions

chanté par un autre prêtre.

Alors, mon cher Pétrone, essa- yez de pressentir la valeur d’une âme humaine, pufsqu'une seule f£me est supérieure à tous ces abîmes de mon- des inconscients!. Et pourtant, quelle sublimité déjà, rien que dans cet uni- vers matériel, que nous percevons

paces stellaires. Que de fois, en mer,

dans le champ sans limites des es-|

‘[vous chanter, cette conclusion de l’as-

tronome G -W. Ritchey, celui qui vient de me guider vers Andromède. Je l'ai laissé sur la plate-forme la plus élevée de l'Observatoire du Mont- Wilson pour contempler le ciel de minuit: MS ;

“Nous demeurons éblouis!. s'écrie- t-il. Les constellations qui nous sont familières ne le sont plus à cause des myriades. de petites étoiles visi- bles. Les nuées stellifères de la Voie Lactée semblent suspendues à une faible hauteur au-dessus de nos té- tes, comme si elles nous invitaient à leur arracher leurs mystères les “plus impénétrables. L'horizon apparaît dé- primé; et cet effet, joint à la limpi-. dité de l'air, nous donne l'impression irrésistible que nous nous trouvons sur le sommet culminant du globe. que nous sommes au-dessus de l'at- mosphère elle-même, et que nous pla- ons dans l'espace. Les cieux ne sont plus éloignés, ternes et froids Ils s'étalent, grandioses, dans leur rap- prochement et leur splendeur. Nous Isommes ici dans l'univers, qui nous entoure et qui nous touche, et nous jen faisons partie intime. |

“Sur ce sommet, nous éprouvons ure émotion indéfinissable, .et que nous. ne connaissons pas. Nous .sen- tons-que quelque grand bien, quelque aide puissante, ignorée jusqu'ici, quel-

que élévation infinie de la vie et de|.

l'esprit . doivent . résulter .de. notre

cevables. richesses de ces tourbillons

s'ils ne signifient pas “Dieu.” N'est- Îce pas votre avis, Monsieur le pro- {fesseur? | Le Monsieur en gris fait alors un geste gris. un geste qui ne‘dit pas “oui”. mais qui ne dit pas “non”,

—Vous ne répondez pas? insiste le commandant. :

—La vérité vraie, c'est le silence! a dit un vieux bonze thibétain.

—Oh! vous savez..? Il n'est pas né- cessaire d'aller jusqu’au Thibet. Prud- homme aurait pu en dire tout au- tant. .

lde la gamme. Sorte de caleçon ‘bouffant des danseuses de théâtre. i6.— Consonne, Habitation d'un er- ymite. Consonne. 7.— Consonne. Lieu d'étalage et de vente au détail.

Voyelle. 8.— Aussi de même. —|

: Deux voyelles. En outre, de plus. 9.—Lequel. Inscription mise par Pilate sur la croix. Saison. 10.— Première note de la gamme ordinai- ire. Six lettres du mot artiste Pronom personnel: 11— Voyelle. Adverbe de lieu, Colère. Con- sonne. 12— Habitants de la Messe- nie.

DES FLEURS OU BUTINER

Beaucoup d’amis. sont comme les cadrans solaires: ils ne marquent que les heures le soleil luit.

(Wictor Hugo).

Ceux-là furent grands qui ne mar- chandèrent pas leur peine et sur leur carrière brève ou longue, mirent }'em- preinte de leur âme dépourvue de crainte et de faiblesse,

Kenry Bordeaux).

Etre jeune, c'est être enthousiaste, c'est-à-dire avair un esprit qui cal- cule et un coeur qui ne calcule pas.

(Chanoïne Adrien Garnier.)

Vivre intensément, c'est vivre à plein coeur et à pleine volonté pour un but qui dure après nous et par

Consonne. Qui a du mérite. Vo-

| yelle. 1.— Consonne. Pièce de char- pente, qui forme l'encoignure d’un comble (pl). Consonne. 8.— Qua- tre lettres du mot grief. Deux let- tres du mot aqua. La même voyelle | quatre fois. 9.— Les lettres du mot has. Quatre lettres du mot quitare. Point de départ de chaque chro- nologie particulière. 10— Conjonc- tion. Six lettres du mot pnérile- ment. Préposition qui indique le lieu. 11— OCondinne. Point l'on vise. Saison, Consonne. 12. Avec prudence et modération.

La solution du problème No 44 paraîtra le 29 mai

prochain.

M. Harry BEAUREGARD

de St-Paul, Alta. est l’heu- reux gagnant du Concours de Mots Croisés, No 41.

N os félicitations.

No. 41 PARMENTIER C VIA ART E [oc PACTES cv IUER SHEL COA IRPIc AR COUP IB CHAPERON oO A TURINOIS R TOUT TT NUMA VUIS CRIS LOB RE PREAUX IL E AIO BOA E CHAPELIERE

Nous ne sommes qu’une poi-

même qui nous survivra pour cette | gnée, C’est vrai; mais ce n’est pas flamme sacrée que nous devons em-|à l'école du Christ que jai ap- porter comme les coureurs d’autre- |pris à compter le droit.et les for- fois sans l'éteindre, et que nous devons ! CES morales d’après le nombre et transmettre plus brûlante et plus [par les richesses. Nous ne som- haute aux générations qui nous sui-[MmeS qu’une poignée, c’est vrai,

vront.

(Henry Bordeaux, à l'Université Laval de Québec).

vacances. Ah. le premier mouvement, comme il faut toujours s'en méfier!

Doit-il la regretter ou ne pas la regretter?

L'avenir prochain le dira. Mais au- jourd'hui, il s'estime acculé à pren- dre la grande décision, au moins en principe. Car, cette phrase, le com- mandant l'a certainement remarquée et comprise. :

Oui ou non, se mariera-t-il enfin cette fois-ci? .

L'occasion, certainement, se pré- sente.

Les anciens disaient qu’elle passait: vite. très vite, comme uhe femme glissant, sans se couper, sur une la-

me de rasoir... et qu'elle n'avait qu'un seui cheveu. d

Ce cheveu et il est si joli. faut-il le saisir.? Faut-il faire “sien-

- Et, en bourgonnant, le commandant [range ses cartes: ,

On voit bien que vous n'êtes |

pas marin, vous, et que vous ne sor-|

tez pas, le soir, sur ‘l& dune. Que de fois, en faisant me prière devant

ne” cette petite Sylviane si allante, si séduisante?

les étoiles, j'ai pensé au début ma | Ou bien est-il préférable d'en res- gnifique d’un psaume: Les.cieux chan j là. de reprendre le bateau de

tent Ja gloire de Dien!. Et je la chante ‘avec ‘eux devant Je livre,

Pornic, et de continuer à descendre à Paris l'avenue de la solitude, mais

grand ouvert, de la’ vivante nature, | aussi de l'indépendance?

Mais vous..vous habitez une cage à

mouches, ne miaulent que des pia- nos... : : ns

—Merci pour la :mouchel Seule-

Il n’est pas bon que l'homme soit | seul. :

“Les autres.? Peut-être!

meilleure compréhension des. incon-

Mais lui, qui a tant de cordes à ment, je suis prévenu Quand .jeison arc! . vous‘ verrai faire de. l'astronomie, |. Et voici que, de nouveau, Ja tare je resterai dans le jardin: .. |Proféssorale se met à. jouer, et l'a- . —Allons!. Appelez-la Andromède mêne à sortir, une fois de plus, ses tout de même, votre baraque. dit Je |COmparaisons: |. commandant en se radoucissant.… | ..Je ferme les yeux, et je décide —J'aimerais cent fois mieux l'appe- |de me marier avec ‘Sylviane, - For “| Alors, que : va-t-il m'érriver?

ler Sylviane. : —Hein? Avantages: j'ai une femme char-

- .Sleurs fois, par semaine. le comman-

Quelques heures après, quand le Monsieur en: gris revint diner aux E- Joux, comme ‘cela lui arrivait: ‘plu-

ces télescopes! Mais je vais vous met- tre un peu à la page. La constella- tion qui vient de me captiver, et... qui. répond au joli nom d’An- dromède,. c'est une autre vole lactée,

dant, pour se reposer de son :admi- | dr \ située à .une distance’ d'où la lumière

nistratif courrier de maire, avait sorti

de mondes, et de l'Harmonie souve-

de :n'ai rien dit...

mante, Un peu sauvage; mais si peu

mais nous comptons pour ce que nous sommes et avons le droit de vivre.

Henri Bourassa.

me +

,mon appartement. Je sors’. je vais au théâtre. au concert.

…Si je reste à la maison, Sylviane est musicienne, ele me jouera de belles choses. nn

Espoir charmant, Sylviane m'a dit: “Je t'aime” Et, depuis lors, tont me semble plus beau!

Si je suis malade j'ai déjà quarante-deux ans, très sonnés je serai soigné amoureusement soigné... Tilleul. Camomille!. Camo- mille. Tilleul!. C’est de la prose, cela? Possible!. Mais quand on est gripné, cette prose-là, elle est très apprétiable.…

Le beau-père, à Noirmoutier, me laissera tranquille, et ne me fera des sermons que par lettres, Les lettres, on peut toujours ne pas les lire.

Enfin, pas de belle-maman!

Evidemment, il y 2 tout un en- [semble intéressant. Cela, c'est le cô- “soleil”. .

Mais il y a l'ombre. Voyons l'om- bre.. | Etre à Il répéte sa première donnée:

: Je me marie avec Sylviane: : Inconvénients: je mets dans ma vie

jun oiseau fort joli. Mais. Mails.

|: Le professeur cherche l'épithète sans la trouver... ee. 4 Sait-on jamais ce qu'il y a, ou ce qu'il n’y a pas dans un cerveau de femme, et. dans un cerveau spécial |comme celui. de Sylviane. : …Pourrai-fe causer avec elle. l'en- tretenir. de mes études.? A : Paris,

: : [n'aurait-elle pas ses côtés “province”?

Comment ‘cette petite sauyageonne tlendra-t-elle son rang dans mes re- letions: officielles? : Si elle se montre

à

entre Île ciél et l’eau, j'ai été boule- versé par la vision ces mondes, dont le. silence épouvantait ce :mé- me Pascal! fe A . . Et ici, aux.

Elouk, aveé me sim- passe / des : heures

est .une trouvaill

raine. qui préside à leurs mouve-| : CHAPITRE XX . . ments" "Le chambre de l'hôtel Saint-Paul

:—"L'Harmonie : souveraine!” ré- |. Le Monsieur en gris & jeté trop: vi- pète :le professeur. : Cette expression | te. hier, ‘une : certaine. phrase - qu'il

‘banale. Belle santé Physique : et. mo-'

{fler, et. sans ‘inquiétude; car, : étant! :

comptait: bien: réserver pour la fin de

eu lle. trop ‘“:Cléricale, ne. gènera-t-elle rale, Je l'emmène.à Paris:. j'en. suis | mon avenir? : RER 7

profondément religieuse, elle ‘me de- |: meurera. toujours ‘Absolument fidèle, J'ai: Je à F deu é

VOL. VII

EDMONTON, ALBERTA, LE 8 MAI, 1935.

LA SURVIVANCE

. Organe de l'Association Canadienne-Française d’Alberta. publiée par l’Imprimerie “La Survivance” Ltée., Edmonton. DIRECTEUR: ADMINISTRATEUR : Gérard Forcade, ©.M.I. Le commandeur J.-E. Morrier. REDACTEUR: Jacques Sauriol.

Abonnement CANADA: ETATS-UNIS: EUROPE:

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Haute finance et munitions

L’Avis des Autres...

| Blocus préventif

| AU GRAN CHACO | (Gazette de Lausanne)

La Société des Nations est inter. venue avec bonheur dans les compli- cations sarroises au commencement de

La commission sénatoriale des g-| Le fameux principe britannique du 'cette année. Son prestige, et même

tats-Unis qui recherche quels liens il: ‘Business as usual” qui résista à l'é- son autorité, étaient sortis grandis de

y a chez nos voisins entre l'industrie des munitions et la haute banque pri-

annuel $2.00 $2.50 8.00 La correspondance est reçue avec lindication du service,

|

ipreuve de la guerre n'a pas eu de : cette épreuve, et l'on recommençait |mal à survivre en temps de paix et à lui faire crédit. On doit craindre a: tit-par-s'imposer an mMolde anglo jque ce succès ne demeure assez isolé,

Rédaction ou Administration, à

10010, 109e rue, Edmonton, Alberta. Téléphone: 24702 |

UN BEAU SUCCÈS

Malgré l'incertitude de Ia température et l’éloignement du lieu qu’il était d’ailleurs impossible de rapprocher, et malgré quelques détails de l’organisation un peu insolites dans une ré- union de Canadiens-français, le bazar de St-Joachim coura- geusement entrepris malgré la dureté du temps par le R. Père Curé, et consciencieusement organisé par des dames dévouées, a remporté un franc succès à tous les points de vue. Le rapport fi- nancier est substantiel et il fait autant d'honneur aux généreux paroissiens qu’il fera de bien à la fabrique. Le résultat social est * lui aussi digne de remarque.

Ce point de vue a son importance. Car à côté du résultat ma- tériel, toute organisation paroissiale doit se proposer pour but un résultat social; elle est le grand moyen de faire rencontrer lies gens, de les faire se parler et se comprendre. Et Ia bonne entente qui sort de ces contacts est si nécessaire parmi nous. Après avoir mangé, après s'être récréés ensemble, nos gens sont plus disposés à bien s’entendre et à travailler en commun pour le bien de nos institutions. Le développement des relations de famille à famille n’a-t-il pas aussi une grave importance, pour prévenir tant d’unions dangereusement assorties.

-X n’y à pas à dire, quand les femmes s’en mêlent, tout va bien. La tradition canadienne a consacré ce précepte. Qu’il soit entendu des organisateurs de toutes nos manifestations publi- !

ques, et que les femmes le comprennent et ne refusnt pas un! concours si précieux. Elles s’attireront ainsi par leur amabilité, un compliment d’autant plus agréable qu’il sera mérité.

J. S.

UN ARGUMENT SENSIBLE

Hi faut notre patience et notre volonté de bonne entente pour! ne pas croire à la mauvaise volonté des gens qui refusent de nous servir en notre langue. Les fonctionnaires publics sont pourtant payés pour ça, et c’est nous qui les payons.

On l'a vu dans l'affaire des billets de la Banque du Canada, et on le voit encore. C’est presque un procès qu’il faut faire à chaque fois pour avoir des billets français. Les gens obtus qui ont pensé que ce moyen était bon de nous berner une fois de plus, se sont dit qu'en réservant la langue française à quelques billets encore presqu’introuvables, ils useraient vite la résistance des canadiens-français trop polis pour insister. Ils se trompent. Car autant nous sommes conciliants avec nos amis, autant nous devenons entétés avec ceux qui de leur propre volonté devien- nent nos ennemis. Il faudra de toute nécessité qu’on nous paie en français l'argent que nous allons échanger aux banques. Que cela cause tout le tracas imaginable, nous l’exigerons quand même, car ce n’est pas nous qui l’avons causé. Et nous ne ces- serons de réclamer contre cette tracasserie qui donne une mi- sérable idée de l'esprit de ses auteurs, tant qu’on n'aura pas donné au bilinguisme de la banque, sa sanction naturelle en libellant tous ses billets dans les deux langues officielles du Canada.

Que nos gens se donnent le mot et qu’ils usent, pour con- vaincre les banques du sérieux de notre exigence, qu'ils usent du grand moyen qui prend toujours avec des financiers. eu | banques nous serons mal servis, on nous répondra gros- siérement et on nous reéfusera satisfaction, nous retirerons

vée a fait jusqu'ici du beau travail; mais elle se heurte à des obstacles as- sez sérieux. Elle aurait voulu étudier

à fond les relations entre la grande maison Morgan et les munitionnaires américains. Il y a environ trois se- maines, les enquêteurs de la com- mission Nye se rendirent à la Gua- ranty ‘Œrust Company, filiale de Morgan, et réclamèrent la corres- pondance échangée entre cette ban- que et les gouvernements de Lon- dres et de Paris avant l'entrée des Etats-Unis dans la guerre, en 1917. I1 y eut tout de suite intervention

saxon comme une vérité révélée. Le “Business as usual” se trouve à la base non seulement de toute l'orien- tation économique de l'Angleterre, des

l'orientation politique de Londres et le New-York. Ces deux places domi- nant le marché mondial, les autres |puissances n’ont eu qu’à s’incliner et à suivre la voie tracée par l'expé- rience. Le principe de la non-restric-

Etats-Unis et de quelques autres pays, mais aussi, et par conséquence, de|

L'affaire du Chaco se présente assez ; mal. Tous les efforts tentés jusqu'à | présent pour terminer la guerre qui met aux prises le Paraguay et la Bo- livie ont échoué.

En soi et au point de vue des inté- | rêts européens, cette guerre du Chaco in’est pas d'importance capitale, mais Îles Etats de l'Amérique hispanique i s'étaient ralliés, avec beaucoup d'ar- deur, à la Société des Nations au mo- ment elle fut créée. On les croyait sincèrement pacifiques. S'ils venaient ! de loin siéger à Genève, on ne dou-

discrète à Washington de l'ambassa-|tion des affaires, même avec l'enne- |tait pas que ce fût parce qu'ils avaient de anglaise, dirigée de Downing ;mi, s'est développé au point de de-|la foi. Il est difficile de conserver ces Street; et la commission sénatoriale | kenir une doctrine d'aide particuliè- illusions. On ne peut se défendre de

[a

dut comprendre à mi-mot que si elle insistait davantage, elle pourrait com- promettre l'excellence des relations diplomatiques anglo-américaines. La semaine dernière, la commission dé- légue ses enquêteurs à la maison Mor- gan elle-même. Il ne se passa guère de temps qui quelqu'un de très haut placé fit savoir aux sénateurs Nye, Clarke et Pope qu'il serait bon de laisser en paix la maison Morgan et de ne pas remuer ses papiers se- crets. On a prétendu, dans des mi- lieux bien informés, que si la pré- sident Wilson, après avoir pris une attitude d'expectative au sujet de la guerre, avant 1917, se décida d’y je- ter les Etats-Unis, c'était en partie parce que les munitiohnnaires améri- cains, chargés de lourdes commandes françaises et anglaises, étaient pres- que à bout de crédit et avaient be- soin d'une intervention comme celle- pour pouvoir suffire à leur tâche et récolter leurs profits escomptés. Si la commission Nye ne peut conti- nuer effectivement son travail, on se demandera si la maison Morgan ne veut pas bloquer toute enquête sur les événements de 1917 et Ja part qu'elle y prit elle-même. Et cela jus- tifierait de croire à la version des influences secrètes exercées en 1917 pour éviter la ruine de grands indus- triels.

Le Devoir.

Lois ouvrières uniformes

Les gouvernements devraient unifor- miser dans la mesure du possible les lois ouvrières des neuf provinces du Canada, afin qu'il ne soit pas permis à un manufacturier qui aurait des us- ines dans l'est et dans l'ouest du pays, de fermer celles de l’est, à cause de la législation provinciale qui oblige de payer un salaire raisonnable à ses employés, et d'agrandir celles de l'ouest pour maintenir la même pro- duction en payant des salaires moins élevés, parce que dans cette partie du pays manque ue législation protec- trice des ouvriers en matière de sa- laire, a déclaré hier, à la dixième jour- née sociale des Syndicats catholiques du diocèse d'Ottawa, tenue à la mai- son des Retraites fermées à Hull, M. Maurice Doran, agent d'affaires des unions catholiques “de la région.

M. Doran à exprimé ce voeu à la fin de la conférence qu'il a donnée sur les lois ouvrières de la province d'Ontario.

“Les dois ouvrières de l'Ontario, après M. Doran, sont très complè- tes en comparaison de celles de Qué- bec. Elles sont plus détaillées, dit-il Et la raison est due, je crois, au fait que le ministère du travail de l’Onta-

notre concours. Il est modeste, sans doute; si les banques n’y |;5 est plus vieux que celui du Qué- tiennent pas, elles devront alors s’en passer. Et ce sera un trait bec: ce qui lui a permis d'acquérir de plus àjouté à la petitesse proverbiale de leur caractère, de |plus d'expérience en cette matière. Je

voir tous ces gens d’affaires qui ont le verbe haut parce qu'ils abusent de notre courtoisie, de les voir faiblir non pas devant un droit qu’ils persisteront sans doute à méconnaitre, mais de- vant un fait qui féra mal à leurs intérêts.

Le même moyen peut nous servir efficacement dans l’obten- tion de licences de radios rédigées en français. Il faut refuser sans discussion toute formule anglaise, et ne pas s'inquiéter des menaces légales que certains fonctionnaires trop zélés em- ploient pour réduire un contribuable. Ils nous connaissent bien peu s'ils ignorent le goût traditionnel des canadiens-français pour discuter la 1oi.

La loi d'ailleurs ne se discute point dans le cas. Elle s’ap- plique. Et quand ceux qui la devraient appliquer, qui sont payés par nous pour le faire et qui sont à leur bureau pour nous ser- vir, négligent ou refusent de faire leur devoir, nous ne. nous demandons pas.où est rendue leur conscience car ils l’'ont.ou- bliée, maïs nous les avertissons que ces illégalités continuelles

commises par ceux même qui doivent donner l’exemple du res- pect des lois, détruisent peu à peu la confiance du peuple dans la justice du pouvoir qui le gouverne. Si jamais le peuple cesse d’honorer la justice, ces malheureux devront accuser leurs pro- pres scandales. Car c’est un scandale aussi grave qu'un vol de grand chemin, de voir tant de gens qui sont payés pour notre service et qui ne nous servent point. _ :" | RE . : Jacques SAURIOL. di

CR EE SR ER

+

ne veux pas dire, cependant, que le Québec est dans l'enfance en matière de législation ouvrière. Car à ce que le ministère du travail de Québec n’a pas en expérience il n’a été créé qu'en 1931 il y a suppléé par des actes et nous devons le féliciter du gros travail accompli au cours de sa brève existence.”

Le Droit.

re aux ex-ennemis. Cela nous a valu des expériences coûteuses, puisque ces derniers ont tous fait faillite les uns | après les autres et que certaines puis- Énbes: comme l'Allemagne, se sont offert le luxe d'emprunter d'énormes capitaux à des conditions excellentes, puisqu'elles savaient ne jamais les rendre. La doctrine du “Business as usual” s'est donc révélée coûteuse et dangereuse, puisqu'elle a permis de rétablir et même de développer à outrance le système économique des ex-ennemis en leur permettant de devenir des concurrents redoutables par leur outillage rénové.

Il faut voir dans l'application dé- terminée de cette doctrine une des causes de la crise actuelle qui n’est pas due qu’à ce seul facteur et aussi du refus réitéré de l'Angleterre et des Etats-Unis de veiller à l’appli- cation stricte du traité de Versailles au moyen de sanctions.

L'ORDRE.

LE BLE

La question du blé ne préoccupe pas sculement les grands producteurs de l'Ouest. Elle intéresse toute l’éco- nomie canadienne sur laquelle le commerce de cette céréale exerce, comme chacun sait, une profonde in- fluence. Elle ne saurait laisser indif- férent le contribuable canadien de- puis que le Gouvernement, d'abord en fixant des prix minima, ensuite en constituant âes stocks, a engagé le crédit de l'Etat.

| |

Aussi le pays a-t-il accueilli avec une satisfaction générale 1a récente hausse qui a porté les cours au plus haut point de l'année et très au- dessus des niveaux ils se tenaient à pareille date l'an dernier. Cette hausse a été provoquée par l'ouragan oui a causé aux Etats-Unis, de gra- ves dégâts aux cultures d'hiver qui fournissent la plus grande partie de la moisson annuelle, A la suite de cet accident, si l’on en croit certains op- timistes, la question du blé serait en voie de recevoir une solution défi- nitive. Le problème n’est malheu- reusement pas aussi simple.

Le profond fléchissement de la de- mande mondiale tient d'abord à une cause fortuite. Les abondantes mois- sons, en 1932 et en 1933, des princi- paux pays importateurs de l'Europe continentale, notamment la France, l'Allemagne et l'Italie, avaient mis à la disposition de ces pays, au début de la campagne, d'importantes réserves qui expliquent l'application ou le ren- forcement de mesures de protection de divers ordres. Mais il dépend aus- si sans doute d’une cause permanen- te. La consommation du pain est en régression’ dans de nombreux pays les légumes et les fruits tiennent, dans le régime alimentaire, une pla- ce de plus en plus grande.

Le Nouvelliste.

IL YAVI

NGT-CINQ ANS

Le Courrier de l'Ouest écrivait le 5 mai 1910:

Un fermier d’Alberta, dans une

lettre ouverte à notre journal, nous

cette idée que le zèle originel des E- tats de l'Amérique du Sud à passer {l'océan tenait essentiellement à leur désir de s'arracher à l'influence pré- dominante des Etats-Unis sur le con- tinent américain. Ils jouaient Genève contre Washington.

Force est blen de constater que non seulement le Paraguay et la Bolivie refusent de mettre bas les armes, com- me la Société des Nations les en sup- plie depuis trois ans, mais la procé- dure par laquelle on peut espérer le retour à la paix n'arrive même pas à se fixer. Le conflit doit-il être réglé par les Etats limitrophes du Para- guay et de la Bolivie, patronnés par la Société des Nations, ou doit-il être réglé à Genève même et avec la col- laboration des Etats européens? M. Massigli, représentant de la France, a posé la question aux Etats voisins du Paraguay une fois de plus avec toute la clarté voulue: “Quelles consé- quences, a-t-il demandé, tirer des dé- cisions prises à Genève avec leurs col- lègues? Veulent-ils que les recom- mandations soient appliquées ou pré- fèrent-ils qu'elles restent en som- meil?” Le représentant du Royaume- Uni à enchéri sur certe question, po- sée par le délégué de la France. Il a tout particulièrement insisté sur la nécessité d'observer strictement l'em- ‘bargo sur les armes. Ce serait, en ef- fet, un efficace moyen, peut-être le seul, de mettre fin au conflit. Le Paraguay et la Bolivie ne possèdent pas de fabrique d'armes. Les fusils employés par les Paraguayens, au dé- but des hostilités, étaient des fusils d'un type incroyablement archaïque, [achetés aux Argentins. Aujourd’hui encore, si l’on en croit le TIMES, le Paraguay n'a pas d'avions. Il a des canons pris à la Bolivie, mais pas de munitions. Les serpents et les fièvres causent donc autant de ravages par- mi les malheureuses troupes engagées au Chaco que les projectiles; Mais ce n'est pas une raison pour ne point essayer d'empêcher le ravitaillement des belligérants. La mauvaise volonté des Etats limitrophes forme, d'autre part, un obstacle insurmontable. C'est particulièrement contre le Paraguay, jusqu’à présent victorieux et qui, d'ailleurs, pour tirer de sa victoire tout le profit possible, a quitté la So- ciété des Nations, que l'embargo est invoqué: mais dans la séance du 13 mars, M. Guani, délégué de l'Uruguay au comité du Chaco, a publiquement déclaré que l'Uruguay continuerait d'envoyer des armes aux Paraguayens tant que les autres gouvernements ne renonceraient pas à ravitailler les Boliviens. Il est difficile de vérifier ces allégations réciproques. En at- tendant la guerre continue.

L'armée du Paraguay doit avoir at- Iteint, dans sa marche victorieuse, les gisements pétrolifères qui sont, au fond, l’objet du conflit, et qui se trou vent dans la région de Villa Montes, präs de la rivière Pilcomayo Les gens qui voient le pétrole partout (n'’a-t-on pas dit que le soulèvement vénizélien avait été provoqué par sir

C'EST LE TEMPS

Depuis quelques semaines, on dirait que le monde public a cessé de vivre, du moins il a cessé de parler. Les parlements sont en vacance, les campagnes électorales n’ont pas encore dé- buté, ce dont nul ne se plaint, et jusqu'aux diplomates qui de- puis l'arrivée du printemps se laissent aller à la douceur de vivre et oublient d'informer leurs gouvernements que la guerre est prochaine. Puisque le public parle moins, les gens de journaux ont donc moins à dire. Ils sont donc plus disposés à écouter. Il paraît que ça ne leur arrive pas souvent, alors, qu’on en profite. Pen- dant ces accalmies, c’est le temps le plus favorable à la publi- cation des lettres ouvertes et aux polémiques courtoises, car nos colonnes sont plus libres. ; Tous ceux de nos lecteurs et de nos amis qui'ont quelque- chose à nous dire et quelque projet à nous proposer seront bien- venus à profiter de ce bon temps. Ils ont de l’espace et ceux qui leur parlent si souvent ne demandent pas mieux que de les écouter à leur tour parler de leurs affaires, et les entendre traiter à leur propre point de vue.

J. S.

LES CONGRES

Il en fut question à la dernière réunion de l'Exécutif FACFA. Depuis l’annonce de celui de Faiher. qui promet:un succès de plus en plus brillant, d’autres congrès sont aussi an- noncés dans le sud. Il s’en tiendra probablement quatre, à Cal- gary, à Pincher Creek, à Trochu et à Cluny. Nous nous propo- sons d’en publier les dates et les agendas aussitôt qu'ils auront été fixés. Celui de St-Paul vient d’être annoncé et dans une

| aussi vaste et aussi populeuse région, le succès des organisations est toujours assuré, :

C'est dans le but de mieux étudier les problèmes locaux .et pour donner à nos gens des occasions plus faciles et plus nom- breuses de se rencontrer et de se connaître, que ces congrès régionaux ont été entrepris. Il est plus facile que dans une réunion générale, d'y parler des affaires que seuls les gens de la place peuvent connaître et juger.

Pour ne négliger aucun élément de succès, il serait bon de soigner particulièrement la partie récréative, sans lui permet- tre de nuire aux réunions sérieuses, dans le programme du con- grès. Et nous le redisons, mieux valent souvent les réunions et les soirées intimes, dans les familles, que des séances publiques l’on s'amuse sans doute, mais on se récré moins. Ce qu'on rapporte d'une veillée entre amis est toujours précieux. Dans les conversations qu’on y tient, il est plus facile d'échanger des idées et de partager des sentiments qui font du bien. Et n'est-ce pas une de nos plus authentiques traditions nationales que ces mondanités en famille? Pas plus que les autres, celle-là ne doit être népligée. Si cet été, nos gens se visitent en six ou sept en- droits, à l'occasion des congrès régionaux, ces réunions porte- ront plus de fruit parce qu’on y aura causé plus librement et qu’on en aura gardé un meilleur souvenir.

JS.

LE JUBILÉ DU ROI

Les fêtes qui viennent de se clôre resteront comme un beau témoi- gnage d'estime à nos souverains; elles sont en ce temps difficile une re- lache reposante au milieu des traverses de la politique.

H ne faut souvent qu'un léger dérivatif pour écarter de l'esprit humain les idées troublantes que des événements neuveaux lui apportent sans Jui donner le temps de les comprendre par l'expérience. Il faut encore moins | pour changer les sentiments des hommes et faire succéder la paix à leur inquiétude; souvent un événement utilisé à propos détend soudain les vo- lontés qui allaient se briser dans un choc trop rude, et les fait dériver cha- cune de son côté en évitant la rencontre fatale. Les hommes à qui l’ex- périence du pouvoir enseigna comment gouverner les hommes font donc preuve de sagesse en utilisant même les souvenirs et les commémorations pour inviter les hommes à se reposer un peu de leurs affaires et à frater- niser comme on se réjouit entre braves gens. Les fêtes publiques, si légère que paraisse l'émotion qu’elles provoquent dans la foule, ont ce grand avan- tage psychologique: elles distraient le peuple de ses difficultés et cultivent les grands sentiments pour détruire les mauvais. | On peut donc espérer que les récentes fêtes qui ont réjoui avec toute i la famille royale, les peuples de l’empire que notre souverain gouverne sa- | gement, on peut espérer que ces peuples un moment arrêtés dans leurs \ discussions et dans leurs entreprises par un jour de fête se retrouveront | demain reposés et encouragés. Cette détente va se faire sentir sur tout le ;inonde, II sera plus facile de parler de paix, à des esprits éclairés par de

À 1

n

|

|

! bonnes et braves idées qu’il étalt à propos de répéter en fêtant le roi si modéré lui-même et si digne de servir d'exemple à ses sujets. S,

+.

Basil Zaharof?) estiment que le Pa- |raguay négociera quand il se sera dé- finitivement assuré les puits de Villa

‘| &'Edmonton. Nos télicitations aux organisateurs.

apprend que les RR. J. A. Ethier, curé de Morinville et J. A. Normandeau, curé de St-Emile, sont revenus enchantés d'un court voyage dans l'Est. Ils ont en passant pu se rendre compte des progrès accomplis par la colo- nisation dans les centres canadiens-français de la Saskatchewan.

Une importante assemblée à été tenue la semaine dernière à St-Paul- des-Métis, pour organiser une société de St-Jean-Baptiste. On y a élu le

.comité suivant: président, l'Hon. P. E. Lessard, député: président-actif, M. : sec.-trés., Sylvestre Cyr;

E. B. Racicot; vice-président, M. Elz. Poitras

Chapelain, le R. Père Thérien, curé. | PL Les membres du cercle de St-Jean-Baptiste de la Rivière-qui-Barre ont

prit la belle initiative d'organiser une célébration de la St-Jean-Baptiste.

Xls se proposent d'inviter à cette fête toutes les

sociétés-soeurs du. district

É

Montes. Il ne se gêne plus pour dé- clarer, maintenant que le sort des armes le favorise, que le conflit est trop complexe pour être réglé par des Européens qui n'en savent rien, et qu'il faut laisser la décision aux ar- mes. Le Paraguay ne veut pas d’un arbitrage: la Bolivie ou le Paraguay devra céder. Le Paraguay qui a fait un énorme effort, le Paraguay dont la situation financière est presque désespérée, a repris confiance depuis qu'il tient le bon bout. Quant à la Société des Nations, elle pourrait bien avoir une fois de plus passé à côté du but.

Dans la même séance du 13 mars M. Guani parla au nom de l'Uru- guay, un délégué soviétique, M. Hirs- chfield, déclara qu'il fallait à tout prix sauvegarder l'autorité de la S.D.N. et pour cela faire jouer contre le Para- guay, qui a quitté la Ligue, les sanc- tions prévues par l'article 16; mais à cette mise en demeure, M. Avenol, secrétaire général, à répondu par a- vance. Il a rappelé que les sanctions de l'article 16 ne visent que l'agres- seur. Or, la Société des Nations n’a pas cru pouvoir, en l'espèce, déter- miner l'agresseur. Est-ce le Paraguay ou 12 Bolivie qui à commenté Ja guer- re? Genève n'en sait rien, Genève ne peut donc recourir aux moyens ex- trêmes. On conviendra que le specta- cle de ces hésitations, de ces démêlés, de ces tergiversations, ne laisse pas -Natjons. ie ee

Lt “Maurice MURET

de porter ombrage à la Société des .

{. î ! j

«donné par les jeunes de Calder, sous - J'habile direction de Mlle Marie Dos- _teler,

* anne s’en vat-au moulin”.

Dostaler,

| Guénette.

: taler.

diversion aux préoccupations et aux

LAMOUREUX

La partie .de cartes du 5 mai fut

un succès tout à fait inespéré, vu] - l'état des chemins. Un grand nombre

de nos bons paroiïissiens n'ont pas craint de venir en gros wagon et les plus favorisés le petit nombre étaient en automobile. Puis de St- Albert, Edmonton, Calder et Fort Saskatchewan, il y avait une belle représentation. Pour n’en citer que quelques uns, nous avions deux Pères Franciscains: les RR. PP. Alexis et Camille, puis M. Camille Villeneuve qui a quitté la ferme pour la ville, misis qui évidemment tient encore à Lamoureux par une multitude de fi- bres. j

3 * Voici la liste des gagnants aux car- “tes: Miles Eudorine Godbout, Mathil-

da Langlois, Marcelle Godbout ont gagné respectivement le ler, 2e et 3e prix offerts par Mmes Jean Nor- mandeau, Maxime Villeneuve et Pier- re Bélair. Puis MM. Emilien Para-

“dis, Laurent Lamoureux et René Bé- -lair ont remporté les prix: des hom-

mes donnés par MM. Alphonse La-

moureux, Ephrem Langlois et Pierre

Bélair. Le prix d'entrée échut à Mme Maxime Desrosiers et celui de la ra-

# fle à Mme Léo Gagnon, le premier ‘donné par Pierre Moret ‘et le Second

par un paroissien de F'ort Saskatche- wan.

“Pour le réveillon on voit se for- mer de petits groupes autour des ta- bles, et tout en dégustant sandwiches et café on cause gaiement.

Le programme du concert noûs fut

1. Chant: “La Marseillaise” “Mari-

MM. Morin, Girouard, Caron et Dos- taler,

‘2. Pièce: “La vengeance du Mort”. Mes Pirot Lamoureux et Morin.

3. Chanson: “Ile de Capri”. MM. Morin, Girouard, Caron et

4 Piano: Mme Anna Jacob. 5. Tap Danse: Edmond et Laurent

6. Chanson: “If you were the only girl in the world”. MM. Albert Morin et Francis Dos-

7. “Danse des Poupées”. MM. Girouard, Morin, Stepney, Du- puis et Dostaler.

8. Numéro final et “God save the King”.

Peñdant une heure, ces gais artistes nous tinrent sous le charme de leurs chants et de leurs pièces jouées avec un entrain superbe. Nous leur adres- sons notre plus cordial merci et nous les félicitons de leur aisance natu- relle sur la scène et de leur jeu plein de vie. | |

Ces soirées sont pour tous une utile

soucis du jour. On se réjouit tous en- semble et le lendemain on supporte mieux le mauvais temps qui retarde les -semailles. Après avoir travaillé pour son église, on fait confiance à Dieu qui saura faire luire son. soleil en temps opportun et mûrir la mois- son lors même que le grain aura été confié un peu tard à la terre.

M. et Mme Albert Gaumont ont fait baptiser leur huitième enfant: Marie Lydia Georgette. Le parrain et la marraine furent: M. et Mme Charles Paradis. --Corr.

: BONNYVILLE

Dimanche, le 21 avril malgré la tem- pérature inclémente, presque tous les paroissiens de Bonnyville se rendaierit à la salle paroissiale pour prendre part au programme organisé par les Enfants de Marie, sous’ l’habile .di- rection de Mile Jeanne Sabourin et de notre devouée présidente Blan- che Boisvert.

Rien ne manque pour faire de cette soirée un véritable succès.

Voici le programme de cette magni- fique soirée: 1—“Les bruits du soir,” chanson par la chorale des Enfants de Marie. Les solistes furent: Miles Jeanne Leveïllée, Maria Maheu, Cé- cile Fraser, Blanche Boisvert, Yvette Baril, Pauline Déchène et Armandi-

ne Ouimet. Mile TL. Déchènes était au

piano. 2—"Gaîté Printanière”” une charmante petite danse exécutée par Miles Maria Maheu, Marie-Jeanne Hotte, Jeanne Ouimet, Olive Roberge et Eucille Campeau. 3—Une autre danse “Baillet Gracieux’” qui fut ren- du avec âme par Milles Laura Gin-

gras, Simone Fraser et Anna Maheu.

Enfin le dernier numéro fut un dra- me en deux actes qui fut si bien in-

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COLD LAKE

BROSSEAU

“Epes messis in semine.” L'espoir de la moisson est dans la semence.”

Le 23 avril à la dixième heure du. matin, un vent du nord s'élève, fu- rieux comme un lion maires LS arbres plient, les maisons chancel- : ; lent, la He enfle, son pontage gla- Tout, dans l’ordre naturel, et aussi

dans l'ordre surnaturel, se réunit a- là. Enfin un rou- , ape ee les flancs des | VEC bonheur. pour nous rappeler cette

à RES grande vérité. : collines qui bordent les rives:—c'est Le printemps renait avec l'espé-

rance fleurie, oui sourit aux vaillants travailleurs au temps de la semen- ce. Et l’activité de nos braves fer-

la “débacle” de la glace. Une force: cachée la pousse vers l'abîime océa-! nique. O homme, qui t'agites une heure. Ainsi vont les honneurs.

: , tout miers s'exerce dans nos vastes a biens et les grandeurs champs, dans l'espérance de.la mois- P son dorée.

Le 26 avril, M. G. Lavallée aidé de son beau-frère, M. Couture, et de Georges Lavallée son frère, font le

« " 1 e 12 de A re groupent nos fidèles croyants dans

: t à aplanir | Une ardente prière. La Providence di- Mr Een es ap M. i vine guidera donc notre peuple; et Bergeron, le chauffeur du camion de, de son labeur bénit du ciel, produira M. Robinson de Lafond, transporte, ide bons fruits. | animaux et marchandises de St-Paul| Marchant sur la voie de Jésus, mo- à Edmonton, vit Two Hills. dèle des ouvriers, le chrétien sanc- MM. Henri Paré et Armand Vin- | tifiera sa vie par l'amour de son cent quittent Duvernay pour pren- l Dieu qui le pousse à accomplir son dre résidence sur leurs fermes res- rôle dans la société, Et, de ces se- pectives dans le district de Brosseau. mences fécondes, germeront dans les Mile Etiennette Marcoux est en re-! ee du paradis, une gloire éter- ts à St-Edouard. : nelle. | Ar Florence Rrostea débute dans! Jésus triomphant de la mort et du

L'Eglise nous rappelle, cependant, | que le bon Dieu est le Souverain Mai-

MORINVILLE

Nous avons célébré lundi dernier le jubilé d'argent de. notre roi et nous l'avons: fait avec toute la solennité dont nous étions capables. Les dra- peaux flottaient en plusieurs endroits de notre ville et notre population s’u-

É | bration grandiose qui se passait à

Londres. Notre député local se rendit Edmonton, recevoir la médaille don- ! née à tous nos membres de le cham- ‘bre, en souvenir de la fête du jour. Notre soeur Winnifred en fit autant, iet reçut des mains de notre lieute- nant gouverneur la médaille attribuée ses états de service dans cette pro- . vince. Nous n'avons pas besoin de dire combien : fière elle est de cette prorogative et nous nous faisons un plaisir de la féliciter chaleureuse- ment.

| ‘Nous apprenons que bientôt notre provinciale, Soeur Zéanide sera aussi décorée par le gouvernement français. |La fête aura lieu dans quelques se- imaines et se fera probablement dans lla capitale. La France veut reconnaf-

de Jésus ont rendus dans cette pro- vince, à la cause française. Cepen- | dant il ne faudrait pas croire que ce. | fut aux dépens de l'anglais car les |rapports de nos examens de ia haute école nous’ en donnent le démenti. Si l'on songe que l'an dernier la moyen- ne pour toute la haute école aux exa- mens de la fin d'année dépassait 88 ‘pour cent et l'année précédente 92 pour cent, l'on admettra forcément ique l’enseignement du français ne se i fait pas aux dépens de l'anglais. C'est | justement ce qui fait le mérite de nos

nissait de coeur et d'esprit à la célé-:

l'enseignement, sous la direction de ; Péché, nous montre bien par sa Pas-. bonnes religieuses, c'est que dans une Mile Crée “Brosseau, institutrice à | Sion et sa Résurrection glorieuse, le :Jangüe comme dans l'autre, elles sont

D ge aa ca ont 2 nd de deep era ren

_ CALGARY"

Paroisse Ste-Famille,

Aux oeuvres paroissiales déjà exis- tantes et si prospères de la Ste-Fa- mille est venu se joindre une nouvel- le organisation, qui quoique stricte- ment limitée, à la paroisse et à ses membres, est jusqu’à un certain point indépendante des autres de par sa nature même.

Nous voulons donc attirer l’atten-

PAPE REC CREER

im ee area ee d'énums een ne IN

CLYDE

Une triste nouvelle pour la parois- se: Mme Israel Foréier vient de mou- rir après quelques mois de maladie pendant lesquels on espérait qu'elle prenait du mieux. La perte d’une mè- re de famille est toujours cruelle, sur- tout quand elle laisse seuls, outre son mari, six petits enfants, comme c'est ici le cas. Nous demandons à nos bons amis de bien vouloir prier pour toute une famille en deuil, et

tion de nos compatriotes de Ste-Fa- Surtout pour les petits orphelins, pri- mille sur la création parmi nous d’une | Vés Maintenant d’une mère dévouée. louaet plus de préambules. Nous sa-

| caisse Populaire, sous le nom de Cais- Îse populaire de Ste-Famille.

La place nous faisant défaut pour faire un exposer complet du but du fonctionnement et mécanisme de cet- rte caisse populaire, nous nous permet- tons seulement de faire remarquer à nos amis que depuis plus de 25 ans que ces caisses populaires existent idans l'Est. Des résultats au-dessus de toutes prévisions ont été obtenus

tre de tout bien, et les “Rogations” | tre par les services que les Filles d'une part par la rapidité avec la-

quelle ces caisses populaires se sont propagées dans la province de Qué- bec et dans l'Ontario, et aussi par dés mouvements de fonds se chiffrant par millions de dollars et. obtenus par la simple contribution de sommes extrè- mement modestes. Nous ne citerons entre autre que la Caisse Populaire de Lévis, PQ. qui a commencée avec 89 membres, a prêté près de $7,000,- 000.00 sans pertes depuis les 25 ans de | son existence.

L’enterrement aura lieu à Clyde le 6 mai, la messe des funérailles pre- nant place à dix heures en l’église St- Patrice. —Corr. | Rs

VILLENEUVE

M. Rosaire Hébert en voyage au nord-est, est de retour depuis quel- ques jours. Durant son séjour à Guy, il a acheté deux quarts de terre, pour établir ses garçons, Walter et Elphè- ge. Ces derniers s’y rendront sous peu, pour faire les semences.

La date’ de notre pique-nique est fixér pour le premier dimanché du mois de juin. |

Les chemins de campagne -sèchent très vite, et seront bientôt passables pour les autos, AUS ot

Les semences sont beaucoup en re-

Drome ent œ ee mets sent ne ge mecie ie À

‘8 MAL. 1935.

PENSIONNAT DES SS. DE L’'ASSOMPTION

Les Avant-Gardistes du Pension- nat canadien-français fêtent leurs autorités religieuses. L'autre jours, c’é- tait leur bonne Mère Supérieure, au- jourd'hui c'est M. le Curé.

Nous offrons des fleurs, disons no- tre reconnaissance, faisons des pro- messes et souhaitons du bonheur. Un chant, de la musique cadre le tout.

Puis, vite! à nos livres! Si l'Alberta a encore ses neiges, les examens n’ont

[uons le roi, fétons la Dollard, puis ça y sera ! ; Bons succès dans les concours fran- çais à tous les Avant-Gardistes de l'Alberta! : Madeleine Beauchemin.

FALHER

Dans le dernier compte-rendu de la séance dramatique et musicale don-

temps, une erreur de copie a fait commettre tout à fait involontaire- ment, il va s'en dire, une faute d'o- mission. C'est le nom de Mlle Fieu- rette Gagnon. L'omission est d’au- tant plus regrettable que Mlle Ga- gnon a bien contribué au succès de la séance, par le talent vraiment remar- quable qu'elle a mis dans l’accom- plissement musical de la pièce: “Les

née à Faïher il y a déjà un certain

tard. Nous ne pensons pas commencer | Secrets de La Baronne.”Corr. de

Ë événement annuel, il a été décidé

l'école St-Laurent.

victime de l'onde. M. Joseph Rioux fut accidentelle- ment blessé à la joue par un four- chon. - : Nos jeunes écolières—Yvette St-Hi- laire, :-Régina et Hermine Brosseau, retournent au couvent de Vegreville. L'office du mois de Marie, tous les soirs aura lieu à 8

ue À

—Corr.

SAINT-ALBERT

Dans notre dernière chronique nous disions que le retard du printemps empêchait d'annoncer la date du sou-

chemin du ciel. Heureux ceux qui sa-

les bras Ge Jésus, Marie et Joseph!

tee c TP SRIENENENÉ é

Cruelle faucheuse, la mort nous & ravi un frère bien aimé en Jésus- Christ; et telles sont les grandes le- çons qu'elle nous a données. En effet, samedi saint monsieur Arthur Tru--.

deau, muni des secours de notre sain-

heures et demie. |{ ;eliion, entrait dans l'autre mon-

de. Il est mort dans la fleur de l’âge, après une courte maladie, laissant une épouse, père, une mère, des frères et soeurs et nombre d'amis é-

1plorés. La résignation admirable de ce

Ichrétien, dans ses cruelles souffran- ices, endurées en union avec Jésus icrucifié, nous consolent, mais notre coeur. brisé pleure celui que nous a- vons aimé. |

Ses funérailles témoignèrent de l’es-

per-concert donné ordinairement à |time et de la vive sympathie, par

Pâques. Tardivement le printemps s'annonce enfin; ce qui veut dire la presse des travaux des semailles. Et pour déranger le moins possible nos bonnes gens de la campagne, qui de

leur côté, tiennent a ne pas manquer

de remettre le tout après les semail- les. Au troisième dimanche de juin, alors que tout le. monde sera libre, le soleil .plus chaud et les jours plus longs. Donc marquez bien la date sur

le calendrier: dimanche, le 16 juin.|.

On en reparlera. En attendant les an- ciens s'exercent sur les trétaux, et les jeunes gens, sur le terrain de balle au camp. >

Un garçon, âgé de 12 ans, enfant de Mme Vve l'Hirondelle fut atteint su- bitement de méningite il y a une dizaine de jours et transporté à l'h6- pital, où, dit-on, il prend du mieux.

Ont été baptisés: Joseph-Emile Courtepatte, fils de Camille Courte- patte et de Nellie Cunningham. Par- rain: Joe. Beaulieu; marraine: Mme J. Beaulieu. Mary-alice-Berth Hem- mings, fille de Archie Hemmings et de Eldred Kelly. Marraine: Katleen Kelly. —Corr.

:BEAUMONT

Plusieurs ont commencé leurs tra- vaux de semence qui devaient com- mencer la semaine dernière, mais par une nouvelle tempête de neige, furent remis à une autre semaine. Quoique les champs soient inondés, il faut ‘pourtant commencer. |

Dimanche le 5 mai, le R. P. Ga- borit nous dit. quelques mots à pro- os du Crédit Social, mais surtout sur les liseurs de Bible, vendue par des soi-disants “Bible student”, et interprétée de toutes sortes de fa- çons, chacun à sa manière,

l'assistance nombreuse et la solen- nité de la liturgie. sacrée. Bienheu- reux ceux qui meurent dans le Sei- gneur! Ils reposent” en paix! La voie droite conduit au ciel. À nous de nous y acheminer tandis qu'il en est temps encore. Ensemensons en cette vie pas- sagère, de bon grains de nos vertus chrétiennes, afin de récolter le bon- heur éternel.

La “Première Communion” est un jour du ciel sur la terre. Et qu'il est doux à nos coeurs de se souvenir du premier baiser d'amour avec Jésus Hostie !

Sept petits anges s’approchèrent de 1la Table Sainte, pour recevoir Jésus, ‘le Roi d'amour des coeurs purs au grand jour de sa Résurrection. La so- lennité fut vraiment touchante, et surtout bienfaisante, pour notre chè- re paroisse. Nul doute que la béné- diction divine est descendue sur nos familles chrétiennes, surtout celles qui comptent un communiant de plus.

La semence de Jésus dans ces ter-

res vierges, est encore le meilleur ga-

ge de leur innocence, et de leur vie

chrétienne, jusqu’au jour qui les ver-

ra hommes parfaits dans le Christ,

et qui leur ouvrira les portes du ciel. —Corr.

BONNY VILLE

Cercle de N.-D. des Victoires

Notre assemblée a commencée par les prières habituelles, puis le Prési- dent, Hervé Hotte, a demandé à la Secrétaire de lire les minutes de la dernière assemblée qui ont été ap- prouvées telles que lues.

Récitations, histoires ou chants a- vaient été laissés au choix de chaque Avant-Gardiste. Presque tous membres du Cercle de Notre-Dame des Victoires eurent à coeur de faire passer une bonne heure.

_Les plus intéressants furent Gabriel Ouimet, Lucienne” Thomas, Annette

les.

de véritables maîtresses. Donc nous

À ili être une | Vent porter avec Lui la croix de leurs ire sommes pas surpris que le consul DL EHOIeR ROPAESLE7a $ ee d'état, et qui meurent dans ë

: général de France, M. Suzor ait jugé propos de reconnaître ce mérite et "de faire décorer notre provinciale et ! par elle toutes les moniales de sa com- munauté.

Ici encore nous ajoutons nos -féli- citations ‘aux Filles de Jésus et nous sommes fiers qu’elles soient à l’hon- neur, lequel rejaillit sur notre po- pulation. -

. Nous. ne doutons pas qu'elles pro- testeront contre ces louanges que nous leur adressons avec justice, car toute leur vie est faite de silence, d'humilité et de retraite profonde. Mais il est certaines heures nous devons faire connaître au grand jour le mérite de nos communautés religieuses et nous croyons la présente être une de ces heures.

Nous aurons dimanche prochain la visite des élèves du collège séraphi- que. Ils venaient l'an dernier nous donner une séance en français et cet- te fois ce sera en anglais et en al- lemand. Nous nous faisons une fête de cette visite et nous savons que notre population allemande sera comme un seul homme. Entendre une comé- die en leur propre langue, sur cette terre de l'Alberta, c'est presque un rêve qui dépassait leur espérance et voici que dans quelques jours ce sera une réalité. Nous sommes certaine- ment reconnaissants envers nos Pères franciscains de nous avoir ménagé cette aubaine pour ceux de notre pa- roisse qui ont choisi notre Canada {comme leur patrie adoptive. Le fait est qu'ils font d'excellents canadiens et d'excellents paroissiens, Nous som- mes heureux de le reconnaître et de leur en rendre le témoignage. Nous ne doutons pas qu'un bon nombre de nos Canadiens-français qui com- prennent également l'anglais seront dans la salle pour entendre la séan- ce anglaise et aussi pour démontrer à ceux qui ne sont pas de leur lan- gue que nous sommes heureux de nous associer à eux, —Corr.

KO % *

AUX INTERESSES M. J.-A. Pelletier se char- gera de nettoyer les fos- sés en mauvais état, natu- rellement pour de l'argent, S.v.P.

| FORT KENT

Dimanche prochain le 12, l'Eglise célèbre la solennité du Patronage de St-Joseph. Pour notre paroiïsse,. ce jour ne sera pas un jour ordinaire, c’est la fête de notre St Patron. Et en plus ce sera la journée des pion- niers, le 25ème anniversaire de l'ar-

| Cette admirable organisation qui a son origine dans le système des Cais- ses d’épargnes est devenu si l'on peut dire, l'outil par lequel les petites bour-

avant le.10 ou le 12 de mai—Corr. [RP |

Let e sa LISTE DES GENEREUX DONATEURS

de petits prêts qui peuvent être même de $5.00. :

. POUR LE CONCOURS DE FRANCAIS ‘La paroisse Ste-Famille est munie RS RER , d’une Caisse Populaire dont les sta- tuts sont identiquement les mêmes! que dans les caisses populaires de Ja province de Québec.

. _ (SUITE) M. l’abbé Ernest Maheu, St-Clet, PQ dunes $2.00 M, l'abbé A. Pineault, dir., 4189, boul. La Salle, Montréal …. 5.00 Ont mon és membre du con- R. P. Léonide Bégin, S.J., recteur, Maison St-Joseph, | seil d'administration sur la prosposi- Montréal, nennnann essor esnssns sean cnessosssesse Donossssonesenesnosssseoronnensesessnse 5:00 tion de Mme Laurendeau et Auclair: | Mgr E. Dugas, P.A. chan. curé, St-Lin, co. l’Assomption, P.Q. 2.50 M. Thomas Vien, avocat, 10.ouest rue St-Jacques, Montréal 10.00 -| M. Léon Mercier Gouin, LL.D.;,C.R., 511 Place d’Armes,

M. le Dr Beauchemin,

-Léon Plotkins,

MONHETÉQN AN el TR RE Ne nn 2.00 J. D'Allaire, Mgr Célestin Lemieux, P.D., collège de Lévis, Lévis, P.Q. 1.00 A. Despins, es Arthur Lachance, 10 ave des Erables, Québec, 2.00 Dante |Mgr Sylvius Corbeil, D. Th., chan, dir., Séminaire d'Ottawa 3.15 or i Mgr P. J. Fillion, P.A., Hospice St-Dominique, Québec 1.00 “4 à a a été for-| M. G. À. Boulet, sec. et gérant, Manufacture de Chaussures mée sur la demande de : M. IL. Plot- Ti Ti kins, M. A. Hébert, M. S. Laurendeau | de St-Tite, iée, St Tite, P.Q. No 1.00 M. J. Despins, M. J. Demers. IM. Léo Gaucher, “La Survivance eme 1.00 Le conséil de surveillance proposé | Collège Ste-Anne-de-la-Pocatière, M. l'abbé A. Fortin, sup. 10.00 par M. Auclair et M. Demers a dési- | M. l’abbé Adélard Harbour, chan. curé, 987 ouest rue gné: Mme Spence, MM. V. Despins | Lagauchetière, Montréal, nn nnrrrererensrscreeres 2.00 et A. Hébert. |Mgr C. A. Carbonneau, P.A., vic. gén. hon., Evêque de Sur la proposition de M. Demers et; Rimouski : ee ü 2.00 A. Despins, 1 & été résolu que le ea USki see ce mr | tant des prêts consenti à un seul ac-|R- F. Casimir, dir., Collège du Sacré-Coeur, Rimouski 1.00 tionnaire ne dépassera pas cent dol- L’hon. Raoul Dandurand, Prés. de l’Université de Moritréal 10.00 lars. | F ne M. l'abbé D. Toupin, curé, Cartierville, PQ. 5.00 Toutefois ce maximum de $100. ne y, Dionne & Fils, St-Georges-de-Beauce, PQ. me 1.00

concerne pas les organisations tel

que conseil de fabrique, institutions Ivan E. Vallée, Sous Ministre, Ministère des Travaux

religieuses, organisations municipales;: Publics, Québec, nn rnrnrrresreenseeeereennee 13 vols commissions scolaires appartenant à T. R. P. Adélard Dugré, S.J., prov., 1180 rue Bleury, 1h CIFconeerDUOn religieuse 18 cuis | Montréal. assume tes 6 vols

se populaire Ste-Famille. : ; x. Les dépôts des sociétés catholiques M- l'abbé Etienne Blanchard, p-c.c., 116 ouest rue N.-D.

seront acceptés sur proposition de la! Montréal, CTELTCESTOEEESTETESS CRETE RENTE EEEEEREEEEEEEEEEESRRRR Société. ‘Banque Canadienne Nationale, Montréal Comme nos compatriotes peuvent Ministère de la Colonisation, Québec, P.Q. ….

se rendre compte qu’il est de l’'avan- ne thé de: tous coleciirement 26 dt La Presse, rue St-Jacques, Montréal,

viduellement de faire partie de cette M. Fernand Godbout; dir., Ministère de l'Agriculture, Montréal

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caisse populaire, elle est l'auxiliaire” le plus puissant qui peux avec la grâ- ce de Dieu nous permettre de contri- buer à l'extension matérielle et spi-,

4 vols M. le chan. E. W. Dufresne, Hôpital Général, Sherbrooke 5.00 M. l'abbé D. Garon, chan. hon, V.F. curé, St-Victor-de-

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Dans le prochain numéro de la Survivance, nous parlerons des cais- ses scolaires qui est une branche si l'on peut dire, complémentaire des caisses populaires.

S. E. Mgr G. Breynat, O.M.I. Vic. Apostolique du MacKenzie 5.00

M. Henri Laureys, dir., Ecole des Hautes Etudes Commer- ciales, Montréal, k

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- 6 vols M. l'abbé J. O. V. Dudemaine, curé, Amos, P. Qi . 0.50

rivée des premiers colons à St-Joseph. Etait de passage au presbytére : Levasseur, Maria Thomas, Raymond | Pour ces raisons, un comité a orga- le R. P. Fortier du Collège des Jésui- | SePourin et Berthe Sabourin qui nous |nisé une vraie fête de paroisse. Après tes qui visitait en même temps les Re. [ut une- histoire qui fut fort goûtée|la messe, le diner sera servi à la SS.; et Mme Alex Vaugeols. "et dont la morale pratique peut ser- {salle paroissiale, puis des amusements

Notre agronëme bilingue, M. m.fVir de bonne leçon aux enfants quilet des discours nous aideront a at- Tremblay était de p ji et visi- [Se laissent aller à le désobéissance. tendre joyeusement le souper. Le soir

Naissance: Joseph Pierre Fernand, baptisé le 4 mai, 1935. Enfant de la famille J. Réné Giroux, de Calgary. Parrain et marraine: M et Mme Georges Simonin. Portait l'enfant: Mme Arthur Grenier, —Corr.

R. P. A. Denis, €s.v. Maison St-Joseph, Otterburne, Man. i.00 S. E. Mgr J. H. Prud’homme, évêque de Prince. Albert, Sask. 5.00 RR. PP. Franciscains, 2010 ouest rue Dorchester,

Montréal, | 1 plaque M. H. Milton Martin, Edmonton ste 5. vols

LS LE EL EEE CCCE CCE TER TNNRERN NE RRNNNUe

tait M. William Hérard. .

Avec le printemps, ils nous arrivent yde nouveaux camions: M. Henri Ro- yer, un Chevrolet, M. Wilfrid Magnan, un International. |

Beaucoup de discussions furent trai- tées dimanche dernier, à propos du crédit. social. I1 y en & qui sont pour et d’autres contre. Si ce parti n'entre pas au pouvoir, il aura toujours fait beaucoup de bruit un peu partout, car je crois que la même chose se passe dans toutes les paroisses avoi- sinantes. —Corr.

FALHER

Miles Irène Ethier et Paulette Ren- tiers, MM. Emile Gamache et Paul

terpreté que les actrices firent versé |Rentiers, venus passer les vacances de

des larmes à toute l'auditoire. Voici leurs noms: Miles Anita Marcotte, Jeanne Sabourin, Blanche HBoisvert, Maria Maheu, Annie Fraser, Thérèse Dessureau, Cécile . Frasér, Marielle. Vilandré, Aurore Husereau, Claire Sa- bourin, Jeannette Léveillée, Jeannet- te Binette, Armandine Ouimet, Irène Dargis, Lucille Ouimet, Fernande Ouimet.. : ;

Donc nous devons des félicitations

. et:des remerciements à nos enfants de Marie, pour leur dévouement ‘in- . fatigab

ble: et: nous espérons les revoir.

‘Jeunesse :

“longtemps sur la scène. corne -d'ef

Fâques dans leurs famille, sont re- tournés à leurs études, à Edmonton et Mlle Ethier à Rivière-la-Paix,

En visite au presbytère, M. l'abbé Legault, curé à Tangente. Ses connais-

isances lui souheîtent la plus cordiale

bienvenue et c'est toujours avec un vif plaisir que nous le rencontrons à Falher, il a fait son premier sé- jour dans l'Ouest."

: M. L. À. Giroux, M.P.P. député de Grouard,.est ici pour: quelques ‘jours,

CON.

DEC

0 amm Avec entrain, tout le Cercle chanta: UR-beau Pre re D

“Salut, ô ma belle Patrie”

Enfin, il fut’ décidé que, pour la prochaine réunion, que nous aurions un débat en orthographe, Les capi- taines furent désignés et le choix tom- ba sur Berthe Sabourin et Lucienne Thomas.

Notre assemblée s’est terminée par la prière et le chant patriotique “O Canada”. —Corr.

+

STE-LINA

Cercle Coulombe de l'ACIC.

Une courte réunion assemblait les membres, dimanche soir, le 5. mai. I y eut lecture de la correspondance et M. le Président pria M. le curé R. Bérubé de nous donner’ des proposi- tions pour la célébration de la fête de Dollard. Alors,. il fut décidé de faire un grand raïlliement national le 24 mai, au soir et autour d'un grand feu de joie, il y aurait discours, puis ensuite tous prendraient une colla- tion sous la direction des membres. I'fut aussi décidé d'envoyer un dé- légué pour représenter les grandes fêtes, conduites par le’ Cercle Gran- din d'Edmonton. ... .::.". .

des acteurs étrangers. Bienvenue à tous les amis d’alentour de venir ren- contrer les vieux amis.

Dimanche dernier, Mme A. Lam- bert était recommandée aux prières. Depuis quelque temps, sa santé lais- sait beautoup à désirer. La semaine dernière elle fut conduite à l'hôpital de Bonnyville. C'est alors qu’une ma- ladie qui ne pardonne pas se déclara.

Le mal fit des progrès räpides, si bien

qu'elle fut administrée et même les prières des agonisants furent dites deux fois. Cependant le Bon Dieu peut tout faire et nous la garder en- core à l'affection de ses petits en-

fants et à sa famille. Les chemins commencent à sécher

et le traffic recommence. Les voya-|

geurs nous viennent d'Edmonton en auto. | Le

Les semences vont se faire tard, les. champs étant encore inondés.

Baptêmes: M. et Mme Joseph Fex;

leur premier enfant: Joseph André|:

Marcel. Parrain et marraine: M. et Mme Jos. Fex, grand-parents de len- fant. RE |

M. et Mme A, Gaüéher; leur deuxi- ème enfant: Joseph ‘Willie Marcel.

Parrain. et marraine: M..et Mme W.| Gaucher, grand-parents de l'enfant, .|

ee ; 2419 ON. F ,. cd ECM e is pi IE « DE real bei Nr, Œ ALES

EL Ur SU

7 F 0 É

eme. ss

8 MAI, 1935.

….

DONNELLY

AVANT-GARDE BELHUMEUR Cercle Langevin.

Le Jeudi Saint. Bien que les esprits soient occupés, en ce jour, à réfléchir sur les grands mystères opé- rés pour le salut du genre humain Je premier Jeudi-Saint, néanmoins, nous ne mettons pas de côté notre réu- nion hebdomadaire d'Avant-Garde: cependant nous lui donnons un cachet plus particulièrement religieux, en rapport avec la solennité du jour.

Rév. Soeur Directrice était occu- pée à distribuer, dans les classes pri- maires, les bulletins ou rapports des examens de Pâques, M. le Président Général préside la réunion, laquelle commence et se poursuit selon l'or- dre indiqué dans les Constitutions. À

FALHER

AMICALE SAINTE-ANNE

Vive l'Amicale et l'union qui existe entre les Anciens de l'Ecole Sainte- Anne! Le.24 avril était choisi par le Comité d'organisation pour la ré- union annuelle. Malgré des chemins

impraticables comme l'Ouest sait enlil Succomba. Dix transfusions de sang fournir, les Anciens se groupèrent

nombreux à leur Alma Mater.

L'ouverture de cette inoubliable journée a lieu à deux heures. Tous

les membres présents se rendent à |

la salle de réception. M. Maurice Beauchamp, vice-président ouvre l'assemblée au nom de la Présidente empêchée de se rendre, Un premier mot de bienvenue est adressé au R. P..Gobeil, o.m.i. qui veut bien présider cette fête. Mlle Marie-Jeanne Viens prête sa voix à l'Alma Mater pour Scuhaiter la bienvenue aux Anciens

- LA SURVIVANCE

CN CRC RED-€ QE Re MD M

| | Tribune libre.

Jeudi matin le 2 mai, Eugène Mar- ; l tel, Âgé seulement de 25 ans, rendait son âme à Dieu. Sa maladie fut ion- gue et après des opérations répétées,

VIMY

Feu Eugène Martel.

UN PHOPHETE (?)

| Monsieur: Pour la première fois au radio, j'ai écouté crayon en main M.

| Le corps fut transporté chez M. Te- | Aberhart, promoteur et prophête du | ë.

Îlesphore St-Arnaud et samedi matin | Crédit Social en Alberta.

chanté par le R. P. Koolen. Au nr) Il n'en a.pas dit long dans son dis- ‘de chant on remarqua surtout MM. |cours d'une heure. Il parla comme un

lLouis et Dollard Normandeau. maitre d'école intéressant parlant à

Malgré la mauvaise condition des des enfants, ou à une foule. Il doit : chemins, l'assistance fut nombreuse. ‘être solide et vigoureux, car à l’en-

N'oublions pas de dire que la mère tendre tonner: “Men! and Women!” du défunt est venue de trente milles, jon pense, tout de suite, À un autre

| lui furent données.

'

‘la sépulture eut lieu. Le service fut

Après le merci du vice-président on|€n gros wagon. passe à la lecture des minutes, lues ; par Mile Antoinette Pelletier, elles! 1€ défunt laisse pour pleurer sa per- sont adoptées par M. Paul Rentiers!te: son épouse, Mme Eugène Martel, secondé par M. Aïbert Lavoie. sa mère, Mme Ubald Martel, trois frè-

Mile Marguérite Viens propose | 5: Elphège, Edouard et Zotique: une

:politicien, très connu, de Calgary.

Il atteignit le sommet de son dis- OS en comparant son Social Crédit avec le “pumping of the blood”. Cette

qu'une lettre de sympathies soit a-,S0eur: Mme Lamarche et aussi la fa- comparaison étrange, va-t-elle lui a-

la suite de la lecture des minutes et d'un passage de l'Evangile, Mlie Hen- riette Bourque attire notre attention sur les expressions incorrectes encore

dressée à M. l'abbé Charest si cruel- lement affligé. Cette suggestion est secondée par Mile Dora Fournier.

Comme c'est l'année des élections après la démission du premier con-

mille St-Arnaud. mener des voteurs? J'en doute: car il

Mme Martel et la famille St-Arnaud | °St cr Aa ie désirent remercier tous ceux qui leur Phere PEU SOIRÈRE

circulation de l'argent, ou à des va- t mpathi - ont été sympathiques dans leur épreu leurs de crédit telles que les I.O.U.

en vogue parmi nous. Un extrait de la Passion, tiré de “La Vierge aux heu- res de la Passion” est lu par. Mlle Adèle Boulet, et écouté avec un re- ligieux respect mélé d'amour et de reconnaissance envers le Dieu fait -Chair pour nous et souffrant pour en- lever l'opprobre de l'homme coupa- ble.

M. Bernard Boulet prend ensuite l& parole et nous entretient de fa- çon très intéressante du sujet sui- vant: “Qu'arrivera-t-11?" lo Si les Canadiens continuent à déserter le

Canada pour aller demeurer aux E- tats-Unis? 20 Pendant que les immi- grants arrivent au Canada à pleins bateaux? 30 Et que les Américains poursuivent leurs conquêtes? 40 Vient

a

seil de l’Amicale, on entre en pour-|ve. —Corr. parler pour de nouvelles propositions. | En voici les résultats:

Sont élus par acclamations: si Joseph Guy, O.MI. président hono- raire: le R. P. Curé, ee de l'Amicale; la Rév. Soeur Supérieure M du. pensionnat, vice-présidente hono- Chronique de lAmicale.

raire. 25 avril Nous voici assemblée

Sur proposition de Mile Y. Morin et| Pour une conférence bien désirée de Mlle Laurette Gougeon, Soeur Ma- Puis, quel honneur ce soir! Mgr Pi-

: éla est élue dai-!10n et le Père supérieur du Juniorat ra ue Élu : | St-Jean entrent avec le Père confé-

rencier. Proposé par Mile Dora Fournier et!

: ; Le R,. P. Gaudet nous ouvre de vas- Mle Margu ens: Re Ne ns : soit | tes et lumineux horizons et nous tient

résident. Personne ne proteste: | SUT les hauteurs doctrinales et lit- M. Beauchamp est à la hauteur de la téraires pendant une demi-heure, au charge qui lui incombe. moins. Il puise ses inspirations sur “l'Action Catholique” dans les ency-

Proposé par Mlle Auxiliatrice Au-|cliques même du Souverain Pontife.

bin et secondé par Mlle Fernande|‘Sera-t-il toujours. dit que les fils

MORINVILLE

Bélanger: “Que Mme Picher soit vice- i des ténèbres sont plus ardents à pro-|

pager le mal que les enfants de la

présidente.” É lumière à étendre le règne du Christ”?

la réponse. “I1 arrivera ceci: le . Canada français sera devenu un ci- metière tous pourront lire: Ci-git

| Proposé par Mlle Marguerite Viens la foi de Bréboeuf, la race de =

geon: “Que Mlie Dora Fournier soit secrétaire-trésorière.”

Voici la liste des autres membres du conseil:

plain, la langue de Dollard.” La mo- rale s'impose d'elle-même et l'appli- cation est claire: “Restons sur nos| Les conseillers sont les suivants : terres et ne cédons pas notre triple |ière Mlle Marguerite Viens; 2e M. I. patrimoine à l'étranger.” Soeur Di- | Gauthier; 3e Mie Liliane Côté; 4e réctrice arrive juste à temps pour ap- | M. Jean-Louis Viens.

plaudir au discours émérite de notre Les élections pour le Comité des

président-général, puis elle nous four- ; Anciens ont donné les résultats sui- |

nit elle-même le numéro suivant: | vants: “Les raisons qui préparèrent les voies ' pour la rébellion de 1837?” La cho- Frey: pour Donnelly: Mme Laurier rale du cercle entonne ensuite: “Au Maisonneuve; pour Are es ae bon vieux temps.” puis on propose te Lambert, pour Girouxville: l'ajournement me Rs de ‘Antoinette Pelletier; pour Falher: M.

chant “O Canada” vient mettre le Albert Allain.

sceau à notre réunion; on se sépare! Après que les nouveaux officiers

Pour McLennan: Mme Valentin

heureux, à la pensée d'avoir aujour- d'hui accompli notre devoir au point de vue canadien-français aussi bien qu'au point de vue catholique, puis- que cette séance suivit immédiate- ment l'heure de garde auprès de Jé- ‘sus-Hostie, que nous fimes en corps, au début de l'après-midi.

Cécile Houde, corr.

op mmmmmmmmme

Sauva s2 mère.

“Je désire vous exprimer mes re- “merciements pour votre médecine,” écrit M. D. Brunelle de St. Didace P. Q “Je suis presque certain qu'elle a sauvé ma mère qui était sous les soins médicaux depuis un an. Elle souffrait d’un dérangement d'estomac qui af- fectait son système tout entier au point qu'elle était tombée dans un grand état d’épuisement. Depuis qu'elle emploie du Novoro du Dr Pier- re sa santé s'est tellement améliorée que je ne pourrai jamais assez ap- précier ce remède.” Ce célèbre remè- de de plantes est connu pour son excellent effet sur le procédé de di- gestion; il stimule l’action de l’esto- mac, augmente l'appétit et active l’as- similation de la nourriture tout en agissant salutairement sur l'élimina- tion. Le Novoro du Dr Pierre n’est pas un article ordinaire de commerce: _seuls des agents locaux désignés par

‘ont pris leur place, M. le Président ‘remercie au nom de son conseil et invite tous les membres à se rendre

Nous assistons aujourd'hui à une

et secondé par Mile Laurette Gou- tendance générale des peuples et des!

gouvernements à se séparer de l'E- | Elise On est catholique à l'église imais non pas dans toutes les mani- : festations de la vie.

L’Action catholique a pour mission de réparer cet outrage. Par elle la i vie de tous les milieux sociaux se réconciliera avec l'Evangile et la J.E.C. pour sa part, doit influencer l'école en ce sens chrétien.

Mais influencer tout un milieu so- cial, le milieu étudiant en particulier {est une tâche surhumaine, mais nos ! jeunes entraîneuses y arriveront puis- que cette mission leur est confiée par la voix de l'autorité même.

Le R. P. demande que les profon- des réserves de F'oi et d'énergie de la jeunesse d'aujourd'hui soient mises en valeur. Travailler sur l'élite pour la rendre surnaturelle et par con- quérante, voilà l'idéal. Il nous trace

à la chapelle les attend le Jésus | alors le portrait de la jeune fille du

etc. Toutes ses autres comparaisons: les yeux, les oreilles, le larynx étaient, aussi d’un parfait obscur.

| Néanmoins, les auditeurs-délégués tapaient des mains, et ces applaudis- sements (parfois retardaires ….) écla- taient, assez régulièrement, quand M. Aberhart élevait sa forte voix.

Eh bien! si dans son long discours de ce soir, discours de SA CONVEN- TION, M. Aberhart, tout en roulant de belles phrases, dit à peu près rien de son Social Credit: eh bien, ce mon- isieur doit avoir une réserve intérieure :qui nourrit ses pensées, inspire son é- loquence et le fait agir. Et s'il m'est permis de dire ce que je pense, je sug- gère modestement cette solution: M. Aberhart se féliciterait plus que de tout autre succès, de passer pour Ero- (RESTE Et s’il perle souvent, il lui arrivera de s’user à l'usage, comme il est arrivé à tant de célèbres prophé- tes (2?) déjà oubliés.

25 avril 1935. Dr Joseph Boulanger.

| P.-S.—On dit que M. Aberhart aime chanter; mais serait-il le seul hom- me public, à part les bolchévicks, vi- vant au Canada et ne chantant pas “O Canada”, à ses réunions publi- ques? J. B.

LA Mde Valérie Phaneuf- Boulanger.

Chère Madame,

Votre si spirituel discours au der- nier diner-causerie à l'hôtel Corona

de leur enfance.

Le R. P. Curé donne un substan- itiel sermon sur “l'Amicale sa fon- dation son but et le bien im- mence opéré par une jeunesse con- vaincue et ferme dans le devoir.”

Le chant traditionnel du retour a- ! vait reçu les chers Anciens à leur en- trée à la chapelle. Jésus de son trône de gloire les bénissait avant qu'ils ne {prissent leurs ébats dans les salles et [les classes toutes ouvertes pour les l'accueillir. Que de souvenirs éveillés de deux heures à six heures, moment ‘où la même cloche qui les appelait autrefois à l'étude, les convie main- tenant au banquet. Prêtez l'oreille, : chers Anciens, écoutez les notes gaies -dont vos rangs sont remplis et vous - jugerez, vous-mêmes qu bonheur é- prouvé par vous tous et par vos mai- itresses. Les rangs se rompent après Île souper pour se reformer à huit iheures. Quelle soirée en famille ! | Quelle soirée reconfortante! Quel zè- ile pour semer du bonheur! vraiment itous méritent des félicitations pour le bon esprit qui les anime.

Une dernière visite à Jésus; un suprême élan du coeur envers le Coeur ‘de Jésus et les Anciens se dispersent. | Cette fête de famille qu'on voudrait | prolonger encore doit subir le sort ides beaux jours: celui de finir trop

20ème siècle les deux côtés de la| m'inspire le désir de vous donner

médaille s’y dessinent; mais il est é- vident que le bon Père croit à la vaillance de nos jeunes. Réveillons- nous donc et à l'œuvre!

Le R. P. Routhier, O.M.I, se re- fugie dans l'ancien testament mais parvient fort heureusement à appuyer toutes les données de son éloquent disciple: l'Action catholique ou la charge d’âmes se révèlent dès les premiers jours de la création, peut- être négativement, mais ça y est tout de même. Ie conférencier du jour nous donne encore une petite causerie sur l'organisation de la J.E.C. qui doit être la mise en pratique de l’action catholique, spéciale, aux jeu- nes.

Les amicalistes se sont discrètement mises au deuxième plan, en cette oc- casion, mais elles écoutent attenti-

vement les paroles adressées aux é-

[l |Sudientes et en retireront elles-mêmes leur profit.

Mgr Pilon veut bien se charger d'a- dresser les remerciements de toutes taux deux vaillants apôtres, qui les méritent bien, certes.

Les amicalistes assurent qu'elles ai- ment beaucoup ces entretiens sur l'Ancien et le Nouveau testament et les “jeunes” promettent une propa- gande active de la Bible du journal | jéciste. Iæe conquérant: bulletin des Dirigeants et des Militants sera aus-

Dr Fahr ns tôt. Mais les Anciens en emportent un {si bien accueillie par les officières de (0) n à d : ns nn. FIVE, he bon souvenir et formulent le voeu |inos organisations.

peuvent le fournir. | Livré exempt de douane au Canada.

que ces réunions aient lieu à l'été.|

Votre désir, chers Anciens, devien- dra probablement une réalité.

Ainsi on parviendra à garder au Christ Ja jeunesse de nos écoles. -UNE AMICALISTE.

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mon appréciation. Mais les paroles me manquent, pour exprimer ma pen- sée, et vous rendre l'hommage qui vous est dû.

Je lisais sur le Droit du 13 mars dernier, à Québec, le premier minis- tre M. L. A. Taschereau, disait ceci: “Mes premières paroles seront pour féliciter M. X. À l'entendre, c'est un puit de science, un vase d’érudition, une encyclopédie de toutes les vertus.”

I me faudrait tout ce bagage scien- tifique, et même plus, pour pouvoir vous féliciter comme vous le méritez. Et moi, qui hélas! moins favorisée que les élèves de la bonne Soeur Ursuline, du couvent de Trois-Rivières, puis- que ma maïitresses de français m'ac- corda un diplôme du l2ième grade du cercle Jeanne d'Arc, et emporta a- vec elle ma grammaire française. De- puis plus de 6 ans, je demeure dans une paroisse exclusivement de langue anglaise. Dans de telles conditions, je compte, chère Madame, sur votre bienveillante indulgence et laisse par- ler mon coeur, Vous avez parler avec connaissance de cause, sur un sujet

délicat, que seule une mère telle que |.

vous en à le secret. Votre intéressan- te et instructive causerie à eu.sans contredit un véritable succès. Je vous félicite.

Je tiens a vous remercier au nom de la jeunesse canadienne-française, pour avoir donner le meilleur de vo- tre coeur, vos belles années de jeu- nesse, à l'éducation, à la ‘formation de coeurs chrétiens et patriotes. Inu- tile de fouiller les pages jaunies par le temps, de votre histoire, pour y trouver de nobles exploits, qu'il nous suffise d'ouvrir l'album de souvenir du saint et regretté, Mgr Grouard, nous y liront une page encore toute fraîche, écrite de sa main bénie, em- preinte de son génie français, ses oeu- vres, sa mission apostolique, accom- plis avec tant de foi, de courage et de vertu. Oh grand! Oh! sublime mis- sionnaire, comme vous devez jouir dans le ciel, de voir se poursuivre sur cette terre, avec tant de zèle aposto- lique votre oeuvre de prédilection, l'é- ducation catholique et française de la jeunesse albertaine, car tous, con- naissent avec quelle grandeur. d'âme son digne successeur, Mgr Guy, se dépense sans compter, pour le blen- être spirituel et moral de cette ten- üre jeunesse.

Oui, chère Madame, j'espère que vo- tre exemple sera suivie par d’autres amies dévouées à la même cause,

Plus tard, quand vos enfants liront les beaux discours des diners-cause- ries des canadiens d'aujourd'hui, don- nés par des conférenciers d'une aussi haute compétence; comme ils seront fiers ces enfants, de voir au nombre de ces orateurs de mérite, le nom chéri d'une maman qui, elle aussi, au. r& collaborer à titre de mère, catho- lique et Canadienne-française, à per- pétuer le doux parler de France,

Je termine chère... oh! j'ellais écrire ici votre nom de plume, oh! non, je ne veux pas commettre cette indiscrétion, je me contenterai chè- re Madame, de vous dire que j'ai sa- vouré avec délice, le sucre, la sève de l'érable canadienne. : :

Votre très sincère, Aline Levasseur

ot mo

‘’Morinville, Alta.

a

} '

BEAUMONT

Lettre ouverte.

Cercle Lacombe.

L'adoption du rapport de l'assem- blée précédente est proposé et secon- dé. Plusieurs élèves du cercle vont tour à tour se placer au bureau de

cultivateurs la maîtresse pour réciter une poésie, |chanter un air canadien, raconter quelque fait d'histoire, etc. Ce fut très amusant, surtout quand nous a- {vions le rôle d'écouter le compagnon ! ou la compagne qui s'exécutait de son | _— | mieux. | Je respecte toutes les opinions por ; ë | litiques et cependant toutes ces opi- | Le programme débuta avec le chant nions doivent admettre la discussion par Lucien Leblanc, d'autant plus ap- si l'on veut en faire sortir la lumière | plaudi que s'était la première fois que puisque comme le dit le vieil adage: | plusieurs l'entendaient. “la vérité vient du choc des idées”.

À mes amis les

Causerie sur le Crédit Social

Monsieur le rédacteur,

Deux récitations figurent; une par! Georgette Vaugeois et une autre par Emilienne Villeneuve. Mlle Rachel Chalifoux rendit très bien son rôle! de maitresse improvisée dans sa le- çon de bon langage.

Je vois par les journaux et la radio que le parti nouveau le ‘Social Crédit” fait beaucoup de bruit par le temps qui court et je suppose que l'on aura aucune objection si je me permets de donner mon opinion.

Alex Oraschuk nous dérida quelque

PAGE 5

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l'étranger, chez Eaton, chez Simpson, |Cherchons pas, en dehors de la cam- chez Dupuis, est-ce qu’elles pourront | PAgne le bonheur”; ceux qui seraient envoyer un certain nombre de leurs |tentés de douter de la sagesse de ce notes en paiement des articles ache- | Conseil feraient bien de demander à tés? Rosalie de leur raconter ses expé- riences, alors qu'elle voulait aller ha- Troisiéèmement. Nos épatants inno- |biter la ville. Lucienne Mlle Mar- vateurs prétendent qu'ils pourront | guerite Forcier et Père Jourdeau imposer une taxe sur toute marchan- | __ M, Bernard Boulet voir même la dise qui nous arrivera d’une autre | Madelon Mlle Bertha Dandurand— province ou bien encore sur tout [plus encore Thérèse Mille Victoria article qui sortira de l'Alberta pour Gagné vous diront ce que l'amour se diriger vers les autres provinces. |de Ja ville a valu à Emile, Deux La Colombie Anglaise a déjà voulu |chants, “La jeune Huronne” et “Les faire cet essai en imposant une char- |Semeurs”, complétèrent ce program- ge sur les fruits qu'elle expédiait à | me. l'extérieur, vers les autres provinces.| Le succulent goûter servi, quelques La chose fut attaquée devant les tri- |objets sont vendus à la rafle italien- bunaux, l'on alla jusqu’au concile pri- Ine puis, après un “O Canada”, chan- et la Colombie perdit. Il n’y a quelté à pleins poumons, on se sépare le fédéral qui puisse imposer une taxe |enchanté de sa soirée. | sur les commodités de la vie et les Marguerite Forciér. | provinces ne peuvent absolument rien faire en cette matière, Donc que les prédicants du nouvel évangile ne cherchent pas à nous leurrer.

Puisque M. Aberhart se proclame un disciple de l'évangile, qu'il se sou- vienne de la loi du travail que le bon Dieu a imposée à l'homme dès le commencement du monde et disons- nous que l’homme ne réussira qu'en autant qu'il voudra travailler et ga- gner son pain à la sueur de son front. Cette loi existe depuis toujours et personne saurait la changer.

Par conséquent, mes chers amis, les cultivateurs, continuons à travail- ler comme nos pères et nos grand'- pères l’ont fait. N'ajoutons pas foi à ces innovateurs qui veulent tout ré- former et qui ne peuvent expliquer le fonctionnement de leurs nouvelles théories. Si vous ne comprenez pas, nous disent-ils, ne dites rien, ayez confiance en nous et vous verrez que nous allons amener le ciel sur la terre. Est-il possible que certains des nôtres se laissent prendre par ces paroles mielleuses mais qui ne repo- sent sur rien.

Il n'y à pas bien longtemps, nous avons vu un autre innovateur prê- cher dans la capitale une doctrine nouvelle et cracher l'insulte sur tout ce qui était catholique. Edmonton n’a- vait pas de salle assez grande pour recevoir les foules qui voulaient l'en- tendre et cela en payant. C'était un autre feu de paille qui semblait de- voir tout bruler et vous savez com- ment toute cette furie s’est terminée. Aujourd'hui les gens sérieux se de- mandent comment ils avaient pu se laisser prendre par ce beau parleur. Est-ce que la même farce serait en train de se répéter, est-ce que nos gens sérieux ne feront pas la dis- tinction voulue et laisseront la proie pour l'ombre?

Si les circonstances le permettent, je me propose de revenir à la char- ge sur cette importante question et ce sera une deuxième causerie.

Théophile Chalifoux,

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LA MOUCHE COMMUNE ET SES DANGERS

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Notes Agricoles

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LA SURVI

|

LOI DES ENGRAIS

Il y à une Loi des engrais chimiques au Canada depuis 1897,

| ;

Au ler mars 1935 la quantité ; et cette loi a été modifiée à maintes reprises au cours des ans

jours reculés, du moyen âge, quand la peste, le typhus, la petite |nada était de 580,839 boisseaux,

vérole et les autres fléaux de ce genre étaient considérés comme |dont 408,853 boisseaux rer

des choses inévitables, on disait d’un homme renommé pour

sa bonté “il ne ferait pas de mal à une mouche”. Aujourd'hui, |

celui qui se refuserait à tuer une mouche serait considéré com- port. À la date correspondante

dans les élévateurs, boisseaux sur les fermes et 5,- 686 boisseaux en cours de trans-

me un ignorant. La mouche commune, qui.est répandue dans |en 1934 UN tout l'univers, est bien connue par le rôle néfaste qu’elle joue | Visibles étaient de 663,

dans la propagation de certaines maladies contagieuses comme la fièvre typhoïde, la diarrhée infantile, la tuberculose, le choléra, la dysenterie, etc. Elle se multiplie dans les tas de saleté les plus dégoutants et cependant sa présence est tolérée dans bien des maisons et des restaurants. La mouche est un danger pour la santé publique parce qu’elle a l'habitude de passer directement des ordures en putréfaction sur les aliments dont l’homme se nourrit, portant ainsi des bactéries et d’autres organismes et des particules de matière organique décomposée sur son corps velu, ses pattes, ses pieds collants et les parties de sa bouche. Elle peut aussi communiquer aux denrées alimentaires des ger- mes dangereux par ses fientes et sa salive regurgitée (taches de mouches).

. Plusieurs générations de mouches communes naissent et se développent pendant les chaleurs, dit J'Entomologiste du Do- minion; le nombre varie avec la nature de la saison. Les mou- ches sont plus nombreuses en été et au commencement de l’au- tomne; elles diminuent rapidement à mesure que le temps se refroidit. Le moyen le plus utile et le plus efficace de détruire les mouches est de supprimer ou de réduire leurs foyers de pro- pagation à un minimum en évacuant, au fur et à mesure de leur production, tous les produits dont se composent ces foyers, com- me le fumier et les ordures ménagères. Le fumier de cheval frais est une source prolifique de production: c’est dans le fumier que naissent la majorité des mouches que l'on trouve à la campa- gne. Dans les villes, les chevaux ont été remplacés en grande partie par des moyens de transport mécanique, les ordures mé- nagères sont un facteur important dans la production des mou- ches. Tous les moyens pris pour supprimer les foyers de propa- gation ne peuvent avoir d'effet que s'ils sont exécutés en coo- pération par le groupement et appuyés par un public bien au courant du danger que les mouches constituent envers la santé et des moyens par lesquels elles peuvent êtres combattues. Sou- vent, un tas de fumier négligé ou un tas d’ordures est suffisant pour infecter tout un voisinage et il est donc nécessaire d'ob- tenir la coopération de tout le groupement. Re Sen, nt es on

BOVINS DE RACE PURE | La consommation de pain par

: tête de population au Canada Pendant le mois de mars 1935,|n’a cessé de décroître depuis le’ Bureau national canadien de | 1929. Cette situation, dit le rap- Fenregistrement du bétail a dé- | port, est sans doute due à deux livré, sous l’approbation du Mi-|facteurs; en premier lieu, la nistre fédéral de l'Agriculture, réduction du pouvoir d’achat qui au total 5,906 certificats de gé-|cause la diminution de la de- néalogie se décomposant ainsi: È et les changements qui

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462 pour les porcs, 1,595 pour les renards, 671 pour les chiens, et 226 pour les volailles.

Pendant les deux semaines qui se sont terminées le 6 a- vril les exportations de volail- les gelées sur la Grande-Breta- ghe se sont montées à 2,864 caisses. Le total des exporta- tions, depuis le er janvier 1935, est de 33,756 caisses contenant environ 1,677%,800 livres.

. En 1933 l’industrie canadien- ne de la boulangerie et du pain a dépensé $23,427,623 en l'achat de matériaux dont la majeure partie à été fournie par Pindus- trie agricole du Canada.

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seaux.

Entre le ler juillet 1934 et le ler mars 1935 la quantité tota-

lle de maïs soufflé (popcorn)

importée au Canada n’a été que de deux livres. Pendant l’hiver dernier les producteurs locaux à Magrath, Alberta, ont vendu plus de 1,000 livres de popcorn

Les campagnes entreprises contre les oestres et les hypo- dermes dans l’Ontfario en 1934 étaient les plus élaborées qui aient jamais été mises à exécu- tion dans cette province. L’é- tendue couverte en 1935 sera plus considérable.

La quantité de bacon expor- tée en février du Canada sur la Grande-Bretagne, savoir, 14,- 765,200 livres, étaient presque deux fois plus considérable que celle enregistrée en février 1934. La valeur totale du bacon ex- porté en janvier et février 1935 a été de 28,370,600 livres, soit une augmentation de 9,823,600 livres sur les expéditions de janvier et février 1934.

Sous les auspices du Minis- tère fédéral de l’Agriculture et du Conseil National des Recher- ches du Canada, une démons- tration très réussie sur la plu- maïson des volailles cirées a été donnée récemment au Château Frontenac à Québec, en la pré- sence de membres du gouverne- ment provincial de Québec. Une autre démonstration a été don- née à Perth, Ontario, au cours de laquelle 130 sujets ont été plumés et expédiés à Montréal; Papparence de ces volailles était bien supérieure à celle des au- tres lots préparés de la façon ordinaire.

Le NOUVEAU PRESIDENT

du Conseil canadien des cercles de Ia jeunesse agricole

Le Dr W. V. Longley, Direc-

à

|

| d'eux un veau Jersey de race pure et pour lui [ae quatre ans, également de race pure. Tout récemment la gé-

Ipout couvrir les conditions toujours changeantes du commerce

de ces engrais et les progrès des connaissances acquises. La loi actuelle, qui s'applique à tout le Canada, a été promulguée en 1922. Il n'existe pas de mesures législatives provinciales. La loi des engrais chimiques est une loi fédérale, appliquée par le Ser- vice des engrais chimiques de la Division des semences du Mi- inistère fédéral de l'Agriculture. | l Les recherches sur les engrais recoivent une attention tou- [te Spéciale de la part des fermes expérimentales du Ministère fédéral de l'Agriculture. La Ferme expérimentale centrale d'Ot- tawa, conduit sans cesse des expériences pour étudier les pro- portions utiles des différents éléments de fertilité, les quantités à appliquer, ies modes d'application et d’autres questions d’im- portance; ces expériences sont répétées sur les fermes et les stations annexes d’un bout à l’autre du Canada. Il se fait éga- lement à Ottawa une somme considérable de recherches sur des problèmes spéciaux. Le but principal de tous ces travaux est de se procurer des renseignements qui peuvent servir de base pour donner des conseils aux Cultivateurs sur l'emploi é- conomique des engrais. : 3 À partir du début même, le but principal de la Loi des en- grais chimiques était de protéger les cultivateurs et les autres acheteurs contre les fraudes en réglementant et en contrôlant

ee

proportion d'azote, d'acide phosphorique et de potasse qu'ils renferment, doivent étre soumis à une vérification et à une ré- glementation pour empêcher les fraudes qui perpétrées. On pourrait par exemple vendre du du nitrate de soude, de la pierre à chaux broyée pour du super- phosphate, ou du sable comme un engrais complet de haute qualité, sans que l'acheteur s’aperçoive de la différence, mais les résultats ne répondraient certainement pas à ses attentes. I1 est donc essentiel, spécialement pour les cultivateurs, que la loi soït maintenue au point et qu’elle soit rigoureusement appli- quée. C’est également dans l'intérêt de l'industrie des engrais chimiques qui ne peut continuer à prospérer que si elle jouit de Pentière confiance du cultivateur canadien.

LES BONS EFFETS DES CERCLES D'ELEVAGE

On sait que les travaux des cercles d'élevage donnent aux jeunes membres qui s’en occupent ainsi qu’à leurs parents l’a- mour des animaux et qu'ils exercent un heureux effet sur la qualité de ces animaux. On pourrait citer des centaines d’exem-

toires les plus intéressantes peut-être de l'influence exercée par les cercles de la jeunesse agricole sur la vie de la ferme vient du Nouveau-Brunswick. Au commencement de 1929 l’un des culti- Ivateurs qui compte aujourd’hui parmi les agriculteurs diri- geants du Nouveau-Brunswick n'était qu’un simple fermier or- dinaire, trayant deux vaches bâtardes. Ce printemps-là, ses deux fils, Fred, Jr., et Ernest, entrèrent dans le cercle d'éleveurs de veaux de la vallée de St-Jean. Leur père acheta pour chacun

-même une vache

nisse de Fred et sa fille furent reçues au contrôle pour l’ins-

teur du Service d'extension et cription au Livre d'Or avec une médaille d'argent. La génisse

professeur de l’économie rurale au Collège d'agriculture de la Nouvelle-Ecosse, Truro, a été nommé à l’un des postes les plus importants pour la forma- tion de la jeunesse agricole ca- nadienne, savoir, la Présidence du Conseil canadien des cercles de la jeunesse agricole pour l'année actuelle.

Cette initiative des cercles de la jeunesse agricole, lancée par les Ministères fédéral et pro- vinciaux de l'Agriculture, a re- çu beaucoup d'aide et d’encou- ragement de la part de diffé- rentes associations. Vérs 1930, ce travail avait pris un assez grand développement et l’'Hono- rable Robert Weir, Ministre fe- déral de l'Agriculture, créa, l’année suivante, le Conseil ca- nadien qu’il chargea d’élaboïer un programme national pour les différents cercles de la jeu- nesse agricole au Canada. Le Conseil à rempli sa tâche.et au- delà par l'unification, la coor- dination, et le développement de cette institution au Canada, qui embrasse actuellement 1544 cercles sur toute l'étendue du Canada comptant environ 27,-

>

|ches de l’étable se sont inscrites au Livre d’

d'Ernest à fait également deux bonnes productions. Cinq va-

Or avec sept bonnes productions. Aujourd’hui ce cultivateur maintient de seize à dix-huit vaches de race pure servies par r reaux du Nouveau-Brunswick, Parkfield’s Sybil, 48611. Une nou- velle vacherie a été construite en 1934, l’étendue en culture sur

la ferme à augmenté et les résultats obtenus sont extrêmement encourageants.

LA SELECTION DES POMMES DE TERRE DE SEMENCE ET SON UTILITE

Les maladies à virus ont reçu beau- coup d'attention en ces dernières an- nées; on sait aujourd'hui que le meil- leur moyen de protéger les récoltes de pommes de terre contre ces ma- ladies est de réserver pendant la sai- son de végétation, des pieds sains pour la production de la semence. On est parvenu par ce moyen à aug- menter le rendement par acre et à améliorer le type et la qualité des tubercules. Le Service de la Botani- que des Fermes expérimentales fé- dérales a .organisé, il y a déjà plu- sieurs années, un système de certi- fication des pommes de terre de se-

impitoyablement rejetés. Les tuber- cules sélectionnés sont conservés avec le plus grand soin. En plantant ces tubercules dans la parcelle de semen- ce les planteurs les plus éclairés pra- tiquent généralement le système de “tubercules-unités” qui consiste à met. tre par groupe séparément tous les plantons ou fragments provenant du même tubercule. Ce système aide beaucoup à faire une expurgation plus parfaite et une meilleure sélection. des pieds sains. Si le pied provenant d'un des fragments de tubercule ne remplit pas toutes les conditions vou- lues en ce qui concerne l'absence de maladie, le type, etc., tous les pieds de ce tubercule sont arrachés et re- jetés. + |

C'est de cette façon que la sélection des "pieds et des tubercules est con- duite par le Service fédéral de certi-

ee

AD LA due ma RENE re a en EE SP AUS CR Bars 2

CHIMIQUES

la vente de ces produits. Tous les produits comme les engrais | Sérotes re à chimiques, qui possédent une valeur invisible, basée sur la | 2ucuneme

pourraient être | sel gemme pour | tuelle; elle coûterait trop cher; le

ples de ce fait sur tous les points du Canada mais l’une des his- | . à | rouges. Le mil, les pois, les fèves et les

:Par contre, blé, lavoine, le ray-

[rhizoctonte sévit, on devrait adopter

un des meilleurs tau- |.

sociations.

mence qui est appliqué actuellement dans toutes les provinces du Cana- da. Les récoltes ne peuvent être cer- tifiées qu'après avoir été soumises à tères de l'Agriculture, les ins-[une inspection soigneuse, qui porte titutions commerciales, les .cor-|Sur les pieds aussi bien que sur les porations, les associations et|tubercules. La plus importante de ces toutes les institutions qui con- [inspections est celle des plantes pen- sentent à venir en aide au pro-|dent la saison de végétation. Seules, gramme national sous forme de|les récoltes qui remplissent des con- cotisations, peuvent en étrelditions rigoureuses, en ce qui con- membres. Ces institutions com-[Cerne l'abscence de maladie et la pu- prennent les Ministères fédéral|reté de 12 variété, peuvent être certi- et provinciaux de l'Agriculture, | fées pour la production de la se- le Service d'extension de l'U-|mence. On met ainsi à la disposi- niversité de la Saskatchewan, 1a [tion des cultivateurs des pommes de compagnie de grain Alberta Pa-|terre de semence de très haute qua- cifique, les chemins de fer ca-|[lité UE | nadiens nationaux, le chemin de} Pour maintenir cette haute qualité fer Canadien Pacifique, le Con-|de la semence les planteurs ont cons- seil du développement industri-itaté qu'une précaution très utile est el des établissements canadiens !|de choiëtr soigneusement tous les ans, de Ssalaison, la International|pour leur stock de souche, des pieds Harvester Company of Canada, {sains d'un bon type. Avant d'arra- la Société canadienne des éle-|ceher la récolte, ils recueillent soigneu- veurs de la vache Ayrshire, le |sement les tubercules de ces pieds sé- Cercle canadien des éleveurs de|lectionnés. Les pieds qui ne répon- la vache Jersey, et d’autres as-

000 membres.

En ce qui concerne le Con- seil lui-même, outre les Minis-

sien

dent pas complètement à l'idéal posé ‘de rendement et de type,.ete., sont :

fication des pommes de terre de se- mence -en Colombie-Britannique. Les résultats donnés par plusieurs va- riétés soumises à ce système démon- trent que l'on peut obtenir une aug- mentation de rendement qui en vaut la peine lorsque les ‘pieds et les tu- bercules de semence sont bien choi- sis, .

Au bout de trois années de sélec- tion des pieds et des tubercules sur 30 échantillons qui avaient été four- nis par les producteurs pour être mis à l'essai dans les parcelles d’expé- rimentation, le rendement moyen s'est accru de 14 tonnes à l’acre. | : Le planteur qui pratique la sélec- tion doit connaître à fond les meil- leurs types de pieds, ainsi que les meilleurs types de tubercules, de la variété qu’il cultive: En choisissant Avec persévérance ce’ type le plus dé- sirable il parviendra à la Jongué à développer. une semence uniforme de! bonne qualité: C'est 1à, sans aucun | doute, le meilleur système pour main-

tenir un haut type de qualité dans ||.

terre de semence. : +

les pommes de

La rotation des récoltes : comme moyen de prevenir | # la rhizoctonie des pommes de terre.

ET

Cette maladie des pommes de terre que l'on appelle la rhizoctonie est | - connue à peu près partout, mais ce que beaucoup de cultivateurs igno- rent c'est que le germe qui la cause ne s’en prend pas seulement aux pommes de terre; il attaque aussi beaucoup d’autres récoltes. Le cham- ! pignon de la rhizoctonie, qui est un parasite destructeur, peut se main- tenir en vie dans Ia terre pendant de longues années sur des matières or- ganiques décomposées. Les germes | qui se trouvent dans ces sols infesftés attaquent les navets, les carottes et d'autres plantes sensibles quand ils n'ont pas de pommes de terre à leur disposition. On voit donc qu’il est impossible de prévenir complètement la rhizoctonie des pommes de terre par le traitement habituel de la se- mence qui consiste à plonger les tu- bercules dans une solution de subli- corrosif ou de formaline, car ce traitement ne fait que détruire le champignon qui se trouve sur les tu- bercules eux-mêmes sous forme de

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seul moyen de défense qui existe con- tre cette maladie est donc de planter des récoltes réfractaires à la rhizoc- tonie. Ces récoltes résistantes, ou “ré- fractaires”, ne sont pas nombreuses, tandis que la liste des plantes qui peuvent être attaqués par la rhizoc- tonie comprend plus de 160 espèces; mais il y à cependant des récoltes très résistantes. La plantation de ces ré- coltes réfractaires sur terre infestée de: rhizoctonie réduit non seulement les pertes causées par ce fléau, mais peut aussi affamer le champignon.

Les expériences conduites au La- boratoire fédéral de pathologie vé- gétale, à Saanichton, C.-B. indiquent que la rhizoctonie réduit beaucoup les rendements des carottes, des navets et des autres crucifères, Les feuilles des navets cultivés dans une terre infestée de rhizoctonie deviennent

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Ü

8 MAI, 1935.

LE COMMUNISME

AVANT D’EN PARLER PLUS LONGUEMENT

Les catholiques qui s'occupent d'oeuvres sociales sont pris en- tre deux feux. “Vous favorisez les trusts”, leur disent les tra- vailleurs. “Vous faites du socialisme”, leur crient les patrons et les journaux de parti. Jamais il ne s’est brassé autant d'idées sociales dans notre pays; malheureusement, bien des sophismes éclosent, même sous la plume de journalistes qui s’affirment catholiques”. à :

Teiles sont les constatations réalistes que nous lisons en tête d'un excellent article publié tout récemment par M. l'abbé Louis-Joseph Aubin, dans le “Progrès du Saguenay”, relative- ment aux droits et aux obligations de la propriété.

On peut probablement dire que, jamais, au cours de l’his- toire du monde, la question sociale ne s’est posée aussi univer- sellement, avec une telle ampleur et de façon aussi sérieuse. Même à la veille des révolutions qui ont fait couler des fleuves de sang et bouleversé les empires, l’ordre social n’était pas dis- cuté comme aujourd’hui.

C’est pourquoi la question sociale domine en ce moment tou- tes les autres. C’est pourquoi les esprits conscients de leur in- fluence et de leurs responsabilités s'appliquent à préparer cette ére nouvelle dont S. Em. le cardinal Villeneuve a dit si juste- ment qu'elle devra être plus sociale que la précédente, sinon elle sera révolutionnaire et communiste,

Ses difficultés, le monde les a voulues.

Cette effervescence des esprit est facile à expliquer. On à tout fait pour la provoquer.

Depuis le début du vingtième siècle, avec le concours du ma- chinisme, qui fut son meilleur agent, le capitalisme a multiplié indéfiniment la production, sous les yeux d’un prolétariat pro- gressivement éliminé du champ du travail, de plus en plus in- capable, par conséquent, de s'approprier une part équitable de la richesse produite.

Les conséquences de cette injuste répartition des biens sont d'autant plus subversives que l’on a suffisamment instruit les masses pour développer en elles le désir de posséder et que lon a empêché l'Eglise d’enseigner efficacement aux riches et aux pauvres leurs devoirs respectifs.

Que résultera-t-il du choc final de l'égoïsme satisfait et de l’égoïsme révolté ? Dieu seul le sait.

Tout ce que nous pouvons dire, c’est qu’il est impossible à notre civilisation d'éviter un cataclysme sans rompre avec le monstrueux individualisme, qui a ses sources dans le libéralis- me doctrinaire et dans le libéralisme économique, deux doc- trines qui engendrent fatalement le chaos, l'anarchie et la ré- volution, parce qu'elles nient pratiquement les droits de Dieu et de la conscience.

Les inégalités sociales sont nécessaires.

Lorsque, après notre Cardinal-Archevêque, nous disons que le vingtième siècle doit étre plus social que le précédent, cela ne signifie nullement que les inégalités sociales doivent dispa- raître.

Dieu a créé les hommes inégaux, afin de varier les vocations convergeant à la grande oeuvre de sa glorification. Contre ce plan divin ne prévaudront les dessins ni des utopistes ni des tyrans.

Même en ce pays communiste, sachons-nous en souvenir les citoyens ne jouissent pas de conditions semblables. Il faut connaître bien peu la nature humaine pour croire l'égalité réa- lisée, quand on a égorgé l'aristocratie, pillé les riches et natio- nalisé toutes les entreprises.

Les inégalités sociales sont non seulement inévitables, mais nécessaires. Quel vidangeur intelligent prétendra sérieusement avoir le droit de vivre en tout et partout comme un chef d'Etat ?

Différentes causes des inégalités sociales.

C’est d'après leur nature et leurs causes qu’on doit juger les inégalités sociales.

I faut qu’à l'inégalité du travail corresponde une inégalité de succès. Le contraire serait une prime à la paresse, une cause de déchéance générale.

Le talent, qui est l’un des principaux actifs humains, ne constitue-t-il pas un titre incontestable à la supériorité sociale?

L’'honnéteté de vie ne doit-elle pas elle aussi élever son homme au-dessus des vauriens ?

Même les inégalités découlant de la chance méritent le respect, car elles sont voulues de Dieu, et leur suppression cau- serait plus de mal que de bien. .

Les seules inégalités sociales dignes de réprobation, ce sont celles qui ont pour principe l'injustice. Ces inégalités-là, il faut tâêcher de les faire disparaître, en recourant à tous les moyens honnêtes de les combattre. Même si les bénéficiaires de ces iné- galités entachées d’injustice se retranchent derrière le sophis- me de l'ordre établi, il faut, par des méthodes judicieuses, mais fermes, rétablir l'équilibre qu’ils ont rompu.

Le communisme est plus imminent qu’on ne le croit.

Voilà quelques considérations qu’il est bon de proposer, avec beaucoup d’autres, comme sujet de réflexion à ceux qui se- raient tentés de se demander, devant les misères, les.abus et les inconséquentes de notre époque, si le communisme ne serait pas un moindre mal.

Nous continuerons de traiter ce sujet, car trop de nos gens croient notre pays beaucoup plus immunisé qu'il ne l’est contre la propagande communiste lancée à jet continu par Moscou sur le monde entier.

De “L’Action-Catholique”. Eugène L'HEUREUX.

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LA CONFUSION EN ESPAGNE

(Du Journal de Genève)

Désaxé depuis longtemps, l'équilibre espagnol a bien de la peine à retrou- ver son assiette. La révolution paci- fique de 1931 n'apporta pas l'apaise- ment: à une dictature de droite suc- céda une quasi-dictature de gauche. L'inévitable réaction vers la droite exaspéra les passions. Les tentatives de coup d'Etat et les violences se mul- tiplièrent. Et'les châteaux de cartes que sont les ministères espagnols s’ef- fondrent tous les trois mois.

La crise actuelle fut causée par la mesure de grâce dont hbénéficièrent deux députés fauteurs de la terrible révolution communiste d'octobre dans les Asturies. MM. Gonzales Pena et Teodomiro Menendez avaient été condamnés à mort. M. Pena était le chef du mouvement asturien. It est directement responsable d'atrocités injustifiables: fusillades d'otages, mu- tilations et tortures infligées à des prêtres, à des civils, à des enfants. Yl fit ou laissa brûler Ia cathédrale, l'u- niversité et une bonne partie de la ville d'Oviedo. Quant à M. Menendez, il prétend être allé dans les Asturies pour y modérer les excès communis- tes: les révolutionnaires l’auraient o- bligé à s'associer à leurs cruautés…

Le premier-ministre espagnol, M.

{Lerroux, jugea que six mois après les

événements l'exécution capitale ne se justifiait plus. Car les passions s'é- taient assoupies. Les passions minis- tériels de droite, l'ACTION POPU- PAIRE de M. Robles en particulier, opinèrent au contraire pour l’appli- cation de la peine de mort; les chefs de la rébellion ne pouvaient échap- per, alors que les comparses moins coupables avaient déjà été exécutés. Une condamnation à la prison est toujours suivie d’une amnistie. M. Robles retira sa confiance au cabi- net, qui dut se démettre.

L'attitude de M. Lerroux est fort compréhensible. Chef du parti radi- cal, le seul qui ait une longue tradi- tion républicaine, le premier-ministre voulait se ménager des appuis à gau- che. Certaines de ses troupes sont en train de le quitter pour se rallier à l'aile gauche du parti, celle que Girige M. Martinez Barrios. T1 sent à nouveau gronder l'extrémisme et veut renforcer les forces modérées. C'est d'elles seules qu'il attend le salut de l'Espagne.

Aussi a-t-il accepté d'assumer nouveau ia responsabilité du pouvoir dans des conditions vraiment précai- res. Car M. Robles s'est refusé à par- ticiper lui-même ou à laisser quicon-

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à ment monarchiste ni

que de son parti participer à la nou- velle combinaison. Le chef du grou- pe le plus important des Cortès reste à l'écart. Il s'engage seulement à sou- tenir M. Lerroux de son vote. M. Lerroux en sera pour ainsi dire le prisonnier. À la moindre incartade, M. Robles pourra faire jouer la guil- lotine. C'est dire que le ministère actuel est pratiquement minoritaire, qu'il se meut sur une plateforme ex- trémement étroite, et que ses jours sont déjà comptés. On est loin de cette large concentration qu'aurait voulue le président Zamore.

Quel but est celui de M. Robiles ? Sans doute attend-il son heure. Sera- ce lorsque les élections municipales lui donneront la majorité absolue, qui lui échappa en novembre 1933? Ces élections devaient avoir lieu ce mois. Mais dans la confusion actuelle, on les retardera. M. Robles songe à autre chose,

Son programme comporte l'abro- gation des lois anticléricales et la ré- forme de la Constitution, M. Robles a pu suspendre l'application des lois re- ligieuses, mais c'est tout. Pour trans- former la Constitution, il faudrait disposer aux Cortès des deux tiers des voix. M. Robles ne les a pas. Mais après le 9 décembre 1935 -— soit qua- tre années après la mise en vigueur de la Constitution il suffira de Ja majorité pour opérer des modifica- tions. Le chef de l'ACTION POPU- LAIRE veut se réserver, pour cette date. S'il avait alors le pouvoir, il sera à méme, pense-t-il, de réunir lés voix nécessaires à la réforme qu'il projette.

Les droites, cependant, trouvent le temps long. Le parti royaliste de la “Rénovation espagnole”, dirigé par M. Sotelo, gagne du terrain. Va-t-il sup- planter ou ruiner l'ACTION POPU- LAIRE? C'est pour parer à ce dan- ger d'effritement vers la droite dans l'affaire des exécutions capitales. Mais il louvoie pour que le président Za- mora lui confie le ministère lorsque, en automne, l'heure décisive sonne- ra.

La situation est aujourd’hui d'une confusion extrême. Les solutions ne sont que provisoires. Elles nuisent au parlementarisme. Et l'Espagne glisse lentement vers la droite, vers une stabilisation qui, sans être nécessaire- directoriale, pourrait installer à Madrid un gou- vernement pourvu d'une large auto- rité. | P.-E. B.

NOUS DES DE CHEZ NOUS

de chez nous”)

C'est un acte de patriotisme qui devrait captiver l'attention de tous nos compatriotes canadiens et en particulier de ceux qui s'intéressent au relève-

ment social.

C'est une des bases fondamentales de la survivance des nôtres, dans le

.“Le Supplément au’ Devoir”

domaine des affaires, de l’agriculture et de l'industrie. C’est regrettable de voir péricliter nos industries et de voir tous les beaux postes de commerce pris par toutes sortes de nationalités. Et nos marchés agricoles sont sub- mergés de produits importés. Tout cela est au détriment de l'avancement

des nôtres. Si cela continue, nous allons être supplantés dans notre pays. sont les causes ?

La curiosité est un faible pour certains d’entre nous. Tout ce qui vient de l'étranger les intéresse, les éblouit. Ils sont pressés d’aller porter leur argent. Ne nous laissons donc pas tenter par ce qui nous vient de l'étranger, sans tenir compte que cela est préjudiciable au succès des nôtres. Un trop grand nombre ne tiennent pas compte de ce détail. C'est un manque d'es- prit de patriotisme que d'être indifférent à tout ce qui se rapporte au pro- grès de chez nous. C'est regrettable de le constater et c'est humiliant de l'avouer; mais il.faut se rendre à l'évidence, Nous avons des faibles parmi les nôtres. Si nous pouvions au moins éveiller les indifférents. Si nous voulons faire l'éducation de notre peuple, il faut que quelqu'un ait le cou- rage de chercher les causes de cette fausse mentalité que nous avons à déplorer. Il faut la faire connaître à ceux qui ont besoin de s'améliorer, si nous voulons fortifier notre situation. Il faut nécessairement que quelqu'un prenne l'initiative de secouer la torpeur dans laquelle nous vivons au point de vue patriotisme. Il est important de faire une action d'ensemble au re- lèvement de notre race.

Au jour de la Saint-Jean-Baptiste et à différentes occasions, nous avons de brillants orateurs qui font de vrais discours de patriotes. Les auditeurs applaudissent à tout rompre. Ces applaudissements devraient être suivis par des actes qui concordent avec les faits de notre histoire. Les orateurs ont des faits d'histoire à relater qui méritent l'admiration de tous ceux qui ont un coeur dans Ja poitrine.

* * +

Et pourtant qu’arrive-t-il? Nous importons les produits que nous pour- rions récolter chez nous. Les producteurs étrangers ont notre argent et pen- dant ce temps-là nous souffrons. Si nous produisions ici tout ce que nous importons, nous aurions les produits et l'argent. Ceci nous accommoderait beaucoup par ce temps de crise que nous traversons. Si lPimportation de certains produits est nécessaire, il en est d'autres pour lesquels il n’en est pas ainsi.

Nous importons des milliers de chars de patates, des millions de boîtes de produits en conserves et légumes de toutes sortes, et par le paiement de ces achats nous permettons à nos voisins d'organiser des industries et de donner du travail à leurs ouvriers,

N'est-ce pas un manque de coopération, de patriotisme, de la part |

des acheteurs? Si tous les consommateurs demandaient des produits de chez nous, de notre province, les vendeurs seraient bien obligés d’avoir ces pro- duits en entrepôt et cela nous constituerait un marché très intéressant.

Nos cultivateurs qui ont besoin âe machines agricoles donnent la pré- férence à celles qui sont fabriquées ailleurs. Pourquoi ne pas la donner à nos compagnies canadiennes-françaises? Ceci donnerait du travail aux ou- vriers de chez nous. 5

On parle de restauration sociale, on parle de la crise, mais est-ce que tous nous n'avons pas nos responsabilités? Prenons-les donc loyalement et

-reconnaissons que si la race canadienne-française le voulait, elle serait É

plus à l'aise qu’elle ne l'est présentement.

La leçon des temps présents devrait nous servir pour l'avenir et c’est : par l'achat chez nous des produits de chez nous que nous arriverons à prou- ver à tous nos dénigreurs, à tous les profiteurs, que les Canadiens français ont conscience de leur force, qu'ils savent défendre leurs Intérêts. À .. B.-M. PUCET.

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{que s'est déroulé le programme des |trois séances.

Comme ces deux travaux, très soi- gnés et d’une réelle valeur pratique, peuvent rendre de grands services aux membres du personnel enseignant, nous les publierons dans le texte com- plet. Le premier parait dans ce numé- ro; le second suivra la semaine pro- chaine. |

A la séance d'ouverture, mercredi soir, M. Camille Fournier, président; de lAssociation des instituteurs, et M. le magistrat Henri Lacerte, pré- sident de l'Association d'Education, ont souhaité la bienvenue aux délé- gués. C'était la onzième fois que tous | deux s’acquittaient de cette tâche.

Programme artistique

Le programme artistique de la soi- rée comprenait:

Education nationale Piano: Danse espagnole, Op.

5, No M. Camille Fournier, dans une brè- {2 Merz ve allocution, a rappelé la noblesse et les difficultés du rôle d’éducateur qui consiste à former l'âme des en- fants. C’est une oeuvre, dit-il, qui doit être poursuivie avec fermeté et constante. On s'imagine parfois que l'on occompli oeuvre d’éducatiton na- tionale du seul fait que l'on enseigne la langue française. Le programme d'enseignement de notre langue ne... SPLIT suffit pas: il faut pétrir les âmes et| Chant Mouettes et Alcyons les coeurs de choses françaises, en Thérêse Thibault imprégner l'atmosphère de l’école. 2e piano: Mona Thibault Pour cela, il n'est pas nécessaire de La séance publique de jeudi bousculer l'horaire officiel. L'insti-

La’ séance publique de jeudi soir

tuteur qui comprend son devoir sait 1 faire converger toutes ses leçons vers [avait également attire une nombreuse assistance. Le morceau de résistan-

le but qu'il se propose; mais pour : cs ce était la conférence de M. l'abbé

convaincre les enfants, il faut être; convaincu soi-même. Si, dans la pro-|J.-A. Sabourin sur l'Education natio-

vince de Québec, on éprouve le be-|nale à l'école, qui a été suivie avec soin de cultiver l'éducation netionale, lun grand intérêt. L'orateur, après a- à plus forte raison devons-nous le ; voir exposé ce qu'il faut entendre par faire ici toutes les influences, |l'éducation nationale, s'est demandé magazines, cinéma, radio, sports, etc. |si nous avons le droit d'exiger cette travaillent contre nous.

M. le président, en saluant S. E. Mgr Béliveau, regrette l'absence de S. E. Mgr Yeïle. T1 donne lecture d'une lettre de Mgr l'Archevêque Coadju-

Thérèse Lavoie, Noëlla Raymond, Madeleine Bernier, Eliane Pelletier

Les Petits Pierrots, élèves du Ille grade, Mlle IL. Guyot.

Ch. Pourny Au piano: Mile L. Guyot. ;

Landry

dans une troisième partie, il a dit comment y parvenir. Ce magistral travail paraîtra in extenso dans nos colonnes. :

Le R. P. Faure a remercié M. l’ab- Sabourin d'avoir rappelé les prin- cipes primordiaux de la véritable 6- ducation et fixé notre attention sur

vention et donnant quelques conseils au sujet de l’enseignement du caté- chisme.

Le Sou de l’Ecolier, pense pas dans la pratique.

M. le président de l’Association d'E- ducation note avec plaisir que les| R- P. ee o See a inscriptions pour le concours de fran-; 4 Certaines ons Tréce

çais, cette année, comptent 350 noms bureau d'éducation dont il fait partie.

éducation nationale dans nos écoles; Itre fameux “ravin”,

de nombreux détails auxquels on ne

SURVIVANCE.

LE BAZAR DE ST-JOACHIM

La. paroisse St-Joachim est heureuse de “remercier par la voix de son curé et des Dames organisatrices, toutes les person- nes qui d’une manière ou d’une autre ont bien voulu l’encourager dans le Bazar qu'elle vient de faire. Ce fut un vrai succès.

Voici la liste des personnes qui ont gagné les prix mis en rafle à cette occasion: À

Le billet d'excursion Edmonton-Montréal, a été gagné par Mile Blanche Maure, 9618 - 107ème Ave, Edmonton. Le premier prix des concurrentes dans la vente des billets a été gagné par Mlle Yvonne Bernier; le 2ème prix, par Mlle Julie Châtain; le 8ème prix, par Mlle Françoise Thibeault; et le 4ème par Mlle Jeanne Keroack, ;

Une nappe offerte par les religieuses du Précieux Sang fut gagnée par Mme Harvey, Arlington Apts, Edmonton; Une pein- ture de Mme J. E. Morrier, fut gagnée par M. Adrien Blais, lile rue, Edmonton; un tour de cou en fourrure, donné par M. I Clément fut gagné par Mme E. Dame, 114e rue, Edmonton: une fourrure grise, donnée par la Maison Trudel, par Mlle Rollande Morin, 110e rue, Edmonton; un couvre-pied, ouvrage de Mme

| Figeon et des Dames St-Joachim, par M. J. Wells de Calgary; june lampe en marbre blanc, offerte par M. et Mme J. Châtain Feat gagnée par M. J. H. Tremblay, 108e rue, Edmonton; une inappe donnée par les religieuses du Bon Pasteur, par M. Jac- ques Sauriol, rédacteur de la Survivance; et enfin une liseuse | en laine, donnée par Mme Eugène Larose, a été gagnée par Mme 3 . Cantin.

; d'Action Catholique au |

Juniorat St-Jean, le 19 mai.

Chronique de 'A.C.F.A |

On nous annonce que la tournée d'abonnement à St-Joachim com- mencera sous peu. La même nou- veille nous arrive de Lafond. Durant la semaine dernière, nous avons re- çu les abonnements pour les mon- tants suivants: St-Edmond $4; Ea- crer à l'Action Catholique. Séances | MOureux $2; Ste-Lina. $3; nine d’études ‘évangéliques, à la portée de re D $25 Penn $63 . tout le monde: pique-nique dans no-|E#ke $7; Vesreville $4; Calgary $

des jeux pour Comme résultat de tirage, Calgary disträire la jeunesse, des “stands” | $12. Vegreville nous a fait parvenir pour intéresser les plus vieux, un sou-| Comme résultat de tirages, Calgary per “à la canayenne” sur l'herbe: 516. comme résultat de soirée et ti- enfin, grande Assemblée Publique, le| "28e. Nous espérons que ces exem- soir, pour couronner cette journée ples seront suivis par les autres Cer- consacrée à la vente d'Evangiles au cles. prix de 5 sous et du déjà célèbre : journel étudiant intitulé “Je”. Le| . Cette semaine, les Da ve ca tout à la gloire de l'Evangile et de! *cutif ont été convoqués à assister à

l'Action Catholique parmi les étudi- | Un SOUPET intime qui aura lieu à l'oc- ants. casion du prochain passage de M.

Paul Suzor, Consul de France pour Invitation générale, cela va sans |POuest du Canada. M. Suzor sera à

Ce ne sera pas trop de toute : journée. Le matin, grand'messe so- | lennelle, il y aura Te

de l’un des nôtres, ainsi que la pro- messe de nos militants de se consa-

Journée de l'Evangile et

BON SANG NE MENT PAS

PIECE EN 1 ACTE par Emma MORRIER

Cette pièce, qui vient de remporter la victoire sur onze concurrents de lan- gue anglaise au festival.de Calgary, sera interprété par. les mêmes artistes au fes- tival national à Ottawa. Les personnes qui dési- rent se procurer un exem- plaire de cet ouvrage fe- ront bien de se hâter car l'édition est très limitée.

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dire: collèges, couvents, grand public. Les Anciens du Juniorat tout parti-

de plus que l’année dernière. Il re-|

Le programme artistique de la soi-

commande l'oeuvre du Sou de l'Eco- | L6e, abondant et varié, a été parti- |lHer, destiné à faire participer les jeu- | culièrement goûté:

nes élèves au soutien de notre Asso- ciation d'Education. La question sco- laire occupe beaucoup les esprit de- puis quelque temps, non seulement au Manitoba, mais aussi dans la provin- | ce de Québec: on parle de changer

on demande la modification des pro- grammes d’études. C'est dans le sens [national que les Canadiens français du Manitoba cherchent à fortifier leur loeuvre. d'enseignement et M. Lacerte annonce que la conférence de M. l’ab-

sera le prélude d'un cours pédago- gique subséquent orienté vers le même but. : : $ La Rédaction

-Au cours de cette première séance, , deux importants travaux ont été don- | nés: le premier, “la rédaction au cours primaire”, par la Reévérende Sr

le mode d’administration des écoles, | Fleuris

ibé Sabourin sur l'Education nationale '

Piano: Hopak Léa Dussault

Moussorsky

2e piano: Jeanne Croteau

Chant: Viens dans les Champs Laliberté

Au piano: Cécile Toupin, A.T.C.M.

Piano: Festival Procession, Op. 45

L Jensen

Lucienne Bouchard, Jacqueline Gagnon

Anne-Marie Cusson, Corine Miron

La charmante comédie “Les Petits Jardiniers de la Reine”, jouée par des élèves de l'Académie Provencher, sous la direction du R. F. Berger, a rem- porté un beau et légitime succès.

La diction et le bon langage .

À la séance de vendredi matin, on

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a d’abord donné le rapport du Co- imité de Nomination. Un certain nom- ilbre de noms sont inscrits au tableau et le vote est pris par scrutin secret.

| On passe ensuite à une conférence be la diction et le bon langage; su- njet bien essentiel dans nos écoles. [On sait toute l'importance que nos éducateurs bnt attachée à ce sujet. IR ces dernières années.

“ALBERTA

Nous avons ce matin l'expérience Ï pu religieuse de Lorette, Rév. Sr f :Saint-Elphège, et cette religieuse nous dit ce qui s'est fait à Lorette depuis N | 1929, alors que fut fondé un cercle du .[{|bon langage au couvent, jusqu'à nos jijours. C’est l'expérience de six an- nées que nous est décrite. En voici

culièrement.

Des précisions au sujet du pro- gramme seront données sur la Sur- vivance, le 15 courant.

Le prés. de-la Section Jéciste, Juniorat St-Jean, 8406 - 9le rue, Edmonton.

mo om

ment du catéchisme. Il recommanda surtout de préparer ses classes à l'a- vance afin de ne pas perdre de temps durant la classe alors que le temps est si court. M. l'abbé recommanda de rendre l'enseignement du caté- chisme vivant et pratique. Le but doit être de former des chrétiens, de leur donner la vraie mentalité chrétienne, de les former à l'image de Notre- Seigneur. Il propose divers moyens à cet effet: T1 ne faut pas retrancher le mot à mot tout à fait, mais il faut tout de même ne pas en être escla- ives. Il recommande d’autres moyens lafin de susciter la piété et la dévo- [tion des élèves: le cycle liturgique de l'année scolaire, les lecturés sérieuses, les récits de la vie de Notre-Seigneur, etc. On est en train de rapprocher de plus en plus l'enseignement religieux : l'Evangile. On a encore du che-

min à faire, mais on est en bonne voie. S. E. Mgr Yelle a recommandé l'étude plus suivie de la vie de Notre-

.|Seigneur, Cela pourrait remplacer

Lafargue dans les grades plus élevés. Mgr Yelle a aussi recommandé de donner 33 leçons d’apologétique dans les grades plus élevés, afin de pré- parer les élèves à toutes les questions qui agitent le monde actuellement.

À la suite de cette conférence, MM. les abbés Lévêque et Blais, qui ensei-

Edmonton quelques jours durant les- quels il aura le privilège de décorer M. le Doyen Kerr de l’Université ain- si que plusieurs Pères du Vicariat du MacKenzie et la Rév. Sr Zénaide, provinciale des KR. SS. Filles de Jé- sus. Se :

Nous avons appris avec regret la mort de la mère de la R. S. Beaupré, | secrétaire proWnciale des Soeurs Gri- | ises d’Edmonton et bien que le nom | de la Soeur Beaupré ne fut pas tous | jours de l'avant, elle fut ER june des nombreuses ouvrières dans} jnos concours de français. Nous de-| maudons à tous nos membres l'of- frande d’une prière pour le repos de Pâme de la mère de celle qui s’est dévouée sans compter pour nos pe- tits franco-albertains.

L'organisation du concours de fran- çais achève. Il nous manque encore, cependant, quelques écoles du district d’'Edmonton et de St-Paul, malgré les nombreuses lettres circulaires que nous avons envoyées pour demander les renseignements nécessaires. Nous avisons par la présente les commis- sions scolaires de s’informer afin de savoir si oui ou non les renseigne- ments nécessaires nous ont été four- {nis. À moins de recevoir ceux-ci sous peu, les élèves courent le risque de

On nous avise que certaines solli- citations pour des programmes ou au- tre chose ont été faites au nom de l'Association, Nous désirons par la présence informer nos membres et nos amis qu'aucune autcrisation à été donnée à qui que ce soit pour sol- liciter au nom de PAssociation. Seuls, les membres des exécutifs locaux ou les percepteurs autorisés ont le droit

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| l'histoire en deux mots. L'on à fondé à Lorette, en 1929, ce cercle du bon

pouvoir concourir cette année,

gnent le catéchisme dans nos deux |de recevoir des abonnements à la Sur- grandes écoles de la ville, ajoutent |vivance au nom de l'Association, Avis

langage. I1 y avait réunion chaque |AUelaues mots, fruits de leur expé- lvendredi; on procéda tout d'abord |r'ience. La séance est clôturée par isous forme de dialogue, récitations, 112 Proclamation qu résultat des élec- | etc. On ajouta peu À péu à ce pro- ions. On se sépara conscients d'a- | gramme originel jusqu'au point actuel voir eu encore une fois, une très in- alors que chaque élève a son ca-/téressante convention. hier il note les fautes commises, LA LIBERTE

| alors que les élèves se corrigent en- litre eux, etc. Aux murs des classes l'sont affichées des devises, don du | Bon Parler de Québec. A la suite de |la causerie de la Rév. Soeur, un jeu- îne élève de Lorette, italien, du nom ide Perfumo, vient déclamer en un | français impeccable, la fable de La Fontaine, “Les animaux melades de! lie peste”. A la suite de cette décla- ‘mation, quatre élèves dramatisent cét-' Îte fable au moyen d'un très intéres- ‘sant et spirituel dialogue. Un choeur llde jeunes “filles. du couvent de.Lo- ‘rette chante ensuite un chant ap- proprié. Encore ici les auditeurs pu- | rent admirer la belle diction des élè- ives de Lorette,

Cette conférence fut très appré- ciée’et à l'issue de la causerie, la Rév. : Soeur distribue à ses auditeurs un ta- bleau. se trouvaient réunis tous les efforts faits au couvent de Lorette a dans le bon combat pour la belle Jdiction. È

Run

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‘L'enseignement religieux | [| “M. l'abbé d'Eschambault, visiteur i|des écoles, fut le conférencier sui-| à kvant..M. l'abbé -pürla.de T'enseigne-| ce

s à

aux personnes qui seront approchées pour des programme ou autre or) L’Association actuellement ne soñicite que des abonnements à la Survivan- ce. sn Léo BELHUMEUR,

Secrétaire généraL

|

N.-B. Si vous avez déjà signé une formule à cet effet, il n'est pas nécessaire de vous déranger, car elle reste en vigueur durant 1935.

Âvis aux consommateurs d’eau au sujet des taux spéciaux d'été

Un taux spécial d'été à été autorisé par le conseil de la cité pour

tous les consommateurs d’eau dont l’approvisionnemenit est enregistré par compteur sur la base suivante:

Le consommateur est tenu de payer les factures d’eau telles que produites chaque mois pour le montant actuel d’eau dépensé, pour tous usages. Après le 31 août 1935, un ajustement du compte sera fait comparativement. au surplus au-dessus de la. moyenne des six mois précédents le ler mai. Ces taux spéciaux sont en force du ler mai au 31 août 1935. D'après cette méthode, le consommateur obtiendra 50% d’escompte sur tout surplus d’eau employé pour les pelouses, bou- levards et jardins, pendant les mois ci-haut mentionnés. .

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