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ANNALES

SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

ARTICLE 96 DES STATUTS ET DU RÈGLEMENT. Les opinions émises dans les Annales sont entièrement propres à leurs auteurs; la Société n'entend aucunement en assumer la responsabilité.

TYPOGRAPHIE FIRMIN-DIDOT El! CI, MESNIL (EURE).

ANNALES

DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE

DE FRANCE

FONDÉE LE 29 FÉVRIER 1832 RECONNUE COMME INSTITUTION D'UTILITÉ PUBLIQUE

PAR DÉCRET DU 23 AOUT 1878

Natura mazime miranda in mintimis.

ANNÉE 1903. VOLUME LXXII

PARIS NB SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ HOTEL DES SOCIÉTÉS SAVANTES 28, rue Serpente, 28

1903 1904

ANNALES

G A DE LA

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

COLÉOPTÈRES AQUATIQUES

(HALIPLIDAE, DYTISCIDAE, GYRINIDAE ET HYDROPHILIDAE)

RECUEILLIS DANS LE SUD DE MADAGASCAR

PAR M. CH. ALLUAUD (Juillet 1900—mai 1901)

par le Dr M. RéGimBaRr.

I. HALIPLIDAE

Haliplus incrassatus Rég. Bull. Soc. ent. Fr. 1899, p. 371. Espèce assez courte et épaisse, remarquable par sa forme en hexagone un peu allongé, les deux premiers côtés étant représentés par les bords du pronotum et les épaules, les deux côtés médians par le tiers moyen des bords des élytres qui, vers les deux tiers postérieurs, se rétrécis- sent assez brusquement pour former les deux derniers côtés de l'hexa- gone. Les séries des élytres sont formées de points médiocrement gros, presque égaux et assez rapprochés, ceux de la base à peine plus gros, ceux du sommet et des côtés plus petits, mais bien imprimés; ceux des intervalles sont un peu plus petits el à peu près aussi nom- breux.

Nossi-Bé (H. Pierron) !.

Haliplus Alluaudi, n. sp. Long. 3 3/4 mill. Sat late ovalis, converus, crassus, rufus, pronoto antice fusco signato, elytris

1. J'ai ajouté dans ce travail quelques espèces de Madagascar ne faisant pas partie des récoltes-de M. Ch. Alluaul, Ann. Soc. Ent. Fr., LxxH [1903]. l

2 D: M. RÉGIMBART.

in medio suturae plaga lata valde irrequlari postice prolongata et in disco maculis minutis variabilibus nigricantibus ornatis, capite et pro- noto fortiter crebre punctatis, elytrorum seriebus haud canaliculatis, fortiter sat crebre punctatis, intervallis intus planis, vir minus for- liter Sserialim subregqulariter punctatis, extus subacute elevatis, an- qustioribus.

Plus petit, plus ovale, moins trapu, plus atténué aux deux bouts et encore plus fortement et densément ponctué que H. incrassatus Rég. Les élytres ont le bord latéral, vu en dessus, fortement denté en scie dans le premier tiers (il l’est beaucoup moins chez l’autre espèce); leurs dessins noirs consistent d’abord en une large tache très irrégu- lière, commune sur la suture dont elle occupe les deux quarts moyens, dilatée de chaque côté en avant, tantôt parallèle, tantôt irrégulière en arrière, ensuite en quatre ou cinq petites taches discales, la première à peu près au premier quart, les autres dans la seconde moitié et très variables; le pronotum présente une tache brune en avant; les séries ponctuées des élytres sont planes et formées de gros points assez rap- prochés, très gros, transversaux et extrêmement profonds sur les trois extérieures, ce qui rend les intervalles correspondants étroits et élevés en côtes, tandis que les internes sont planes et pourvues d’une série assez irrégulière de points presque aussi gros, mais moins serrés que ceux des séries normales. Comme chez l’autre espèce le premier ar- ticle du tarse postérieur est d'environ un tiers plus long que le sui- vant.

Sud de Madagascar : Isaka (au fond de la vallée du Fanjahira) et environs de Fianarantsoa.

Peltodytes quadratus Rég., Mém. Soc. ent. Belg., 1895, IV, p. 10. M. Alluaud a repris plusieurs exemplaires dans le Sud de Madagascar : région Nord du pays Androy et environs de Fianarantsoa.

II. DYTISCIDAE.

Herophydrus spadiceus Sharp., 1882, On Dyt., p. 593. M. Alluaud a pris deux exemplaires dans le Centre-Sud (Fianarantsoæ et Vinanitelo), lune assez normale comme coloration, avec la bande: transversale jaune du pronotum bien apparente et les taches basales. des élytres très réduites et peu apparentes, l’autre sans bande trans- versale au pronotum avec la tache humérale à peine indiquée et la ponctuation un peu plus forte,

Coléoptères aquatiques. 3

Herophydrus poecilus, n. Sp. Long. 4-4 43 mil Ovalis, brevis, ad medium dilatatus, antice el praecipue postice atte- nuatus, crassus, ronveæus, sublus niger, abdomine aliquoties leviter ferrugato, pedibus antennisque rufis ; capite nigro, in clypeo anguste et postice latius rubro-ferrugineo, sat fortiter dense punclato, utrinque ad oculos antice late et oblique foveolato, clypeo rotundato, sat crasse marginato, in medio anquste emarginato: pronoto brevi, sat fortiter dense punctato, fusco-nigro, vitta transvcersali lata rufa saepe distinc- lissima, aliquoties in medio infuscata ornato, lateribus fere rectis vel leviter arcuatis: elytris dense, fortiter et fere regulariter punctatis, distincte biseriatis, punctis majoribus aliquot ad basin et suturam in- terjectis, nigrantibus, maculis ad basin et latera lincisque in disco r'ufo- [lavis ornatis.

Voisin de H. spadiceus Sharp., mais plus court, plus large au milieu, plus conique en arrière, plus fortement ponctué et en général vive- ment coloré, quoique certains exemplaires aient les élytres presque entièrement noirs avec quelques traces seulement de taches rousses. Le clypeus et une bande transversale en arrière de la tête sont d’un rouge ferrugineux ; la large bande transversale du pronotum dilatée de chaque côté le long des bords et située plus près du sommet que de la base est tantôt d’un roux jaune vif, tantôt très rembrunie et oblitérée dans son milieu. Chez les individus très vivement colorés les dessins des élytres sont ainsi disposés : une bordure roux-ferru- gineux souvent nulle, souvent entière, souvent effacée en avant, en arrière de la base trois taches situées transversalement, l’interne plus petite, triangulaire, à sommet souvent prolongé en une ligne fine juxta-suturale tantotentière, tantotplus ou moins interrompue et se ter- minant au sommet, la moyenne plus grande, triangulaire, souvent prolongée par une ligne plus ou moins interrompue jusqu’au sommet et donnant naissance en dehors au dela du milieu à une autre ligne qui re- joint la bordure latérale en se dilatant un peu, l’externe beaucoup plus grande, allongée, bifide en avant, coupée obliquement en arrière, réduite souvent à un croissant et quelquefois nulle ; en plus on re- marque après le milieu, en dehors, une tache irrégulière oblongue souvent étroite et bifide en avant, souvent réduite à une ou deux li- néoles; vers le sommet ces dessins se jettent dans l'extrémité oblique de la bordure latérale. A côté de ces exemplaires bien colorés s’en trouvent d’autres à peu près complètement dépourvus de dessins et ayant par conséquent les élytres noirs avec une ou deux petites taches vers la base et un ou deux petits linéaments en arrière du sommet et au milieu.

4 D' M. REÉGIMBART.

Sud de Madagascar : Manambaro, près Fort-Dauphin; embouchure de la Tarasy:; Bekitro et Imanombo, au Nord du pays Androy.

Herophydrus picturatus, D. Sp. Long. 3 2/3 mill. Sat regulariler ovalis, converus, ad apicem Subacuminatus, fortiter dense punctatus, nitidus, niger, pedibus antennisque rufis; capite antice utrinque marginato et obscure ferrugineo, postice transversim fulco, ante oculos utrinque late foveolato; pronoto vitta fulva transversa sat lata ante medium sita,utrinque plus minus dilatata, in medio aliquoties interrupta ornato, lateribus levier curvatis et angustissime margi- natis; elytris vittis longitudinalibus angustis, plus minus interruptis, antice dilatatis, saepe tantummodo maculis minutissimis et variabilibus indicatis, ornatis.

Cette espèce de la taille de A. vittatus Rég. ressemble beaucoup pour l'aspect et la coloration à Z2. poecilus, mais elle est plus allongée, moins renflée et plus petite ; la bande transversale prothoracique est bien apparente et plus large, les dessins des élytres sont moins dilatés et moins confluents à la base et sur les côtés, quand ils sont très dé- veloppés, souvent réduits à quelques petites taches isolées à la base, en dehors et au sommet. La ponctuation est semblable à celle de 1. poecilus, également assez variable, tantôt dense et profonde, tantôt un peu moins, les séries ponetuées des élytres bien distinctes, la colora- tion toujours brillante.

Madagascar : environs de Tullear (Bastard).

Hyphydrus scriptus Aubé, Species, p. 459 et H. stipes Sharp, On Dyt. p. 377. Il me parait absolument nécessaire de réunir ces deux espèces, après un examen approfondi que jai fait sur un très grand nombre d'exemplaires. Il y a en effet tous les passages de l’un à l’autre, comme forme, coloration, ponctuation et réliculation de la tête, et les exemplaires de la Réunion eux-mêmes n’ont aucun caractère suffisant pour les faire séparer spécifiquement.

Seules les femelles de la race Soarezicus Alluaud, des environs de Diégo-Suarez, restent bien distinctes par la réticulation intense des élytres qui sont ainsi très opaques comme chez H. distinctus Aubé, mais il est impossible de trouver la moindre différence chez les mâles.

L’/1. scriptus Aubé (stipes Sharp) est commun partout à Madagascar.

Les dernières recherches nombreuses faites par différents natura- listes dans toute l'étendue de Madagascar n'ont amené la prise d'aucun exemplaire de l'A. distinctus Aubé, ce qui me confirme absolument dans l’idée que cette espèce ne se trouve qu'aux Mascareignes.

Coléoptères aquatiques. >

Hyphydrus Perrieri Fairm., Ann. Soc. ent. Belg. XLIL, p. 464. Remarquable par sa petite taille (2 mill.), son aspect mat et opaque à cause de la réticulation fine et profonde, sa ponctuation un peu irré- gulière, assez dense et peu profonde, sa couleur obseure et noiratre, sauf sur les élytres qui sont châtain assez foncé, ainsi que le devant de la tête, les bords latéraux du pronotum, les pattes et les antennes.

Cet insecte n’a été rencontré qu'aux environs de Mevatananàä (Perrier).

Hyphydrus minutissimus, n. Sp. Long. 1 3% mill Rotundato-ovalis, brevissimus, postice leviter attenuatus, sat crassus, in medio valde convexus, ad apicem depressiusculus, subnitidus infra piceo-ferrugineus, supra nigro-piceus, capite antice late ferrugineo, pro- noto ad angulos anteriores rufescente, elytris rufis,antice latissime et ad suturam usque ad apicem nigricantibus. Corpore supra subtiliter reti- culato, capite dense sat fortiter, pronoto fortius et rugosius (in medio subtilius) punctato, elytris obsolete minus fortiter et multo minus dense punctatis, punctis minutissimis interjectis; capite antice planato, utrinque obsolete longitudinaliter foveolato, clypeo subrotundato et te- nuiter marginalo; prothoracis lateribus ante medium subangulatim converis, postea rectis, anqulis posterioribus rectis, basi utrinque obli- que recla in medio angulum praebente; subtus punctis magnis, pro- fundis, haud densis instructo; antennis et pedibus rufis, trochante- ribus posterioribus magnis.

Cette petite espèce est des plus remarquables, d’abord par son exi- guité et ensuite par son aspect qui la fait ressembler au premier abord à un Æydrovatus; mais en examinant les différents caractères on ne trouve rien qui la différencie des Hyphydrus, si ce n’est peut-être le pronotum dont la base est non pas sinuée, mais simplement rectiligne de chaque côté entre l'angle postérieur droit et le milieu qui est angu- leux ; de plus les côtés du pronotum sont subanguleusement convexes au premier tiers, puis rectilignes et même subconcaves; les élytres en ovale très courtet régulier se terminent presque en pointe, mais ne sont pas acuminés au sommet. Le clypeus est subarrondi et finement re- bordé sur toute son étendue. Le dessous du corps est d’un ferrugi- neux foncé qui s'étend sur les épipleures et est couvert d’une ponctua- tion très grosse et écartée. En dessus cette ponctuation est assez grosse, bien imprimée et dense sur la tête, plus fine et plus écartée sur le disque du pronotum, tandis qu’elle est grosse, rugueuse et beau- coup plus dense sur les côtés, à la base et même le long du bord an- térieur ; sur les élytres la ponctuation est beaucoup plus obsolète quoi-

6 D' M. RÉGIMBART.

que assez grosse et écartée, principalement sur les côtés et en arrière elle disparait entièrement, tandis qu’au milieu et en avant elle est accompagnée d'une autre ponctuation très fine et presque aussi écartée ; tout le corps est en outre pourvu dune réticulation très fine qui s’ef- face en arrière et sur les côtés des élytres. La tête et le pronotum sont d’un noir de poix peu brillant, la première largement rousse en avant, le second aux angles antérieurs ; les élytres sont également d'un noir de poix dans le premier tiers, cette couleur s'étendant triangulairement sur la suture presque jusqu’au sommet et étroitement sur les côtés, et d'un roux fauve dans le reste de leur étendue. Les antennes et les pattes sont rousses et ne présentent rien de particulier dans leur con- formation, le dernier article des antérieurs et des intermédiaires est très petit et les trochanters postérieurs sont très grands et très con- vexes. Les sutures métasternales sont à peine visibles. Sainte-Marie de Madagascar (Perrot).

Hyphydrus separandus Rég., Wém. Soc. ent. Belg., IV, 1895, p. 53. M. Alluaud à pris une belle série d'exemplaires de cette es- pèce dans le Sud de Madagascar : Manambaro, près Fort-Dauphin; Be- kitro et Imanombo, au Nord du pays Androy ; Anjorojoro, au Nord de Ja forêt Tanala.

Clypeodytes meridionalis Rég., Mém. Soc. ent. Belg., IV, 1895, p. 63. Long. 1 2/5 mill. Je rapporte à cette espèce décrite d’A- frique australe plusieurs exemplaires de Suberbieville (Perrier), et d'autres du Centre-Sud, du pays Androy et de Fort Dauphin (Alluaud). Ces spécimens sont assez variables pour l'intensité des nébulosités foncées qui ornent les élytres et la base du pronotum et aussi pour la ponctuation qui est en général plus profonde et un peu plus grosse que chez les exemplaires d'Afrique australe; la crête latérale des élytres qui continue le pourtour du pronotum est aussi mieux marquée et la longue fossette située en dehors est généralement aussi plus marquée. IL est possible que cette race de Madagascar soit une espèce distincte, mais il me parait préférable de la considérer plutôt comme une variété, afin de ne pas encombrer outre mesure ce genre déjà nombreux et très diflicile à déterminer.

Ciypeodytes sordidipenpis,n.sp. Long. 1 1 4-1 13 mill. Breviler ovalis, latissimus, sat conveæus, postice post medium oblique attenuatus, sublus rufus, pedibus antennisque concoloribus, capite et pronoto flavis, illo postice vage fusco binotato, tenuissime punctu- lato, hoc secundum apicem et basin et in medio leviter infuscato, in disco

Coléoptères aquatiques. 7

tenuiter et remote et ad latera fortius et densius punctato : elytris sor- dide griseis, ad basin et suturam vage infuscatis, ad latera dilutioribus, fortiter dense punctatis, ad latera costa elevata et extus fovea longa instructis, striga prothoracis obliqua et brevi, in elytris sat breviter continuata, clypeo tenuissime marginato, leviter elevato et fere recto.

Cette petite espèce diffère de la précédente, à laquelle elle ressemble beaucoup, par sa taille plus petite, sa forme un peu plus courte, par la ponctuation beaucoup plus fine de la tête et du pronotum, par le cly- peus moins rectiligne, par la strie de la base des élytres moins longue, par la couleur plus jaune de la tête et du pronotum et par les élytres pius gris et non marbrés de noir,

Manambaro, près Fort-Dauphin.

Pachynectes, n. en.

Forma et habitu gen. Hygroto simillimus, ovalis, latus, crassus ; capite sat planato, utrinque antice oblique parum profunde foveolato, clypeo haud marginato, pronoto trapeziformi, utrinque plica vel striga leviter oblique intus arcuata et sat profunda, in elytris haud conti- nuata, instructo: elytris ovatis, simplicibus, fortiter crebre punctalis, extus fortiler plicato-deflexis, epipleuris sat angustis, antice foveatis ; prosterni processu depresso, subexcavato, in medio subcarinato, apice cuneiformi; metasterni regione centrali in medio convera, antice exca- vata, postice utrinque anguste carinata, cum linea media ipsa longitu- dinaliter canaliculata.

Je crée ce nouveau genre pour le Bidessus hygrotoides Rég. I res- semble beaucoup comme forme aux Hygrotus, mais il s’en éloigne par le clypeus nullement épaissi ni rebordé et par la présence d’une strie ou pli de chaque côté du prothorax: il se rapproche beaucoup plus des Yola, mais il en diffère par les élytres dépourvus de côtes et munis d’une fossette verticale peu profonde, destinée à loger les ge- noux intermédiaires. L'apophyse prosternale est largement déprimée, même un peu excavée, avec une légère carène médiane et se termine en forme de coin; le milieu du métasternum est longitudinalement excavé en avant, cette excavation se continuant par deux légers sillons séparés par une légère élévation, puis il est convexe au milieu de sa longueur, pour présenter ensuite jusqu’au sommet une surface un peu déprimée limitée de chaque côté par une carène étroite, creusée au milieu d’un sillon assez profond et brusquement tronquée en arrière, chaque angle de cette troncature portant en dehors les cavités coxales,

8 D: M. RÉGIMBART.

Pachynectes hygrotoides Rég. [Bidessus] Meém. Soc. ent. Belg. 1895, IV, p. 97. Cet insecte, trouvé en grand nombre à Diégo-Suarez par M. Alluaud, à été repris en un exemplaire à Fort-Dauphin par lui-même.

@ var. ordinatus, nov. var. Cette forme diffère du type par sa surface opaque, fortement réticulée, ce qui rend enccre plus sen- sible la disposition en série longitudinale des points des élytres.

Baie d’Antongil (Mocquerys), un exemplaire; pays Androy (Alluaud), deux ou trois exemplaires.

Pachynectes ventricosus, D. Sp. Long. 2 mill. Ovalis, latus, ad medium elytrorum dilatatus, fere subrhomboideus, sat crassus, infra piceo-ferrugineus, pedibus antennisque rufis, supra rufus, nigro- variegatus; capile pallide rufo, in medio leviter convexo, tenuissime punctulato, antice utrinque late et parum profunde depresso, postice transversim sat fortiter punctato; pronoto fortiter punctato, rufo, antice sat anguste, postice late nigro marginato, plica utrinque sat brevi, profunda, leviter intus curvata, in elytris minime continuata ; elytris fortiter, dense et subrequlariter punctatis, ad basin punctis majoribus, approximaltis, Saepe confluentibus, ad suturam multo minus regulariter ordinatis, in serie juxta-suturali magis approæimatis et regularibus, instructis, quoad colorem rufo-aurantiacis, sutura, basi (paulo latius interne), fasciis transversis valde irregularibus, 1 ad medium, 2 ante apicem, ornatis.

Espèce paraissant bien distincte par sa forme plus ventrue et pres- que subrhomboiïdale et surtout par les dessins jaunes des élytres plus rougeûtres et tellement développés qu’ils dominent la couleur noire; celle ci n’occupe que la suture, la base un peu plus largement en dedans qu’en dehors, l'extrême sommet et deux bandes transversales très irrégulières, la première vers le milieu atteignant environ le pli d'inflexion latéral, tantôt entière, tantôt séparée en dehors par un trait jaune, la seconde située à égale distance du milieu et du sommet, se terminant au même pli latéral, mais à peu près toujours par une tache qu'un trait jaune sépare. La ponctuation est plus forte, moins inégale, et parait moins disposée en séries longitudinales au voisinage de la suture. Sur un bon nombre d'exemplaires envoyés par Sikora de Madagascar, sans autre indication, je n'ai trouvé aucun passage avec P. hygrotoides.

Bidessus costulifer, n. sp. Long. 2 1/3-2 1/2 mill. Late ovalis, brevis, in medio latus, antice et praecipue postice attenuatus,

Coléoptères aquatiques. 9

converus, infra piceus, antennis pedibusque rufis; capite fulvo, postice fusco, in vertice et circa oculos sat fortiter punctato, in medio fere laevi et tenuissime remote punctulato, utrinque oblique foveolato ; pro- noto fulvo, antice anguste fusco, postice late nigro, lateribus omni- no fulvis, sat fortiter parum dense punctato, utrinque plica obliqua in elytris haud continuata instructo; elytris nigris, margine laterali latissimo ad medium emarginato, ad apicem antice maculatim dilatato, fascia postbasali antice leviter obliqua et postice bilobata, extus cum margine exlerno confluente, maculisque duobus minutis elongatis in disco paulo post medium flavis, ornatis, valde irregulariter punctatis, costula vix elevata post medium evanescente, in medio disci instructis.

Assez voisin de B. insignis Sharp, mais un peu plus large et plus gros, avec la tête plus jaune, le pronotum plus régulièrement ponctué, les élytres plus fortement et densément ponctués, pourvus de la même petite côte subélevée moins saillante, sans les deux rangées de points internes, mais avec d’autres rangées denses et peu régulières de chaque côté de la côte et enfin avec les dessins jaunes plus découpés, notamment la bande posthasale plus étroite et bilobée en arrière, la bordure latérale également profondément échancrée au milieu et pourvue en arrière d'une ligne noirètre plus ou moins visible et la présence sur le disque au tiers postérieur de deux taches jaunes allon- gées situées côte à côte.

Imanombo, pays Androy ; deux exemplaires.

Bidessus perexiguus Kolbe, 1883, Wiegm. Arch. XLIX, p. 407. Pays Androy et vallée du Ranofotsy.

Bidessus luteopictus Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1897, p. 208. M. Alluaud a pris un exemplaire aux environs de Tamatave et un autre dans le pays Androy à Imanombo; il avait pris les premiers décrits à Curepipe dans l’île Maurice.

Je ne cite les espèces suivantes déjà connues que pour les localités nouvelles :

Bidessus rivulorum Rég., Mém. Soc. ent. Belg., 1895, IV, p. 84. Suberbieville (Perrier), baie d'Antongil (Mocquerys), pays Androy et Centre-Sud (Alluaud) : lexemplaire unique de cette dernière pro- venance, qui est peut être une espèce distincte, diffère du type par sa forme plus allongée et la couleur plus foncée de la tête et des élytres, se rapprochant ainsi de B. Peringueyi Rég., d'Afrique méridionale.

10 D: M. RéGiMBaRr.

Bidessus longistriga Rég., !. c., p. 79. Baie d’Antongil (Moc- querys), Centre-Sud et pays Androy (Alluaud), Suberbieville (Perrier).

Bidessus capitatus Rég., !. 6, p. 83. Sud de Madagascar Fort-Dauphin, Andrahomana, pays Androy.

Bidessus plagiatus Kolbe, 1883, Wiegn. Arch., XLIX, p. 407. Pays Androy et Centre-Sud.

Bidessus geminodes Rég., /. €., p. 88. Bassin de la Tarasy, pays Androy, Fort-Dauphin (Alluaud).

Bidessus longivittis, n. Sp. Long. 1 23 mil. Oblongo- ovalis, sat conveæus, haud attenuatus, subtilissime reticulatus, tenuiter, distincte et parum dense punctulatus, infra nigricans, pedibus anten- nisque rufo-flavis; capite flavo, postice et intra oculos late infuscato : pronoto flavo, antice anguste, postice latissime fusco, lateribus evi- denter arcuatis, striga utrinque profunda, sat longa, in elytris vir longius continuata; elytris luteis, basi interna late, sutura anguste vittisque duabus longitudinalibus antice abbreviatis, postice ante apicem maculatim conjunctis, fuscis: pubescentia tenuissima, flava.

Très voisin des B. confusus Klug et Dakarensis Rég., comme colo- ration et forme; pronotum étroitement brun noir en avant, très large- ment en arrière, cette teinte foncée prolongée parallèlement en dehors jusqu'au milieu de l’espace qui sépare la sirie ou pli du bord externe, ce qui fait que le pronotum paraît brun avec une bande transversale antémédiane jaune, dilatée de chaque côté de facon à occuper tout le bord externe. La bande foncée basale des élytres, large en dedans des stries basales, se rétrécit brusquement en dehors et disparait presque à épaule ; la suture est étroitement brune en dedans de la strie sutu- rale:; les deux bandes longitudinales s’interrompent l’externe au quart antérieur, l’interne au tiers antérieur et se réunissent en arcade dilatée avant le sommet, sans anastomose avec la suture.

Majunga, un seul exemplaire {ma collection).

Bidessus flavoguttatus Rég. {. €., p. 93. Environs de Tama- tave, et Centre-Sud (Alluaud).

Bidessus ornatipennis Rég.. Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 372. Un seul exemplaire connu avait été pris par M. Alluaud aux envi- rons de Diégo-Suarez: il en à repris un second semblable au type à Fort-Dauphin et un troisieme dans le pays Androy au sommet de l'Ivohitsombé : ce dernier exemplaire a les élytres plus sombres et pri-

Coléoptères aquatiques. 11

vés de la bande suturale et de la tache médiane allongée jaunes, la bordure et les taches latérales restant bien marquées,

Hydrovatus pictulus Sharp, On Dyt., p. 323 (dilutus Kolbe, 1883, Wiegm. Arch. XLIX, p. 403. Fianarantsoa (Alluaud), espèce parais- sant toujours fort rare et très isolée.

Hydrovatus testudinarius Rég., !. c., p. 106. Fianarantsoa et pays Androy (Alluaud); les deux exemplaires du pays Androy sont notablement plus petits que ceux des autres régions, mais ne me pa- raissent différer en aucun autre point.

Hydrovatus sordidus Sharp, On Dyt., p. 327, var. kuwmilis Sharp, Le. p. 327. Fort-Dauphin et Fianarantsoa (Alluaud), Majunga. Les quelques exemplaires que j'ai pu examiner paraissent susceptibles d'une certaine variabilité, particulièrement sous le rapport de la ponc- tuation tantôt assez obsolète et même effacée surles côtés, tantôt beau- coup mieux marquée et alors simplement un peu moins forte sur les côtés,

Hydrovatus madagascariensis, D. sp. Long. 2 1/2 mill. Breviter ovalis, crassus, sat converus, postice sat fortiter acuninatus, castaneo-ferrugineus, concolor ; capite tenuissime, parce et vir distincte punctulato, antice utrinque longitudinaliter foveolato, clypeo levissime arcuato, tenuissime marginato, utrinque ante oculos incrassato et elevato; pronoto in disco parce tenuiter punctulato, ad basin densius et fortius punctato el substriquloso : elytris fortiter sat dense punctatis, quam capite et prothorace multo obsoletius reliculatis. d unguiculis anterioribus minutis et simplicibus, intermediis fere duplo majoribus ; antennis longis et robustis, articulis 6, T, et 8 f[or- titer dilatatis (6° majore).

Espèce extrêmement voisine de H. crassicornis Kolbe, que j'avais d’abord confondue, ne connaissant que la femelle qui est difficile à distin- guer etque l’arrivée d’un couple bien complet me permet de séparer, les caractères du mâle étant très manifestes et très différents, La taille, la forme et la coloration sont identiques, de même que la réticulation; la ponctuation des élytres est un peu plus forte et surtout un peu plus dense ; le elypeus est à peu près semblable, mais il est pourvu de cha- que côté d’un pli beaucoup plus épais et élevé. Chez le mâle les ongles antérieurs au lieu d’être extrêmement longs et inégaux sont au con- traire très courts et à peu près égaux, tandis les ongles intermédiaires ont a peu près le double de longueur, étant ainsi plus développés que

12 D' M. RÉGIMBART.

chez l’autre espèce. Les antennes ont une structure différente qui né- cessite de faire une description parallèle pour les deux espèces : chez H. madagascariensis elles dépassent de beaucoup la longueur de la tête et du pronotum réunis, sont épaisses et élargies au milieu, les articles 5 très peu, 6, 7 et 8 fortement dilatés de la base au sommet en forme de triangle, un peu obliquement tronqués-échanerés au som- met dont l'angle antérieur est plus développé et plus saillant, le 6€ ar- ticle étant le plus grand, les 3 derniers étant entre eux de même largeur. Chez H. crassicornis elles ont à peu près la même longueur, mais sont encore plus dilatées au milieu avec une conformation différente, les articles 4, 5,6 et7 sont progressivement dilatés, le anguleux en avant, le et surtout le très larges et aplatis, en forme de trapèze à bord antérieur plus long, le un peu moins large que le et en forme de carré émoussé aux angles, le étant le plus grand et les quatre derniers étant entre eux de même largeur. La femelle de l’es- pèce actuelle se distingue très difficilement de l’autre par le clypeus plus épaissi sur les bords et la ponctuation un peu plus dense.

Sud de la baie d’Antongil, 3 exemplaires (Mocquerys).

Hydrovatus cruentatus Kolbe, Wiegm. Arch., XLIX, 1883, p.404. Long. 3 3/4-4 mill. Très large, court, mais très notablement at- iénué en arrière et brièvement acuminé, noir en dessous, les antennes et les pattes roux ferrugineux; tête et pronotum brun rouge, la pre- micre noirâtre en arrière, le second en avant et en arrière; élytres brun noir avec une large bordure latérale dilatée au sommet et émet- tant en dedans deux bandes transversales irrégulières et n’atteignant pas tout à fait la suture, l’une posthasale, l’autre postmédiane, ces dessins d’un rouge sombre parfois très peu visibles; réticulation très fine et superficielle; ponctuation fine et peu serrée sur la tête, beau- coup plus forte et dense sur le pronotum et les élytres; clypeus fine- ment, mais fortement rebordé, tronqué et même subéchaneré au mi- lieu.

Baie d’Antongil (Mocquerys), Fianarantsoa (Alluaud).

Dans ma Revision des Dytiscides et Gyrinides d'Afrique et de Mada- gascar, j'ai décrit sous ce nom une espèce différente, ayant méconnu le vrai H. cruentatus Kolbe. Cette espèce que je ne puis rapporter à aucune autre, est nouvelle et j'en donne ci-dessous la description.

Hydrovatus confusus, n. Sp. Long. 4 mill. Brevissime ovalis, post humeros latissimus, postea oblique leviter attenuatus, ante apicem subtruncatus et ad extremum apicem brevissime acuminatus, valde

Coleoptères aquatiques. 13

converus, nilidus, vel nigro-piceus et ad latera plus minus ferrugineus, vel rufo-ferrugineus et ad basin elytrorum et suturam infuscatus, sub- tüliter et distincte reticulatus, in capite tenuiter et sat remote punc- tulatus, in pronoto et elytris fortiter dense punctatus ; elypeo antice te- nuiter marginato, Subemarginatim truncato, capite utrinque ad oculos antice oblique impresso, antennis sat longis et parum gracilibus, leviter planatis et intus serratis, articulo ultimo acuto.

Espèce ressemblant beaucoup par son aspect général, sa couleur et sa ponctuation à A. frater Rég. d'Afrique occidentale, mais distincte par le clypeus mieux tronqué et même subéchancré, par la convexité moins grande et la forme un peu moins courte et par les antennes moins grèles, plus aplaties et plus fortement dentées en scie en dedans.

Tamatave, baie d'Antongil (Mocquerys) ; pays Androy (Alluaud).

Hydrovatus Badeni Sharp, On Dyst., p. 333. Ankarahitra (Perrier); Tamatave. En reprenant la description de H. subpunctatus Kolbe (1883, Wiegm. Arch. XLIX. p. 405), je pense que cet insecte doit se rapporter à la femelle de 77. Badeni Sharp ou à une espèce extrême- ment voisine qui me serait inconnue, Car la grande taille (4 1/2 mill.), la forme très courte, l'apparence opaque et la ponctuation fine et assez obsolète ne peuvent se rapporter à aucune des autres espèces.

Canthydrus flavosignatus, D. Sp. Long. 2 1 2-2 23 mill. Ovalis, valde converus, postice attenuatus, nitidus, punctis aliquot remotis in elytris instructus ; capite rufo, postice nigro ; pronoto rufo in medio et postice latissime nigro, aliquoties fere omnino nigro, margine anteriore et lateribus semper rufis; elytris nigris, apice ferrugineo, ma- culis quinque flavis ornatis, 1* elongata laterali ad humerum, 2 oblonga ad medium baseos, 3* laterali obliqua, irregulari, Saepe geminata et pone medium sita, 4* ad medium lineari, à elongata ante apicem; corpore sublus nigro-piceo, pedibus antennisque rufis.

Très voisin de C. rubropictus Rég., du Congo, il en diffère par la couleur du pronotum qui est fauve, avec une très grosse tache noire un peu vague sur les bords occupant le milieu de la base et le centre du disque; cette tache dans certains cas envahit la plus grande partie du pronotum sans jamais atteindre le bord antérieur ni les bords late- raux qui restent toujours jaunes ; les taches des élytres ont la même disposition, mais elles sont plus étroites, allongées et non arrondies : la première humérale est allongée, ne touche pas tout à fait la base et envoie souvent un prolongement postéro-interne qui rejoint la troisième; la -seconde oblongue est située très près de la base, au milieu de la lar-

14 D' M. RÉGIMBART.

seur ; la troisième est formée deux parties juxtaposées, l’externe très étroite tout près du bord externe au milieu, l’interne oblique en dedans eten arrière; la quatrième et la cinquième, situées sur le prolonge- ment l'un de l’autre, sont allongées et se trouvent l’une au milieu, l'autre aux trois quarts de la longueur; le sommet est rouge ferrugi- neux.

Fort-Dauphin, pays Androy (Alluaud) ; Ankara (Perrier).

Hydrocanthus constrictus Rég., Mem. Soc. ent. Belg., A895, p. 130. Baie d’Antongil (Mocquerys) ; Fort-Dauphin et pays Androy (Alluaud)

Je

Laccophilus rivulosus Klug, ns. Madag., p. 136. Cette jolie espèce peu connue autrefois à été trouvée à peu près partout à Mada- gascar dans ces dernières années : Suberbieville (Perrier); Tamatave, Antsiahanaka (Perrot); pays Androy, Fort-Dauphin (Alluaud), ete.

Laccophilus lateralis Sharp, var. polygrammus Règ. Je dé- signe sous ce nom les exemplaires dont les lignes jaunes des élytres sont plus ou moins développées, par opposition au type chez lequel il n'y à gucre que les côtés des élytres et quelques marques à peine in- diquées vers la base et en arrière du milieu. A ajouter comme lo- calités : environs de Tananarive (P, Camboué); Centre-Sud et pays Androy (Alluaud). L'espèce à été retrouvée en Abyssinie méridionale, Gimirra, par M. O. Neumann.

Laccophilus luctuosus Sharp, On Dyt. p. 307. Trouvé en nombre par A. Mocquerys au Sud de la baie d’Antongil et en un exem- plaire à Fort-Dauphin par M. Alluaud.

Laccophilus pallescens, D. Sp, Long. 3-3 1/2 mill. Ovalis, sat elongatus, postice attenuatus, modice convexus, pallide testa- ceus, coxis posterioribus plus minus infuscatis, elytris fusco-nebulosis, fascia basali transversa maculis elongatis et plus minus liberis formata, altera fascia postmedium lineolatim et vermiculatim interrupta et marqine laterali testaceis, ornatis ; reticulatione duplici.

Ressemble à certaines variétés de L. parvulus Aubé, mais plus grand et plus large et à double réticulation ; ressemble aussi pour la disposi- tion de la bande basale à L. addendus Shp, var. geminatus Rég., mais en diffère par la taille beaucoup plus petite, l'absence des taches gé- minées du pronotum et surtout par la petite réticulation plus fine et beaucoup moins marquée. Coloration d'un testacé pâle, avec les han-

Coleoptères aquatiques. 15

= ches postérieures plus ou moins rembrunies : élytres couverts de nébu- losités et vermiculations confuses brunes, laissant la bordure, deux bandes transversales, et un peu le sommet pâles : la première bande est formée par la réunion de 6 à 8 petites taches pâles allongées sépa- rées en arrière, plus ou moins confluentes le long de la base, la se- conde postmédiane et plus ou moins apparente est formée également de taches plus longues irrégulièrement séparées par des nébulosités ou vermiculations brunes ; la réticulation est double, la fine extrême- ment subtile et superficielle, l’autre, beaucoup plus nette et imprimée, est formée d'aréoles polyédriques.

Baie d’Antongil (Mocquerys) ; ile Sainte-Marie de Madagascar ; Diégo- Suarez et pays Androy (Alluaud).

Laccophilus elongatus,n.sp. Long. 3 12 mill. Oblongo- ovalis, valde elongatus, postice attenuatus, modice converus, nitidissi- mus, persubtilissime reticulatus, rufus, pronoto antice et postice an- quste adumbrato, elytris nigris, fascia post-basali maculis tribus confluentibus formata, maculis duabus minoribus in medio versus su- turam et marginem sitis, macula irrequlari magna ante-apicali laete rufis, margine externo apiceque ferrugineis, ornatis.

Cette espèce, de beaucoup la plus allongée et la plus étroite du genre, forme, avec les L. orthogrammus Rég. et lineatoguttatus Rég., un groupe distinct intermédiaire aux Laccophilus et aux Neptosternus et dont les caractères principaux consistent dans la réticulation homo- gène d’une extrême finesse à aréoles rondes, dans la presque rectitude de la base du pronotum dont le milieu n’est pas anguleusement avancé sur l’écusson ei dans le moindre développement des lobes extérieurs qui terminent les articles des tarses natatoires. Comme chez ses deux congénères la couleur est d’un roux clair, avec les bords antérieurs et postérieur du pronotum étroitement rembrunis et les élytres noirs : ceux-ci ont une bordure étroite et le sommet ferrugineux et des des- sins jaunes vif ainsi disposés : une bande postbasale concave en ar- rière et formée de trois taches plus ou moins soudées, deux petites taches médianes allongées situées l’une près de la suture, l’autre près du bord externe, enfin une grosse tache irrégulière située beaucoup avant le sommet vers les quatre cinquièmes de la longueur. Les an- tennes sont longues et grêles, ainsi que les pattes ambulatoires.

Sainte-Marie de Madagascar (Perrot).

Neptosternus Oberhüri, 0. Sp. Long. 3 12 mill. Oblon- go-ovalis, postice breviter attenuatus, modice converus, rufo-ferrui-

16 D' M. RÉGIMBART.

neus, nitidissimus; capile et pronoto obscure ferrugineis, illo postice, hoc antice et ad latera paulo pallidioribus, elytris nigricantibus, an- quste ferrugineo marginatis, fascia subbasali sat lata in medio angus- tata et a sutura anguste separata, macula elongata media ad suturam, secunda postmedia minus angusta ad latera, tertia majore triangulari ante apicem cum margine late conjuncta aureo-flavis, his signaturis saepe inter se plus minus conjunctis, ornatis ; reticulatione persubtiles- sima et vir transversali.

Jolie espèce très voisine de N. oblongus Rég., mais un peu plus petite, avec la tête et le pronotum plus obscurément et uniformément ferrugineux, présentant la même disposition des dessins, mais Ceux-ci sont plus développés et même chez certains individus prennent une telle extension qu'ils deviennent tous plus ou moins confluents au point de ne laisser parfois du noir primitif que la suture, une bande médiane longitudinale et une tache latérale antémédiane. La réticulation est d’une extrême ténuité avec les aréoles à peine transversales sur les élvtres.

Sainte-Marie de Madagascar (Perrot).

Neptosternus oblongus Rég. 1895, Wém. Soc. ent. Belg. IN, p. 450. M. Fairmaire vient de me communiquer deux beaux exem- plaires d’Ankarahitra (Perrier), de couleur très vive, différant du type par la bande posthasale des élvtres séparée en deux taches, linterne presque. carrée, l’externe très oblongue.

Neptosternus Alluaudi, 0. Sp. Long, 3 14-35 12 mill. Regulariter ellipticus, haud attenuatus, sat convexus, infra fuscus, pedibus antennisque rufo-flavis, supra subtilissime reticulatus, nitidus : capite flavo, pronoto rufo-flavo, antice et postice plus minus late et satvage fusco marginato, angulis posterioribus valde acutis, elytris nigris, signa- turis quinque flavis utroque ornatis, fascia subbasali lata, in medio fortiter strangulata, marginem extus tangente, a sutura anguste sepa- rata, macula parva parallela in medio ad suturam, macula rotun- data sublaterali ad medium, vel marginem tangente, vel isolata, ma- cula magna subtriangulari marqginem late tangente, a sutura separata, sed extremum apicem utrinque tangente. |

Cette espèce, très voisine de N. ornatus Sharp, en diffère cependant par sa forme très régulièrement elliptique et nullement oblongue très atténuée au sommet, par le pronotum plus largement marginé de brun en avant et à Ja base et par les dessins des élytres assez différents : les deux taches antérieures sont réunies sur une large bande subbasale

Coléoptères aquatiques. 17

étranglée au milieu, la tache médiane.interne a la forme d’un petit pa- rallélogramme à peine deux fois plus long que large et non d’un trait allongé, la médiane externe est plus petite et plus ronde, tantôt isolée, tantôt étendue jusqu’à toucher le bord externe, la tache apicale très grande et à peu près triangulaire touche largement le bord externe le long duquel elle remonte en avant jusqu’à la tache médiane externe, tandis qu’elle est séparée de la suture, sauf à l'extrême sommet qu’elle touche très étroitement; enfin le dessous du corps est d’un brun assez foncé.

Baie d’Antongil (A. Mocquerys); Fianarantsoa (Alluaud).

Je pense que cette espèce a été confondue par Sharp, avec le N. or- natus Shp. qui me parait ne s'être encore rencontré qu'à Zanzibar; au premier abord les deux insectes se ressemblent beaucoup.

Copelatus strigulifer, n. Sp. Long. 9 mill. Ælongato- ovalis, haud parallelus, depressus, postice leviter attenuatus, nigricans, capite antice et transtersim postice, pronoto anguste ad latera ferru- gineis, elytris linea sublaterali flava a medio usque ad maculam sat latam ante apicalem flavam a sutura anguste separata, sed marginem postice tangente, ornatis; subtus nigro-piceus, ad latera et ad marginem segmentorum ferrugatus, antennis pedibusque rufis; supra subtilissime reticulatus, tenuiter sat dense punctulatus, elytris ante medium stri- quiis longitudinalibus et irregularibus praeter ad suturam instructis, biseriatim remote punctatis. SG tibiis anterioribus rectis, tarsis sat late dilatatis. Q ignota.

N'ayant qu'un seul mâle, je ne puis décider si cet insecte est une es- pèce propre ou simplement une variété de C. elongatus Kolbe dont il a la forme, la taille et la coloration : il se distingue cependant nette- ment par la tache antéapicale beaucoup plus développée, bien reliée avec la bande submarginale postmédiane et prolongée par un mince filet marginal jusqu'à l’extrème sommet, remontant même un peu le long de la suture; de plus les élytres présentent dans leur première moitié des strioles irrégulières, allongées. profondes, qui manquent sur un assez large espace vers la suture et sur un espace beaucoup plus étroit le long du bord externe. La femelle doit être pourvue de strioles beaucoup plus nombreuses.

Madagascar.

Copelatus elongatns Kolbe, 1883, Wiegm. Arch., XLIX, p. #11. Cette espèce a été trouvée par M. Perrier en exemplaires assez nom-

breux aux environs de Mevatanana (Suberbieville), mais je n'ai Ann. Soc. Ent. Fr,., LXxI1 [1903]. 2

18 D' M. RÉGIMBART.

trouvé aucun exemplaire qui offrit le moindre passage avec l’espèce précédente.

Copelatus xanthogrammus Réc., Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 373. Je ne connais toujours de cette grande espèce que la seule femelle décrite du Sud de la baie d’Antongil. Elle diffère de C. elonga- tus Kolbe par la tête et le pronotum beaucoup plus variés de ferrugi- neux, et surtout par les dessins jaunes des élytres consistant en une bande basale large, fortement rétrécie à l'épaule aux dépens du bord postérieur, en une bordure latérale à l'épaule et submarginale dansde reste de la longugur, en une tache préapicale large et irrégulière et en troislignes longitudinales plus ferrugineuses, étendues de la bande basale à la tache préapicale et situées presque toutes dans la moilié externe.

Copelatus Regimbarti Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1898, XLI. p. 464. Long. 8 mill. De même forme et à peu près de même aspect que C. elongatus, mais un peu moins déprimé, noir, avec le devant de la tête, les cotés et souvent aussi le bord antérieur du pro- notum ferrugineux, aux élytres une bande basale jaune un peu oblique se détachant un peu de la base dans sa moitié interne elle se ter- mine avant de toucher la suture, touchant au contraire la base dans sa moitié externe et n’atteignant pas l'épaule, une tache préapicale un peu transversale ne touchant pas la suture, mais largement réunie en dehors à une ligne étroite submarginale jaune ne dépassant pas le milieu et en avant de laquelle se trouve une autre ligne jaune oblique, non continue, mais située un peu en dedans et remontant jusqu’au quart antérieur de lélytre ; dessous du corps noir ferrugineux, antennes et pattes rousses, les postérieures plus foncées.

Environs de Suberbieville (Perrier).

Copelatus alutaceus Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 374. Outre Mevatanana, il faut citer Berkely et Ankara, comme localités M. Perrier a retrouvé cette espèce; un exemplaire d’Ankara est re- marquable par sa taille plus petite (6 4/2 mill.) et par une bande basale jaune aussi étendue que chez C. Regimbarti Fairm. Chez le type décrit de Mevatanana il n’y a à la base des élytres aucune tache ni bande; chez les exemplaires de Suberbieville et de Berkely, il existe une tache ronde jaune roux située contre la base au tiers externe et correspon- dant à la terminaison de la bande basale qui ne touche pas l'épaule extérieurement chez l’exemplaire d’'Ankara.

Copelatus apicalis Fairm., Ann. Sor. ent. Belg., 1898, XLH,

Coléoptères aquatiques. 19

p. 465. Long. 5 13 mill. Oblong-elliptique, peu convexe, brun noir, brillant, pattes, antennes, devant de la tête et angles antérieurs du pronotum roux ferrugineux, élytres ornés d’une petite tache ronde intra-humérale jaune, d’une autre de même couleur un peu plus grande près du sommet et d’une ligne longitudinale submarginale, si- tuée entre les deux vers le milieu.

Suberbieville (Perrier), un seul exemplaire (coll. Fairmaire)

/

Copelatus duodecimstriatus Aubé, Spec., p. 378. C’est par suite d’une erreur que j'ai rapporté à cet insecte l'espèce de Madagascar décrite et figurée sous ce nom à la page 163 de mon Mémoire, Ce der- nier est une espèce bien différente pour laquelle je propose le nom de €. distinguendus et qui devra bien rester dans le groupe 10 de Sharp, puisqu'il possède une strie submarginale.

Voici maintenant les caractères principaux du vrai C. duodecimstria- tus Aubé, d’après une femelle de l’ancienne collection Dejean, type d'Aubé et de Sharp, communiquée par M. R. Oberthür, et d’après plu- sieurs exemplaires des deux sexes pris par M. Carié à l’île Maurice, Long. 4 3/4-5 1/4 mill. Oblong-ovale, assez allongé, finement, assez densément et obsolètement ponetué, d’un brun noir foncé, avec le devant de la tête, les côtés du pronotum et parfois la base des élytres plus ou moins ferrugineux ; pronotum sans strioles, mais avec quelques rides longitudinales superficielles et avec une dépression latérale assez profonde arquée en dedans et pourvue de gros points qui se retrouvent en rangée continue au bord antérieur et en petit groupe transversal de chaque côté de la base: élytres sans strie submarginale, mais avec six autres presque entières, la première, la troisième et la cinquième un peu abrégées en avant, la cinquième et la sixième plus rapprochées entre elles que les autres; les pattes sont roux foncé. Tibias antérieurs du mâle amincis et courbés à la base, tarses médiocrement dilatés.

Ile Maurice : Curepipe (Carié).

Copelatus unguicularis, n. Sp. Long. 5 1/2 mill Oblongo-ovalis, satelongatus, depressus,persublilissime, remote et obsolete punctulatus, infra piceo-ferrugineus, pedibus antennisque rufis ; capite fusco, antice et in medio late rufo, pronoto fusco, antice, postice et ad latera rufo, longitudinaliter sat dense et profunde striquloso, scutello rufo, elytris fuscis, striis decem modice profundis, antice breviter et pos- tice longius abbreviatis, instructis (stria submarginali null), fascia basali sat lata, apice late et lateribus post medium flavis. © tibiis anterioribus rectis, tarsis robustis, sal dilatatis, articulo 4 longissime

20 .. Dr M. REÉGIMBART.

bilobato, à robusto, unquiculo anteriore sat crasso, calcarato, arcuato et longissime acuto, posteriore vix breviore, planato, haud arcuato, late lanceolato et acuto. & ignota.

La description de la coloration que je viens de faire est peut-être un peu inexacte, l’insecte unique que je connais étant immature et le brum pouvant devenir noir chez les exemplaires bien adultes. Le pronotum est couvert de strioles longitudinales assez serrées et profondes, prin- cipalement sur les côtés, le disque étant presque lisse; les dix stries discales des élytres sont assez irrégulièrement imprimées, n'atteignent pas tout à fait la base et se terminent à peu près toutes au même ni- veau vers les trois quarts postérieurs ; la bande basale jaune atteint un fin liséré sutural fauve, mais est tronquée obliquement en dehors, son angle antérieur seul atteignant l'extrême angle huméral, la large tache: triangulaire apicale jaune remonte en saillie étroite latérale jusqu’au milieu. Entre la et la 4°, la 7e et la 8e stries des élytres se voit net- tement une série ponctuée irrégulière, ainsi que le long du bord ex- terne. Le premier article des tarses postérieurs est presque aussi long que les trois suivants réunis. Les pattes antérieures du mâle ont des caractères fort remarquables : le tibia est droit, tronqué obliquement en dehors il est pourvu de trois fortes épines situées dans le sillon qui échancre la troncature ; les trois premiers articles du tarse sont modérément dilatés, le quatrième pourvu de deux lobes très allongés el étroits entre lesquels prend naissance le cinquième robuste, atténué à la base et un peu renflé en massue au sommet; l’ongle antérieur est subeylindrique, pourvu d’un fort talon à la base, puis fortement courbé et longuement atténué en pointe très aiguë, et l’ongle postérieur très aplati et assez longuement lancéolé n’est nullement arquée et se ter- mine en pointe aiguë. Le tarse intermédiaire est normalement constitué, peu dilaté, le article cylindrique, très court et nullement bilobé, le je à peu près aussi long que les 4 premiers réunis, grèle et cylindrique, les ongles subégaux et simples.

Appartient au groupe du D' Sharp, caractérisé par la présence de dix stries discales aux élytres, sans stries submarginales.

Suberbieville (Perrier); un seul mâle.

Copelatus instabilis Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1897. p. 210. M. Carié a repris à Curepipe, ile Maurice, un mâle et une femelle de cette rare espèce qui parait bien spéciale à cette île.

Copelatus distinguendus Rég., nom. nov. Comme je l'ai dit plus haut, c’est le nom que devra prendre le Copelatus que j'avais

es nt de.

Coléopteres aquatiques. 21

décrit par erreur sous le nom de C. duodecimstriatus (Mém. Soc. ent. Belg., IV, 1895, p. 163).

Rhantus Bouvieri Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1899, p. 374. M. Alluaud a retrouvé cette espèce dans le Centre-Sud de Madagascar.

Hydaticus sobrinus Aubé, Spec., p. 156. Je suis convaincu que cette espèce est particulière aux iles Maurice et de la Réunion et à Madagascar, mais qu’elle ne se trouve pas sur le continent africain. Les exemplaires indiqués d'Afrique australe et en particulier du Cap de Bonne-Espérance sont des H. matruelis Sharp. J'ai pu, par l'examen de nouveaux matériaux, me convaincre aussi que les spécimens d’Ant- sihanaka, Madagascar, décrits sous le nom de H. matruelis Clark, var. obliquevittatus Rég.,sont des I. sobrinus Aubé dont la couleur est plus päle et la bande oblique médiane des élytres mieux limitée et plus apparente. Cette variété devra donc être rayée de la synonymie de H. matruelis. Les deux espèces sont du reste extrêmement voisines,

III. GYRINIDAE.

Aulonogyrus carinipennis Rég., Mem. Soc. ent. Belg., 1895, IV, p. 228. Si je reviens ici sur cette espèce, c’est pour mieux en dé- velopper certains caractères en opposition avec ceux de l’espèce sui- vante, nouvelle qui lui ressemble.

La première côte interne élevée sépare l’élytre en deux parties égales <omme largeur, l'interne déprimée horizontalement, l’externe défléchie obliquement et se termine exactement au sommet de l'angle sutural. Cette moitié interne forme avec celle du côté opposé un espace scu- tello-sutural lancéolé large, brillant et bleuâtre en avant, opaque et cuivré dans sa seconde moitié, présentant, extrêmement peu distincte, la trace très superficielle de six sillons longitudinaux qu'on suit en avant par la condensation de la ponctuation et en arrière par la brève prolongation sur leur fond de la réticulation obscure et cuivrée de la partie opaque. La portion externe oblique des élvtres, de même lar- geur depuis la base jusqu’au sommet, est pourvue de cinq côtes aiguës régulières et entières dont l’interne est un peu plus élevée, séparées par de profonds sillons, terminées, sauf la seconde plus courte, à un trait oblique qui limite le bord latéral de l’élytre le long de la troncature, celle-ci jaune en dehors, d’un doré étincelant en dedans.

Madagascar : Antsianaka (Perrot), coll. R. Oberthür et Régimbart.

Aulonogyrus cristatus, D, Sp. Long. 7 1/4 mill Prae-

29 D' M. RÉGIMBART.

cedenti simillimus, sed statura majore et nonnullis characteribus ilæ distinctus : paulo magis elongatus, minus crassus, supra magis depres- sus: regione scutello-suturali latiore, nilida, sulcis quinque distinctis, opacis, cupreo-purpureis, fortiter reticulatis et ad apicem coalescentibus ornata; costis quinque externis irregularibus et omnino opacis, interna et externa mullo magis elevatis et carinatis, ® et 4 multo minoribus el parum elevatis, 3" modice elevata, sulcis intermediis modice profun- dis, margine laterali planato flavo paulo minus lato. GS pedibus an- terioribus magis elongatis, tibiae angulo externo obtuso et minus de- leto.

Quoique très voisine de la précédente, cette espèce se distingue tout de suite par sa taille plus grande, sa forme moins élargie aux épaules, moins épaisse et moins convexe en dessus, la déclivité moins grande et le moins de largeur de la partie externe des élytres, ce qui rend la région scutello-suturale plane moins largement lancéolée en avant et moins atténuée en arrière, Cette partie plane montre six sillons gé- minés opaques bien apparents et réunis au sommet, les 4°, et Les plus longs et réunis à l’extrème sommet, les 3°, et se réunissant successivement au 4°, La région externe des côtes n’occupe qu'un peu plus d’un tiers de la largeur, ce qui rapproche davantage les cinq côtes et rétrécit les sillons intermédiaires ; la côte interne et l’externe sont les plus élevées, linterne n’atteignant pas la troncature, mais se ter- minant un peu avant au niveau du sillon oblique se terminent aussi les quatre autres, même la seconde; la et la sont les moins élevées et la est intermédiaire comme élévation; le rebord extérieur de lélytre parait un peu moins élargi, surtout en arrière. Enfin chez le mâle les pattes antérieures sont plus longues, moins tra- pues, le tibia moins convexe au bord externe et son angle externe franchement obtus, mais beaucoup moins émoussé. La femelle est: un peu plus allongée que le mâle.

Madagascar : Forêt Tanala (Alluaud).

Gyrinus madagascariensis Aubé, Spec., p. 675. Forêt Ta- nala (Alluaud).

Orectogyrus vestitus Rég. Ann. Soc.ent. Fr., 1891, p. 717. Très belle série du pays Androy (Alluaud). La femelle diffère du mâle par une très étroite bande suturale dénudée, linéaire, étendue de l’écusson. jusqu’à près des trois quarts de la longueur et en une petite tache al- longée, lisse, inconstante, située entre le sommet et la terminaison de: l'espace sutural, un peu en dedans du milieu de la largeur.

Coléoptères aquatiques. 23

Orectogyrus Perroti Rég., Mém. Soc. ent. Belg., IV, 1895, p. 232. M. Alluaud a repris plusieurs exemplaires dans le Sud de Madagascar, dans les forêts au Nord de Fort-Dauphin et dans la forêt Tanala. Quelques exemplaires établissent nettement le passage avec O. ornaticollis Aubé, ce qui fait que cette forme doit être rattachée comme simple variété ou race à l'espèce précitée,

Orectogyrus attenuatus, D. Sp. Long. 7 mill. Elon- gato-ovalis, postice ab humeris longe attenuatus, valde converus, ad la- tera compressus, infra rufus, tibiis anterioribus el praccipue tarsis infuscatis ; supra opacus, nigro-aeneus, elytris obscurioribus, luteo an- guste marginatus, densissime, profunde et persubtilissime reticulatus. Labro semicirculari, fortiter punctato, antice longissime ciliato ; pro- noto ad latera parum late tomentoso ; elytris spatio suturali glabro late lanceolato, cum costa discali glabra, antice planata et lata, postice atte- nuata et magis elevata, paululum ante apicem suturae conjuncto et bi- lobatim terminato; truncatura valde obliqua, exterius sinuata, anqgulo eæterno recto, apice communi elytrorum anguste rotundatim producto. d ignotus.

Diffère de O. pallidocinctus Fairm. par la forme beaucoup plus étroite, convexe, comprimée et beaucoup plus atténuée en arrière depuis les épaules, par la couleur opaque, principalement sur les élytres, par la troncature beaucoup plus oblique, plus profondément sinuée en dehors et rendant le sommet commun des élvtres beaucoup plus pro- longé et étroitement arrondi et par la disposition des parties glabres des élytres : l’espace sutural est longuement lancéolé, très prolongé en arrière il se réunit extérieurement avec la côte pour former un sommet commun largement bifide, dont l’échancrure atteint environ les sept huitièmes de la suture, tandis que les deux angles touchent pres- que le milieu de la troncature; la côte, large et presque plane à la base, se rétrécit progressivement et s'élève surtout en dehors jusqu’au point elle rejoint latéralement l’espace sutural dont elle est séparée par un sillon Lomenteux argenté très étroit et linéaire; la villosité qui borde la côte dans le sillon qui la limite extérieurement est également argentée et tranche avec celle de la région externe qui est d’un gris obscur. Le mâle est malheureusement inconnu et doit certainement contribuer à séparer cette espèce de la précédente, Le tibia de la fe- melle me parait constitué comme chez l’autre espèce, mais est un peu plus grêle.

Orectogyrus purpureus Rég., Ann. Soc. ent. Fr., 189, p. 736.

2% D' M. REGIMBART.

var. meridionalis, nov. var. Vel viridi-aeneus, vel violaceo- purpureus, elytrorum spatio laevi G postice magis prolongato, © postice multo minus angustato, haud acuminato, suturam totam occupante, ante apicem plus minus stranqgulato.

Cette jolie variété diffère du type surtout par l’espace sutural lisse dans les deux sexes, atteignant chez le mâle presque les trois quarts de la longueur, tandis qu'il n'atteint pas les deux tiers chez les types; chez la femelle il se rétrécit moins en arrière du milieu et se prolonge sur toute la suture jusqu’à la partie interne de la troncature par une extrémité assez étroite étranglée, puis légèrement etanguleusement di- latée près du sommet. Quelques exemplaires sont d’un vert bronzé, la plupart d’un riche violet pourpré.

Sud de Madagascar : Fort-Dauphin et pays Androy (Alluaud).

IV. HYDROPHILIDAE.

Inutile de dire que Hydrous cavicrus Kuw. (Deutsche Ent. Zeitschr. 1893, p. 88) est la même chose que Stethozæus (Hydrophilus) ruficornis Klug (Ins. Madag., p. 159) ainsi que me l’a prouvé l'examen du type.

Hydrophilus (Hydrous) fulvo-femoratus Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1869, p. 193. Long. 15-19 mill. Ovale elliptique, peu allongé, assez convexe, noir brillant, avec les cuisses rouges ou ferrugi- neuses, teinte souvent peu marquée sur la base et le milieu et plus nette aux genoux ; carène prosternale en forme de lame très variable recti- ligne, ou convexe, ou légérement concave, arrondie en avanteten pointe aiguë très courte en arrière, carène métasternale terminée en pointe peu aiguë dont le sommet atteint environ le milieu du premier segment abdominal; pronotum relativement court, à côtés assez arqués quand linsecte est vu un peu de côté, continuant en avant la forme elliptique des élytres, l’insecte étant vu de dessus.

Var. uniformis Fairm., !. c., p. 194. Cette variété, ainsi que j'ai pu m'en assurer par l'examen de nombreux exemplaires, ne diffère absolument du type que par la couleur noire ou noirâtre des cuisses dont les genoux sont souvent rouges, aucun autre caractère ne pou- vant être relevé.

Décrit de Nossi-Bé (Frey) et de Madagascar (Coquerel).

Trouvé abondamment à la Baie d’Antongil par Mocquerys, puis par deux exemplaires isolés dans le Sud de Madagascar par M. Alluaud,

Coléoptères aquatiques. 25

à Fort-Dauphin et à Andrahomana: ce dernier spécimen n’a que l’ex- trémité des fémurs roux ferrugineux, mais la plus grande partie de la poitrine et de l'abdomen sont de cette couleur.

Hydrophilus spinicollis Esch., Entomogr., 1, 1822, p. 41. Un spécimen communiqué tout récemment par M. Fairmaire et capturé par M. Perrier à Madivalo, ne diffère en aucune facon des exemplaires de l'Inde, de Birmanie, de Java et des Philippines; la forme est ellip- tique allongée et nullement dilatée en arrière ; la carène du prosternum est extrêmement variable, tantôt rectiligne, tantôt concave, terminée tantôt en lame arrondie, tantôt en angle plus ou moins obtus en avant, et toujours prolongée en arrière en épine longue et aiguë; l’épine métasternale, assez aiguë, dépasse à peine les hanches postérieures et n’atteint jamais la première suture ventrale.

Hydrophilus cultrifer, D. Sp. Long. 14 mill. Ælongatus, ellipticus, postice haud dilatatus, modice convexus, niger, subnitidus, subtilissime reticulatus, tenuiter punctulatus, subtus rufo- vel nigro-fer- rugineus, femoribus rubris, tibiis tarsisque piceis; carina prosternali postice spina longissima terminata, antice rotundata, carina metaster- nali postice spina valida et longissima secundam vel tertiam abdominis suturam attingente, ultimo abdominis segmento omnino tomentoso.

Espèce absolument unique jusqu'ici par la dimension de l’épine métasternale développée comme chez beaucoup de Stethoxus et attei- gnant la ou la suture ventrale, et aussi par la longueur de l’épine prosternale qui est plus développée que chez les autres espèces; la forme et la couleur rappellent beaucoup le Æ. spinicollis Eschsch., mais la réticulation est plus imprimée, ce qui retire du brillant. Les deux exemplaires communiqués par M. Fairmaire, qui les à reçus de M. Perrier, de Suberbieville, sont-l’un immature, car le dessous du corps est d’un roux ferrugineux clair, avec les cuisses d’un rouge vif, le second bien adulte, noir en dessous avec les cuisses rouge sombre. Le dernier segment abdominal n’a aucune plaque lisse.

Helochares variabilis, n. sp. Long. 6-7 1/2 mill. Ova- tus, sat elongatus, antice attenuatus, postice plus minus dilatatus, parum convezæus, rufus, vel castaneus, vel piceus, lateribus dilutioribus, capile postice, pronoto et aliquoties elytris latissime in disco leviter änfuscatis, pedibus, palpis, antennisque rufis, harum clava fusca, sublus nigricans, griseo-villosus; capiîte et pronoto sat fortiler dense punctatis, illo intra oculos punctis nonnullis glomeratis majoribus, hoc utrinque post angulos anteriores serie obliqua et arcuata, ad medium serie

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transversa duplo minore majorum punctorum instructo, lateribus sat fortiter arcuatis; elytris paulo minus fortiter et minus dense punc- tatis, in disco serie irvregulari, ad latera seriebus duabus vagis majo- rum punclorum notatis, marginibus leviler deflexis ; palpis sat longis, pedibus elongatis, unquiculis ad basin validissime calcaratis.

Grande espèce de couleur variable, tantôt roux pâle, tantôt brun foncé, à ponctuation assez forte et dense sur la tête et le pronotum, un peu moins forte et serrée sur les élytres; tête pourvue en dedans des yeux d’un groupe de points plus gros irréguliers et formant une dépression; pronotum pourvu de deux rangées systématiques de gros points, lune arquée et oblique en dedans partant en arrière de l'angle antérieur du bord externe et occupant le tiers externe de la largeur, l’autre moitié plus courte, transversale, presque rectiligne partant également du bord externe un peu en arrière du milieu; élytres pourvus de trois rangées irrégulières de points plus gros, l’une sur le disque, es deux autres sur les côtés et assez mal définies et laissant voir par transparence des séries de points plus ou moins foncés très régulières. La longueur des palpes est inférieure à celle de la tête et du pronotum réunis, les pattes, surtout les postérieures, sont longues et grèles et les ongles sont pourvus à la base d’un très fort talon.

Fort-Dauphin, pays Androy, bassin du Mandraré, Centre-Sud, forêts de la côte Est (Alluaud); Tananarive (Sikora): baie d’Antongil (Moc- querys) ; la Réunion : Salazie (Alluaud). Afrique tropicale et méridio- nale.

Helochares longipalpis Murray, Ann. Nat. Hist., 1859, p. 123. Je rapporte à cette espèce trois exemplaires, un de la baie d’Antongil (Mocquerys) et deux de Fort-Dauphin (Alluaud) qui me paraissent se rapporter entièrement à la description de Murray et dont voici les caractères :

Long. 7 mill, Ovale, peu allongé, un peu atténué en avant, dilaté et largement arrondi en arrière, brun noir ou brun plus ou moins dilué sur les côtés ; ponctuation moyenne, assez dense, régulière, côtés de la tête plus densément et irrégulièrement ponctués, série antérieure ponctuée du pronotum très fournie, très arquée et rapprochée de l'angle antérieur, la postmédiane plus irrégulière, les deux séries reliées centre elles extérieurement par un certain nombre de gros points placés sans ordre au voisinage du bord, côtés très arqués; élytres- pourvus d’une seule série discale distincte de points plus gros, les externes tout à fait indistinctes. Palpes presque aussi longs que la tête

Coléoptères aquatiques. 27

et le pronotum réunis; pattes un peu moins longues que chez l'espèce précédente.

Helochares minutissimus Kuw. Bestimm. Tab. europ. Coleopt., XIX, p. 37. Long. 2-3 mill. Ovale, non allongé, dilaté en arrière, roux pâle, avec des lignes régulières brunes sur les élytres; ponctua- tion moyenne, assez dense, régulière, palpes de longueur moyenne, pattes peu longues.

Paraît commun à Madagascar : pays Androy, Fort-Dauphin, Diégo- Suarez (Alluaud); baie d’Antongil (Mocquerys). Égypte, Afrique tro- picale.

Helochares aïbescens, n. sp. Long. 2 12-2 23. Oblongo-ovalis, sat elongatus, postice late rotundatus, sat converus, albido-testaceus, capite nigro, ante oculos utrinque latissime rufo, tenuiter distincte punctulato, pronoto tenuiter subobsolete punctulato : elytris tenuissime, obsolete et remote punctulatis, triseriatim irrequ- lariter sat distincte punctatis.

Remarquable par la couleur d’un testacé blanchâtre sur laquelle tranche la tête noire ornée en avant des yeux de chaque côté d’une très grande tache jaune étendue jusqu’au labre qui est noir; séries systématiques du pronotum réduites à deux ou trois énormes points.

Centre-Sud de Madagascar (Alluaud).

Helochares (Graphelochares Kuw.) melanophthalmus Muls. Palpicornes, 1844, p. 437. Long. circa 5-6 mill. Une des espèces les plus variables dans toutes ses parties : ovale, tantôt assez court, tantôt plus allongé, roux, avec le milieu du labre et de la tête, l’oc- ciput, quatre points en trapèze sur le pronotum et un point scapulaire noirs ; ponctuation assez forte, très dense, égale sur la tête, le pro- notum et les élytres dont les séries ponctuées sont assez fines, bien regulières, à points serrés et un peu plus forts en arriere et sur les côtés que sur la base et la suture.

Fort-Dauphin (Alluaud); baie d’Antongil (Mocquerys). Égypte; Afri- que tropicale et méridionale.

Var. Sechellensis, nov. var. Long. 6 mill. Bien caractérisé par sa grande taille, sa convexité un peu plus grande, sa ponctuation plus fine et par conséquent moins dense, principalement sur les élytres dont les séries ponctuées sont également un peu plus fines.

Iles Séchelles (Alluaud).

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Var. crenatostriatus, nov. var, Long. 6 mill Forme large, ponctuation très forte et très dense, séries ponctuées très pro- fondément imprimées, canaliculées, à points beaucoup plus gros. Si cette forme est constante, elle pourrait certainement être considérée comme une espèce.

Afrique occidentale, Montagnes de Cristal, plusieurs exemplaires reçus de Mocquerys.

Var. nigrifons Brancz., Jahr. nat. Trencsin, XV, p. 219. Long. 4 4/2-5 1/2 mill. Taille plus petite, avec les mêmes caractères généraux et offrant autant de variations dans la taille, la forme, la ponctuation et les séries ponctuées des élytres, de sorte qu’il est impos- sible de dire si certains exemplaires appartiennent au type ou à cette variété.

Madagascar, commun partout; Aldabra. Afrique tropicale et méri- dionale.

Philhydrus seriatus, D. Sp. Long. 3 12 mill Late ovalis, suboblongus, sat convexæus, fusco-niger, capite dense sat fortiter punctato, utrinque ante oculos late rufo, labro ferrugineo, intra oculos punctis majoribus glomeratis distinctis; pronoto sat dense minus for- liter punclato, utrinque late et aliquoties antice angustissüme rufo- limbato; elytris ad latera el apicem ferrugineo sat late limbatis, tenuiter haud dense punctatis, seriebus decem regularibus fortiter punctatis instructis; palpis brevibus et pedibus rufis.

De même forme et même aspect que P. cribrosus, mais plus petit et remarquable par les dix séries ponctuées non cCanaliculées, mais formées de très gros points assez rapprochés, paraissant situées sur des lignes noires bien apparentes dans la large bordure rougrâtre au sommet et sur les bords; points systématiques du pronotum très dis- tüincts et formant deux longues séries dont l’antérieure, curviligne au voisinage de l'angle externe, devient ensuite oblique, rectiligne et irré- gulière en dedans et atteint au moins le tiers moyen de la largeur, et dont la postmédiane transversale occupe environ le quart externe de la largeur.

Baie d’Antongil (Mocquerys).

Philhydrus cribrosus, n. Sp. Long. 4 mill. Late ovalis, suboblongus, sat convexus, dense fortiler punctatus, fuscus, capite ante oculos plus minus late flavo maculato; intra oculos punctis aliquot majoribus agglomeratis plus minus dislinctis ; pronoto ad latera plus

Coléoptères aquatiques. 29

minus late rufo limbato, lateribus arcuatis: elytris postice late rotundatis, ad latera sat late et postice latius rufo-ferrugineo limbatis : palpis et pedibus brevibus rufis.

Ovale, court, oblong et trapu, assez convexe, avec une ponctuation régulière, forte et dense, surtout sur la tête qui est jaune de chaque côté en avant des yeux chez les exemplaires bien colorés et jusque sur le clypeus et le labre chez ceux qui sont plus ou moins immatures ; le groupe de points situé en dedans des yeux est plus ou moins apparent; sur le pronotum les points systématiques sont variables, mais assez distincts, les élytres sont dépourvus de séries ponctuées, mais sur les côtés et en arrière, dans la bordure ferrugineuse, on voit par transparence la trace de lignes noiràtres ponctuées; palpes très courts ayant à peine la longueur de la tête.

Fort-Dauphin (Alluaud).

Philhydrus picinus, D. Sp. Long. 4 12-5 mill Ovalis, sat elongatus, haud parallelus, convexus, piceo-niger, capite dense sat fortiter punctato, ante oculos utrinque plus minus late rufo notato, pronoto ad latera late et vage rufescente, minus fortiter sat dense punc- tato, elytris ad latera et apicem sat late rufo-ferrugineo tinctis, minus dense punctatis, seriebus tribus punctorum paulo majorum sat distincetis, palpis modice longis pedibusque rufo-fuscis.

Forme assez allongée, bien ovale, convexe, d’un brun plus ou moins foncé et même noirâtre, avec une tache jaune latérale variable de chaque côté de la tête en avant des yeux. les bords latéraux du pro- notum et des élytres largement d'un fauve ferrugineux mal limité en dedans, laissant voir par transparence sur les élytres des lignes paral- lèles noires et rapprochées ; ponctuation assez forte et dense sur la tête, moins forte et moins dense sur le pronotum et surtout sur les élytres qui sont pourvus en plus de trois rangées peu apparentes de points ur» peu plus gros et espacés; points plus gros non agglomérés en de- dans des yeux, mais distants; points systématiques du pronotum un peu plus gros, assez nombreux, en séries irrégulières peu apparentes ; palpes modérément longs, atteignant la longueur de la tête et du quart du pronotum environ.

Fort-Dauphin et pays Androy (Alluaud). Pbhilhydrus margipallens, n. sp. Long. 3 3/4-% mill

Oblongo-ovalis, sat elongatus, modice convexrus, castaneus, capile nigro, antice ante oculos triangulariter flavo notato, sat fortiter et dense punc-

30 D'° M. RÉGIMBART.

tato, punctis aliquot majoribus intra oculos utrinque agglomeratis ; pronoto piceo-castaneo, utrinque latissime et vage rufo marginato, te- nuiter sat dense punctato; elytris castaneis, ad latera leviter et plus minus late dilutioribus, tenuiter remote punctulatis, punctlis majo- ribus et remotis trrequlariter triseriatim dispositis, stria suturali pro- funda; subtus fuscus, palpis sat brevibus pedibusque rufis.

Plusieurs exemplaires, en dehors des séries systématiques de points peu marqués, présentent un peu en avant du milieu du pronotum, deux très gros points dont d’autres n’ont même pas la trace: les pal- pes assez courts dépassent à peine la longueur de la tête.

Pays Androy et Diégo-Suarez (Alluaud).

Philhydrus marginicollis, n. Sp. Long. 5 mill. Regu- lariter ellipticus, haud elongatus, sat convexus, nigro-piceus, capite nigro, antice anguste, utrinque ante oculos late et sat vage flavescente, sat fortiter et sat dense punctato, pronoto piceo, antice anguste, ad la- tera late et vage, utrinque ad basin angustissime rufo limbato, sat fortiter minus dense punctato; elytris nigro-piceis, ad latera vage et anguste rufo limbatis, fortiter sat dense punctatis: palpis mediocribus pedibusque rufis.

Forme assez courte régulièrement elliptique et assez convexe: ponc- tuation assez forte et assez dense sur la tête, plus espacée sur le pro- notum et les élytres, le premier complètement dépourvu de points systématiques, et les seconds, de séries ponctuées.

Fort-Dauphin (Alluaud); baie d’Antongil (Mocquerys).

Philhydrus mauritiensis, D. sp. Long. 3 253 mil Late elliptico-ovalis, sat convexus, parum fortiter punctatus, piceo- rufus, capite nigricante, ante oculos utrinque latissime yufo, dense punclato, intra oculos punctis aliquot majoribus glomeratis, pronoto in medio nigro-piceo, antice anguste et ad latera latissime rufo limbato, sat dense punctato, lateribus parum arcuatis ; elytris sat dense punc- tatis, seriebus tribus vix distinctis, piceo-rufis, lateribus anguste dilu- tioribus ; palpis longis et pedibus brevibus piceo-rufis.

Espèce ressemblant un peu à la précédente, mais plus petite, plus elliptique, moins fortement et moins densément ponctuée, sauf sur la tête; points systématiques du pronotum nombreux et sensiblement plus gros que ceux du fond; les trois séries des élytres peu appa- rentes; palpes foncés, longs, atteignant les deux tiers environ de la longueur de la tête et du pronotum, le premier article très grand et

Colcoptères aquatiques. 31

très infléchi en dehors, le 2 un tiers plus court, le moitié plus court que le 2e.

Ile Maurice : Curepipe (Carié).

Philhydrus rufulus, n. Sp. Long. 3 1/2-% mill Ellip- tico-ovalis, haud elongatus, modice convexus, rufo-fuscus, capite sat for- titer dense punctato, in medio antice et in vertice nigricante, pronoto minus fortiler et minus dense punctato, in medio sat late fusco-nigro, elytris tenuiter et minus dense punctatis, punctis majoribus et remotis triseriatim dispositis ; palpis mediocribus et pedibus rufis.

Ressemble beaucoup comme forme et coloration à notre P. melano- cephalus M. Kuw. (quadripunctatus Bedel), mais beaucoup plus petit; oros points en dedans des yeux plus épars, points systématiques du pronotum peu marqués, séries des élytres à points assez gros, mais très écartés.

Diégo-Suarez (Alluaud), deux exemplaires seulement, de taille assez différente, mais semblables pour tous les caractères.

Philhydrus parvulus Reiche, Ann. Soc. ent. Fr. 1856, p. 359. Long. 2 1,2-3 mill. Cette espèce, très répandue à Madagascar, dans toute l'Afrique tropicale et jusqu’en basse Égypte, est extrêmement variable comme taille, forme, couleur et ponctuation, et il est possible que plusieurs espèces soient confondues. La forme que je considère comme typique, est elliptique, peu allongée, et assez convexe, avec une ponctuation assez forte et dense sur la tête, plus fine sur le pronotum, très fine et espacée sur les élytres; la couleur est le fauve plus ou moins clair, souvent rembruni, sur le disque du pronotum, avec la tête noire ornée de deux taches triangulaires jaunes, variables, au-devant des yeux; palpes dépassant la longueur de la tête et de la moitié du pronotum.

Madagascar : pays Androy, bassin du Mandraré, Diégo-Suarez (Al- luaud); Aldabra; Séchelles. Toute l'Afrique tropicale et l'Égypte jus- qu'à la Méditerranée.

Philhydrus longiusculus, n. Sp. Long. 23/4-3 1/4 mill. Oblongo-ovalis, elongatulus, sat convexrus, rufo-fuscus, pronoto in medio latissime infuscato, ad latera, apicem et saepe basin vage rufescente, sat fortiter in capite dense, in pronoto et elytris minus dense punc- tatus.

Quoique très voisine de la précédente (certains exemplaires étant

32 D' M. RÉGIMBART.

même difficiles à bien séparer), cette espèce me parait distincte par sa forme plus allongée, plus oblongue, par sa couleur plus foncée, plus grise, moins rousse, par sa ponctuation aussi forte et presque aussi dense sur les élytres que sur le pronotum, et par les points systémati- ques du pronotum beaucoup plus distincts. De plus les provenances des deux espèces sont différentes, quoique assez nombreuses, à Mada- gascar.

Baie d’Antongil (Mocquerys); Tananarive (Sikora); forêt de la côte: Est, Centre-Sud, Fort-Dauphin. (Alluaud).

Philhydrus mollis, n.sSp. 3-3 1/4mill. Oblongo-ovalis, sat depressus, fusco-niger, vel castaneus, pronoto rubescente et aliquoties leviter in medio infuscato, capite anguste utrinque ante oculos et in labro rufo-rubro, elytris sat late ad latera rufescentibus, subtus piceus, palpis longis pedibusque rufis ; capite tenuiter sat dense punctato, punc- tis majoribus inter oculos transversim et irrequlariter Sparsis, pronoto tenuiler et sat remote punctulato, elytris tenuiter, subobsolete et re- mote punctulatis, punctis majoribus parum distincte biseriatim dis- posilis.

Sur une douzaine d'exemplaires, je n’en ai trouvé que deux qui fus- sent normalement colorés, tous les autres sont immatures, extrême- ment mous et entierement testacés; les gros points de la tête sont un peu agglomérés en dedans des yeux, peu nombreux et situés trans- versalement sans ordre entre ces deux groupes; les points systémati- ques du pronotum sont assez distincts, mais seulement un peu plus gros que les autres: sur les élytres on ne distingue que deux séries assez vagues de points un peu plus gros et assez irrégulièrement dis- tribués.

Baie d’Antongil (Mocquerys), pays Androy (Alluaud).

Paracymus chalceus, D. Sp. Long. 2 mill. Ovalis, con- veæus, nigro-aeneus, nilidus, prothoracis angulis anterioribus et elytro- rum apice late rufo-ferrugineis, pedibus palpisque rufis, his ad apicem infuscatis ; elytris fortiter parum dense punctatis, stria suturali pro- funda, pronoto et capite paulo minus fortiter punctatis.

Ressemble beaucoup à P. (Hydrobius) evanescens Sharp, de l'Inde, mais un peu plus allongé, moins roux ferrugineux sur les cotés du pronotum et des élytres, avec une ponctuation un peu plus grosse et en même temps moins dense.

Diégo-Suarez, pays Androy (Alluaud).

Coléoptères aquatiques. 33

Paracymus minor, n. Sp. Long. 1 12 mill. Praecedenti simillimus, sed Statura minor, in elytris densius, in pronoto et capite magis tenuiter punctatus.

Se distingue de P. chalceus par sa taille bien plus petile et par la ponctuation aussi grosse et un peu plus dense sur les élytres, tandis qu'elle est au contraire plus line el plus éparse sur le pronotum et les élytres,.

Fort-Dauphin (Alluaud).

Paracymus lilliputanus, D. Sp. Long. vix 1 mill. Ora- is, brevis, convexæus, nigerrimus, nitidus, prothoracis lateribus elytro- rumque margine post medium anguste ferrugineis, pedibus rufo-ferru- gineis, palpis fuscis, capite et pronoto tenuiter et remote punctatis, elytris tenuiter et subregulariter punctato-seriatis, intervallis laeribus, stria suturali profunda.

C’est de beaucoup la plus petite espèce que je connaisse; les séries ponctuées des élytres sont fines, peu rapprochées, un peu irrégulières sur le disque, très irrégulières sur les côtés.

Sud de Madagascar : Bassin de la Tarasv (Alluaud).

Hydarobius atriceps, n. Sp. Long. 1414-41 1/2 mill. Ro: tundato-ovalis, globosus, valde converus, rufus, capite nigro, subtus fusco-nigro, capite obsolete remote punctato, pronoto subtilissime reti- culato, remote et obsolete punctato, scutello laevi, triangulari, elytris laevibus, striis decem postice profundis ad basin omnino deletis ins- tructis.

Ce petit insecte que je place dans le genre Hydrobius, mais qui cer- tainement doit former un genre spécial, parait aussi globuleux qu'une Choetarthria et est remarquable par ses élytres pourvus de dix stries profondes qui s’affaiblissent en avant du milieu, disparaissent dans: le cinquième basal de leur longueur et se terminent parallèlement lune à l’autre sur le bord de l’élytre, ce qui fait que la dixième ou extérieure est extrêmement courte, n’existant guère que dans le quart médian et se terminant à peu près au quart antérieur.

Sud de Madagascar : bassin de la Tarasy et pays Androy (Alluaud). Agraphydrus, nov. gen. A genere Philhydro tantummodo elytris stria suturali omnino de-

stiltutis distinguitur. Ann, Soc. Ent, Fr., LxXxI1 [1903]. 3

JL Dr M. REGIMBART.

Ce genre est représenté par deux espèces de-Madagascar qui ne me paraissent différer des Philhydrus que par Pabscence de la strie sutu- rale si bien marquée chez les autres et dont il n'existe ici aucune trace ; je décris ci-dessous l’une des deux espèces, mais je préfère nv’abstenir pour la seconde qui est plus petite et dont le spécimen unique, de Fort- Dauphin (Alluaud), laisse beaucoup à désirer.

Agraphydrus punctatellus, n. Sp. Long. 2-2 1% mill. Oblongo-ovalis, sat elongatus, postice late rotundalus, infra fusco- niger, pedibus et palpis lestaceis, supra capite et pronoto nigricantibus. illo ante oculos utrinque triangulariter flavo notato, hoc ad latera late, antice et utrinque ad basin angustissime rufo marginato, elytris rufo- fulvis et flavo marginatis; punctatura in capite et pronoto Lenui et sal densa, in elytris tenuissima, subobsoleta et magis remota, punclis ali- quot mullo majoribus et valde remotis triseriatim dispositis.

Diégo-Suarez, 2 exemplaires, forêt de la côte Est de Madagascar, À exemplaire plus trapu (Alluaud).

Laccobius parumpuanciatus, n. sp. Long. 2 23 mill Ovalis, haud elongatus, convexus, infra nigricans, palpis pedibusque pallidis, supra rufo-testaceus, capile nigro, ante oculos utrinque flavo notato, laevi, remote et fortiter punctato, pronoto laerigato, in medio plaga maxima nigra utrinque bilobata, apicem et basin tangente ornato, ad latera late testaceo; scutello nigro, ‘elytris testaceis. indistincle «d medium sulurae fusco unipunctatis, fusco lineolatis, Seriebus tenuiler punctatis subregqularibus instructis, intervallis laevibus, ? 59 [7° punc- Lis valde remotis notatis.

Forme de notre L. sinuatus Motsch., mais un peu plus convexe et avec des caractères de ponctuation très différents : points de la tête gros et espacés, ceux du pronotum beaucoup plus fins et également espacés; séries des élytres fines, un peu irrégulières à points rappro- chés, intervalles très lisses sans ponctuation, sauf les 2°, et qui sont pourvus dans leur longueur d’une rangée de points très espacés et bien plus gros que ceux des séries ; les lignes brunes qui ornent les élytres sont situées sur chaque série et sur le milieu de chaque inter- valle, ce qui les rend, comme chez tous les Laccobius, très rappro- chées, sauf sur les bords latéraux et au sommet elles cessent.

Tananarive (Sikora), un seul exemplaire (ma collection).

Laccobius Revelierei Perris, Ann. Soc. ent. Fr., 186%, p. 278. Un seul exemplaire qui m'a été envoyé par Mocquerys de la baie

Coléoplères aquatiques. 39

d'Antongil et qui ne diffère en rien de ceux de Corse d'Afrique septentrionale.

Laccobius minimus KuUW., Bestimm. Tab. europ. Coleopt. XIX. p. 76. Un seul exemplaire de très petite taille (4 4/3 mil.) semblable à ceux d'Afrique septentrionale et recu du même envoi que le précé- dent, de la baie d’Antongil.

Laccobius curvipes, D. Sp. Long. 2 15-92 2/3 mill. Ovu- lis, elongatus, sat convexus, infra nigricans, palpis fuscis vel rufis, pe- dibus pallide testaceis, supra testaceus ; capite nigro-metallico, utrinque ante oculos late flavo notato, subtilissime reticulato, subopaco, tenuiter subobsolete punctato ; pronoto subtilissime reliculato, subopaco, tenuiter, obsolete et remote punctato, in medio plaga lata nigro-metallica utrin- que longe bilobata ornato, ad latera latissime testaceo : scutello fusculo, elytris pallide testaceis, indistincte ad medium sulurae fusco unipuncta- tis, Seriebus quatuor punctulatis regularibus tenuissimis et regularibus instructis, intervallis latissimis et lenuissime irregulariler punclalis.

Forme et aspect général de notre L. pallidus Muls., mais beaucoup plus petit; tête et pronotum alutacés, subopaques, finement et très peu profondément ponetués:; élytres pourvus de points très petits ré- pandus très irrégulièrement sur toute leur surface, avec quatre ou cinq rangées seulement très espacées et très régulières de chaque côté desquelles se trouvent de très larges intervalles tres obsolètement lignés ou plutôt ponctués de brun.

Sud de Madagascar : pays Androy (Alluaud).

Berosus obscuriceps Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1886, p.31. Long. 5 1/2-6 4/2 mill. Ovale, non allongé, extrêmement convexe, roux fauve au-dessus, très finement pointillé et assez densément el finement ponctué, noirâtre au-dessous avec les côtés de la poitrine et sur- tout de l'abdomen plus ou moins largement ferrugineux. Tête noire, brillante, généralement très bronzée, avec la ponctuation un peu plus forte que sur le reste du corps, pourvue en arrière entre les yeux d'une carène longitudinale élevée et fine. Pronotum très étroitement noir au bord antérieur, orné en son milieu d’une bande noire double, assez large, parallèle, ne touchant ni le sommet ni la base, bien séparée en deux moitiés par une fine ligne jaune, Écusson noir. Élytres assez largement échancrés au sommet, l’angle sutural aigu et brièvement épineux, l'angle externe prolongé en une épine cylindrique assez lon- gue, d’un fauve assez clair, ornés un peu en arrière du milieu d’une

36 D' M. REÉGIMBART.

bande transversale irrégulière noirâtre parfois séparée en deux ou trois taches vagues, dont la médiane est située un peu plus en arrière, ne touchant ni la suture ni le bord latéral, et de deux autres taches vagues et inconstantes situées avant le milieu, lune dans le inter- valle, l’autre dans le et presque toujours réunies à la bande par un prolongement nébuleux plus ou moins apparent; séries ponctuées finement canaliculées et noires, les points assez gros et rapprochés, intervalles pourvus de points plus fins, noirs et peu serrés.

'arait répandu à Madagascar : Centre-Sud (Alluaud); baie d’An- tongil (A. Mocquerys).

Berosus acutispina, Fairm., /.c., 1869, p. 196. Long. 4 1/2-5 mill. Ovale allongé, modérément convexe, d’un gris sale obseur en dessus, avec le devant de la tête et les côtés du pronotum plus pâles, et des taches très variables, noirâtres, irrégulières et vagues sur les élvtres, fortement et assez densément ponctué, Élytres oblongs-ovales, un peu dilatés en arrière, peu largement tronqués au sommet, l'angle sutural à peine aigu, presque droit, l’externe prolongé en épine noirâtre assez longue et étroitement conique; séries ponctuées canaliculées, surtout en arrière, noires, les points assez gros et rapprochés, intervalles plans en avant, convexes en arrière et pourvus de points presque aussi gros et assez denses. Mâle brillant, indistinctementréticulé, avec les deux premiers articles des tarses antérieurs largement dilatés ; femelle opa- que, très fortement réticulée.

Baie d’Antongil (Mocquerys); Fort-Dauphin (Alluaud).

Berosus inermis, Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1896, XL, p. 452. La description de Fairmaire convient assez bien au précédent, avec cette différence que l’angle externe de la troncature n’est nullement épineux ni saillant; le {ype est de Diégo-Suarez (R. Bourgeois). M. Al- luaud a pris dans le pays Androy une femelle qui ne diffère du précédent que par le même caractère de l’angle externe de la troncature non épi- neux, non aigu et à peine saillant. Si c’est bien le vrai B. inermis Fairm., je ne puis le considérer que comme une variété de B. acutispina.

Berosus prolongatus Fairm., Ann. Soc. ent. Fr., 1869, p. 196. Long. 6 14/2-7 mill. Ovale, très allongé et convexe, d’un testacé grisâtre, plus dilué en avant de la tête et sur les bords, avec le som- met de la tête, deux bandes longitudinales vagues, étroitement divisées par une ligne jaune au milieu du pronotum, rembrunis, et quelques pe- tites taches noirâtres, inconstantes et extrêmement vagues aux élytres. Tête fortement et assez densément ponctuée, avec une carène longi-

Coléoptères aquatiques. 37

tudinale fine et peu élevée au sommet; pronotum assez fortement et assez densément ponctué; très finement, mais assez distinctement réticulé ; élytres en ovale très allongé, non dilatés en arrière, étroite- ment tronqués-échancrés au sommet, avec les angles aigus, peu sail- lants et presque égaux en largeur et longueur; séries ponctuées noires, finement canaliculées, surtout en arrière, points médiocres et très serrés, intervalles plans en avant, faiblement convexes en arrière, très finement et peu densément pointillés, très distinctement réticulés, surtout chez la femelle qui est subopaque, le mâle étant brillant, avec les deux premiers articles des tarses antérieurs fortement dilatés.

Région de l’Imerina (Nanta); Tanararive (Sikora).

Berosus bidenticulatus Muls., 1859, Op. Ent., IX, p. 59. 5 1/2- 6 mill. Ovale, allongé, convexe, testacé, deux taches rapprochées sur le vertex et une double bande longitudinale ‘au milieu du pro- notum d'un brun obscur et très vague, et quelques petites taches nébuleuses noirâtres sur les élytres, pattes et palpes jaune pâle, ceux- ci avec l'extrême pointe rembrunie; ponctuation forte et assez dense sur le pronotum et surtout sur le derrière de la tête dont la carène du sommet est très faible, fine et moins dense sur les intervalles des élytres qui sont plans; séries poncluées noires, plus fortement canali- culées en arrière qu’en avant, points assez petits, serrés ; troncature échanerée et très étroite, les angles aigus, l’externe un peu plus saillant en arrière que Pinterne, mäle tres brillant et non réticulé, avec les 2 et articles des tarses assez dilatés; femelle un peu moins brillante, finement, mais distinctement réticulée sur le pronotum et les élytres.

Madagascar : Andrahomana, pays Androy, Diégo-Suarez (Alluaud).

Les cinq espèces précédentes appartiennent aux Acanthoberosus de Kuwert, caractérisés par l'échancrure apicale des élytres; les suivantes appartiennent aux Berosus proprement dits.

Berosus cariniceps, 1. Sp. Long. 3 3/4-% 3/4 mill. Ovalis, elongatus, convexrus, infra niger et griseo-villosus, supra rufus, capite postice fortiter infuscato, sat fortiter et sat dense punctato, carina verticis brevi et parum elevata, pronoto sat fortiter et sat dense punc- tato, in medio duabus maculis elongatis fuscis et vagis notato, utrinque aliquoties vage nebuloso; scutello fusco, elongato, punctato, leviter de- presso ; elytris regulariter ovatis, indistincte maculatis, ad apicem in- tegris, Seriebus nigris antice leviter, postice sat fortiter canaliculatis, punctis mediocribus approrimatis; intervallis planis, ad apicem sub-

38 Dr M. REGIMBART,

conveæis, in medio linea nigra ornatis, tenuiler haud dense subseriatim punctatis, et 5% mullo fortius et densius punetatis. nitidus, tibiis anterioribus, articulis 2 magno, triplo breviore, dilatatis et forliter pilosis instructis. © Subopaca, elytris tenuiter reticulatis.

Le sommet de la tête est brun foncé et envoie quelquefois deux prolongements antérieurs nébuleux entre les yeux sans les toucher ; les taches du pronotum consistent en deux bandes longitudinales va- oues plus ou moins développées el séparées par une ligne jaune assez visible, et en nébulosités variables et mal limitées de chaque côté; les élytres vus à un faible grossissement paraissent rayées de lignes brunes, rapprochées, situées sur les séries ponctuées et au milieu des intervalles, dont les points sont petits et disposés en séries irrégulières au milieu de leur largeur; on remarque en outre trois ou quatre taches noirätres peu apparentes et mal limitées,

Imerina : Tananarive (Sikora, Nanta).

Berosus MArMOraœus, D. Sp. Long. 3-5 12 mill. Bre- citer ovalis, convexus, infra niger, albido-villosus, pedibus palpisque testaceis, his ad apicem fuscis, capite cupreo fortissime et densissime punctato, carina verticis brevi, sal elevata, nigra: pronoto fortiter densissime punctato, rufo-testaceo, in medio macula magna cuprea, piriformi el postice plus minus dilatata ornato, antice anguste nigro marginato; elytris apice integris, lestaceis, maculis nigricantibus vagis el saepe plus minus confluentibus ornatis, intervallo 2 Saepe in medio longitudinaliter pallidiore, Sericbus nigris, tenuiter canaliculatis, punctis mediocribus et sat approrimatis, intercallis planis, subseriatim ün medio Ltenuiter punctatis : scutello anqusto, leviler excavalo, nigro- aeneo, biserialin punclalo. © nilidior, tarsis anterioribus vir ad basin dilatatis, elytris indistinele reticulatis © Subopaca elytris distincte sed leviler reticulutis.

Les élytres ont un aspect chagriné et leur couleur parait nébuleuse. à cause de la teinte noire des points et de la zone brune qui les en- toure; leurs taches sont variables en étendue, noirâtres, mal limitées, souvent aussi plus ou moins confluentes par la condensation des nébu- losités intermédiaires : la ponctuation des intervalles est fine, peu im- primée et disposée en série irrégulière au milieu de chacun; la tache cuivrée du pronotum est parfois pirilorme, parfois très élargie en ar- ricre, Le male a le 2 article du tarse antérieur très faiblement dilaté.

Diégo-Suarez, pays Androy (Alluaud).

Coleoptéres aquatiques. 39

Berosus cribrosus Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1897, XLI. p. 368. Long. 3 mill. Ressemblant beaucoup au précédent, mais un peu moins trapu, légèrement plus allongé, tête et pronotum rela- ivement un peu plus larges, ce dernier d’un testacé brun plus foncé, avec la tache cuivrée beaucoup plus étendue et très mal limitée exté- rieurement, élvtres d’un brun obscur, avec les taches beaucoup moins apparentes, ponctuation des intervalles plus nette, plus erosse, mieux imprimée et disséminée sur toute leur largeur; caractères sexuels du male semblables.

Sud de Madagascar : pays Androy (Alluaud).

Le type décrit par Fairmaire est de Mevatanana (Perrier); c'est avec un peu de doute, ne l'ayant pas vu, que je lui rapporte les trois exem- plaires du pays Androy.

Herosus villosulIus, n. Sp. Long. 3-3 3/% mil Ovoalis, sat elongatus, converus, nilidus, infra niger, griseo-pubescens, palpis et pedibus fiavis, illis ad apicem infuscatis, femoribus praeter ad apicem fortiter infuscatis : capite fortiter metallico, aeneo, cupreo, viridi, cae- ruleo et purpureo variegato, sat fortiler et sat dense punctato, carina verticis vir indicala et nullo modo elerata; pronoto plus minus in disco infuscato, ad latera rufescente, in medio vittis duabus coalescentibus metallicis, rarissime linea flava antice sparatis ornato, sat fortiter parum dense punclato, inter villas anquste laevigato: scutello aeneo, elytris ad apicem integris, griseo-testaceis, regulariter, sat fortiter et sat dense nigro punclatis et villosis, seriebus nigris, haud canaliculatis, punctis sûmilibus sat approrüimatis instructis. tarsorum anticoruwm articulis 2 et 3 modice dilatatis.

L'aspect des élytres est d’un gris nébuleux par suite de la ponctua- tion assez forte, régulière, assez dense, semblable sur les séries et les intervalles, chaque point étant noir un peu saillant en avant et pourvu d'un poil fin et couché incolore: chaque élvtre est en outre orné de deux petites taches juxtasuturales, Pune avant le milieu, Pautre un peu après, d’une tache sur le calus huméral et d’un autre sublatérale au milieu.

Tananarive (Sikora), Centre-Sud (Alluaud).

Var. dilutus, nov. var. Cette forme est constituée par des exemplaires trouvés par M. Alluaud au pays Androy : la coloration est la même comme fond, mais le noir est moins accusé ainsi que les parties foncées, ce qui donne à l’insecte un aspect plus clair et plus pâle. La tête est d'un bleu d'acier avec des reflets pourprés, mais non

40 Dr M. RÉGIMBART

cuivrés ni dorés; le pronotum est plus clair, sans aucune teinte mé- tallique, même sur les bandes médianes qui sont noires, généralement mieux définies, avec la région qui les avoisine presque jamais rem- brunie comme chez le type; l’écusson est brun et non métallique; sur les élytres les points sont d’un noir moins profond, ce qui les fait paraître plus claires; enfin sur le pronotum la ponctuation est habi- tuellement un peu moins forte et par conséquent parait plus clairsemée et les cuisses sont peu ou point rembrunies dans leur première moitié.

Je possède du Sénégal : Badumbé (D' Nodier) et du Gabon (Moc- querys) deux exemplaires qui me paraissent devoir être rapportés à B. villosulus : ils diffèrent par la coloration beaucoup plus foncée, presque noire, par suite de la confluence des points noirs aux élytres et de la grande étendue de la partie foncée du pronotum qui ne con- serve de jaune qu'un fin liséré marginal, le milieu restant métallique ; la carène du vertex est mieux indiquée et les cuisses ne paraissent que peu rembrunies à la base.

Berosus vitticollis Boh., {ns. Caffr., 1, p. 793. Long. 2 34-3 mill. Ressemble beaucoup au précédent comme aspect gé-

néral ; il en diffère par sa taille plus petite et son aspect plus grêle; la tête est colorée de même, le pronotum est plus clair, avec les deux bandes métalliques bien nettes, séparées l’une de lautre par une ligne jaune bien apparente et accompagnées en dehors et en avant d’une tache noire oblique tantôt isolée, tantôt reliée et parfois aussi d’une nébulosité brune et vague plus en arrière; sur les élytres la ponctua- tion, les séries, la pubescenee et les taches sont identiques, mais la tache humérale est souvent plus développée et parfois reliée à la pre- mière tache juxtasuturale par trois ou quatre traits noirs obliquement disposés occupant les stries elles-mêmes; les cuisses sont peu ou point rembrunies à la base.

Je possède un exemplaire du Trans vaal : Hamman’s Kraal (E. Simon) qui me parait bien répondre à la description de Boheman; la ponctua- tion de son pronotum est assez fine et écartée; les exemplaires de Ma- dagascar : Diégo-Suarez, Andrahomana et Centre-Sud (Alluaud) ont cette ponctuation sensiblement plus grosse et par conséquent moins écartée et ne présentent aucune autre différence,

Berosus Bergrothi Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1900, p. 51. Long. 3-3 3/4 mill. Espèce encore voisine des deux précédentes, de même forme et de même aspect. Tête bronzée très brillante avec quel-

fu

Coléoptères aquatiques. 41

ques reflets cuivreux, à ponctuation forte et plus dense, à carène très fine, à peine élevée et peu apparente; pronotum assez fortement et assez densément ponctué sans petit espace lisse au milieu, d’un roux pàle uniforme, orné au milieu d’une grosse tache longitudinale un peu plus large en arrière qu'en avant, non séparée par une ligne jaune médiane, ne touchant ni la base ni le sommet; écusson noir, métal- lique, bronzé ou verdâtre; élytres roux, régulièrement ponetués sur les intervalles, ces points reposant sur une petite tache brune plus ou moins foncée et portant un poil blond, fin et couché, séries noirâtres nettement et finement canaliculées, plus larges et plus profondes en arrière avec les points assez rapprochés et plus gros que ceux des inter- valles ; les quatre taches noires sont petites, assez visibles, sauf la jux- tasuturale antérieure qui est souvent effacée et indiquée seulement par la portion correspondante plus noire des 2 ou 3 stries internes. Le male a le 2 et le articles des tarses antérieurs plus dilatés que chez les deux espèces précédentes.

Ile d’Aldabra (Voeltzkow); Madagascar : Diégo-Suarez, Andraho- mana, pays Androy (Alluaud).

Brachygaster denticulata Muls., Ann. Soc. linn. Lyon, 1853, p. 381 (Voloulus cupreus Rég., Bull. Soc. ent. Fr., 1900, p. 51). Je ne crois pas actuellement qu'il y ait de doute sur la synonymie de cet insecte, bien que je n’aie jamais pu trouver (sur une vingtaine d’exem- plaires) le denticule minime que Mulsant indique à l'angle sutural des élytres ; de même je ne trouve pas davantage l’autre denticule indiqué par cet auteur en avant de la lame verticale élevée du mésosternum. Cependant le reste de sa longue description convient aussi exactement que possible.

Long. à 1/4-5 3/4 mill. Oblong-ovale, très convexe, atténué en arrière, noir bronzé brillant en dessus, noir en dessous avec une teinte plus ou moins ferrugineuse aux pattes, et les palpes roux ; ponctuation assez fine, modérément dense, à peu près égale sur la tête, le prono- tum et les élytres ; séries ponctuées très finement canaliculées, un peu plus profondes en arrière et sur les côtés, les internes beaucoup plus superficielles, toutes s’effacant avant de toucher la base, principale- ment les internes qui disparaissent dans le quart antérieur.

Madagascar : Diégo-Suarez, forêt Tanala, pays Androv, Fort-Dau- o 5) ? Ï \ y

phin (Alluaud) ; baie d’Antongil (Mocquerys); Mevatanana (Me Guil-

got). Zanzibar.

Globaria subopaca, n. Sp. Long. 2 4/5 mill, Breviter

19 D' M. RéciMBaRT.

ovalis, ad humeros paululun inflata, postice leviter attenuata, valde convera, densissime fortiter punclata, subtiliter sed distincte reticulata, subopaca, nigra, haud metallica, pedibus et palpis rufo-ferrugineis; ca- pile intra oculos utrinque longitudinaliter et leviler impresso, vertice transversim leviler depresso et longitudinaliter indistinete carinulato ; elytris in medio disci confuse et breviler seriatim punctatis, Strid su- turali punctata post medium tantummodo ünpressa.

Forme un peu plus renflée aux épaules et atténuée en arrière que d'habitude, ponctuation forte et très serrée, uniforme sur tout le dessus du corps, les élytres pourvus en outre de points disposés en 3 ou 4 séries à peine visibles sur le disque, avec la strie suturale ponctuée seulement apparente en arrière du milieu ; sur la têle on remarque en dedans et un peu en avant de chaque œil une légère dépression longi- tudinale, et sur le sommet une autre dépression transversale, faible, coupée dans son milieu par la trace à peine sensible d'une petite ca- rene.

Comme chez les autres espèces du genre le bord latéral du pronotum est réduit à un angle étroitement arrondi de façon à permettre à la tète de toucher l'angle huméral de lélytre, quand l'insecte est roulé en boule.

Fort-Dauphin (Alluaud.

Amphiops globus KEr., Wéegin. Arch., 1843, I, p. 230. Long. 312-4153 mill. Insecte, vu d'en haut, absolument globuleux à l'état normal, c'est-à-dire sans l'extension de la tête et du pronotum qui n'a lieu que pendant la marche, la largeur atteignant les sept huitièmes de la longueur: vu de côté il représente environ les deux tiers d'une sphère presque régulière; couleur dun brun noir luisant, tout le des- sus du corps couvert d'une ponctuation fine assez dense, accompagnée d'autres points beaucoup plus gros, mais beaucoup moins nombreux ; sur les côtés des élytres existent quatre ou cinq séries obliques, courtes, composées de gros points variables et plus ou moins apparents. Tête couverte d’une ponctuation beaucoup plus dense surtout en avant les points irréguliers deviennent confluents, ce qui donne un aspect chagriné au elypeus qui est faiblement échancré et très finement re- bordé antérieurement. E

Jai sous les veux un bon nombre d'exemplaires tant de Madagascar que du continent africain : je trouve une grande variabilité dans la ponctuation et dans le plus ou moins de netteté des séries ponetuées latérales des élytres: mais il me semble impossible de séparer plusieurs

espèces,

Coleoptères aquatiques. 43

Madagascar : Tananarive (Sikora); pays Androv, Centre-Sud (Al- luaud). Afrique tropicale : Gabon, Congo, Loango (Mocquerys), etc.

Amphiops confusus n. sp. Long. 3 3 4 mill Rotundalo- ovatis, valde convexus, Supra nigro-piceus, vel piceo-castaneus, clypeo antice utrinque, pronoto ad latera rufescentibus, elytris saepe ad mar- ginem paulo dilutioribus, sublus piceus, pedibus fusco-ferrugineis : ca- pile sat tenuiter, postice parum dense, antice densissime punctato, clypeo Lenuiter marginato, ‘recte truncato vel leviter Subemarginato; pronoto in disco obsolete, ad latera fortius et dense punctato, lateribus tenuiter marginatis, rectis, brevibus, anqulis late rotundatis; seutello sat ma- qno triangulari; elytris irregulariter et dense, tenuiler et subobsolete in disco, multo fortius el profundius ad latera punctalis, serierum trium extus vestiqia praebentibus.

Espèce moins largement arrondie, plus comprimée, plus convexe et même presque gibbeuse vers le milieu des élytres: dessus du corps brun foncé, tantôt noirâtre, tantôt châtain, roussaätre sur les côtés du clvpeus et du pronotum; et parfois teinté de ferrugineux sur les bords des élytres : ponctuation assez fine, un peu obsolète et assez dense sur le milieu du pronotum et la région suturale, plus grosse, plus dense et plus imprimée sur les côtés du pronotum et des élytres on trouve la trace plus ou moins visible de trois séries obliques plutôt en relief, plus imprimée et très dense en avant de la tête le cly- peus finement marginé est rectiligne ou faiblement subéchancré au milieu, oblique sur les côtés, arrondi entre les deux régions. Diffère d'A. globus par la forme moins arrondie et moins large, par la couleur non noire, la ponctuation plus grosse et plus dense, la diminution dans l'impression des séries obliques ponctuées aux côtés des él\tres, d'A. lucidus, par la couleur généralement plus foncée, la taille moindre, la ponctuation moins régulière et les côtés du pronotum moins arrondis.

Madagascar : Centre-Sud et Fort-Dauphin (Alluaud).

Amphiops lucidus Er., 1843, Wiegim. Archivr., 1, p. 229. (Cypri- morphus compressus Fairm.). Long. 4-4 1/2 mill. Ovale arrondi, très convexe et comprimé à peu près comme le précédent, d’un brun chätain plus moins foncé, parfois noirâtre, parfois d'un fauve assez clair et dans ce cas orné sur les élytres de deux ou trois rangées dis- cales de gros points bruns peu apparents, les côtés du clypeus, du pro- notum et des élytres toujours plus clairs; ponctuation régulière, assez fine, beaucoup plus dense sur la tête et les élytres que sur le prono-

LA D' M. REGIMBART.

tum dont les côtés sont un peu arrondis ; clypeus assez fortement mar- giné et subéchancré au milieu.

Madagascar : Baie d’Antongil (Mocquerys) ; Centre-Sud (Alluaud). Afrique : Delagoa-Bay (Junod), Sénégal, Cap-Vert (D° Roussel), Basse- Égypte (Letourneux), Le Caire (E. Simon), etc.

La description d’A. Abeillei, Guilleb. (1896, Bull. Soc. ent. Fr. p. 229), d'Égypte, me semble convenir en tous points aux exemplaires foncés de cette espèce.

Amphiops lasioides, n. Sp. Je donne ci-dessous une des- cription de cet insecte que je ne crois pas avoir été décrit jusqu'ici Long. 3 14/2 mill. Ovale-arrondi, très convexe et comprimé, un peu moins court que le précédent; ayant plutôt la forme d'A. confusus, d'un roux pâle, avec la tête brun foncé, plus pâle de chaque côté du clypeus, le milieu du pronotum très largement et très vaguement lavé de brun en travers et trois séries de gros points bruns espacés aux élytres. Ponctuation de la tête assez forte, plus dense en avant, clypeus assez finement marginé, très faiblement subéchancré au milieu ; ponc- tuation du pronotum bien imprimée, asez forte, plus dense sur les côtés qu'au centre, celle des élytres sensiblement plus grosse, plus imprimée, dense sur les côtés, plus clairsemée et fine aux environs de la suture, sans traces de séries obliques ponctuées sur les côtés.

Diégo-Suarez (Alluaud). Afrique : Égypte, environs du Caire (Le- tourneux); Congo, cap Lopez (Mocquerys).

Les exemplaires d'Égypte varient du roux pâle au brun noirâtre foncé, avec le devant de la tête et les cotés du pronotum plus clairs.

Coeclostoma phalacroiïides, n. sp. Long. 3-3 1/4 mill. Rotundato-ovalis, brevissimus, antice et postice late rotundatus, sat convexus, niger, nitidus, palpis, pedibus, margine externo prothoracis elelytrorum margine post medium ferrugineis ; capite et pronoto medio- criler et sat dense, elytris fortius et densius punctatis, stria suturali antice abbreviata, postice profunda et punctata.

Espèce absolument semblable au premier coup d'œil à C. minus Sharp, de Syrie, comme forme, taille, couleur et aspect général; je ne vois d'autre différence que dans la ponctuation des élytres plus forte et plus dense chez C. phalacroides, et dans l'absence à peu près com- plète de la fine réticulation du pronotum et des élytres visible chez C. minus.

Fort-Dauphin (Alluaud).

Coléoptères aquatiques. Ur)

Je rapporterais volontiers à celte espèce un exemplaire de Sierra- Leone, Rhobomp (Mocquerys) qui n’en diffère que par sa taille un peu plus grande, sa forme un peu moins raccourcie et la ponctuation du pronotum un peu plus forte.

Goelostoma rufitarse Boh., Ins. Caffr., 1, p. 601. Long. 3 1/2- 4 1/3 mill. Je rapporte volontiers à cette espèce un certain nombre

d'exemplaires identiquement semblables à d’autres que je possède du Sénégal, des Montagnes de Cristal et du Cap-Lopez, caractérisés par une ponctuation moyenne et assez serrée, presque égale sur la tête, le pro- notum et les élytres. Ils ont, comme le dit Boheman, une grande res- semblance avec notre C. orbiculare Fab.

Fort-Dauphin, pays Androy (Alluaud) ; baie d’Antongil (Mocquerys). Il est probable que ce dernier insecte est celui indiqué de Madagascar par Fairmaire sous le nom de C. orbiculare Fabr. comme cosmopolite.

Coelostoma punctulatum Klug (Cercydium), 1833, ns. Madag., p. 461. Long. 4 1,2-5 1/4. Diffère du précédent par sa taille plus grande et sa forme un peu plus large; la ponctuation est à peu près égale, moyenne sur le dessus du corps, un peu moins dense sur les élytres que sur le pronotum et la tête; la strie suturale effacée avant le milieu est fine, peu profonde avec une ponctuation très fine.

Baie d’Antongil (Mocquerys); Tananarive (Sikora) ; forêts de l'Est, Fort-Dauphin (Alluaud).

Je possède du Gabon et du Loango intérieur (Mocquerys) deux exemplaires de grande taille qui ne me paraissent différer en aucune facon de ceux de Madagascar.

DacwOlosternum pygmaeum, D. Sp. Long. 3 mill Oblongo-ovalis, brevis, sat converus, nigerrimus, nitidus, tenuiter haud dense punclulatus, antennis palpisque rufis, pedibus ferrugineis, pronoto elytris paulo latiore, lateribus obliquis,leviter arcuatis, basi fere recta ; elytris ad latera anguste deflexo-planatis, fortiter punctato-striatis, punctis ad basin multo minoribus.

C’est l'espèce la plus petite que je connaisse, ressemblant assez à D. insulare Cast., mais plus courte et plus convexe, avec le pronotum sensiblement plus large à la base que les élytres qui sont subparallèles et très légèrement rétrécis de la base aux deux tiers postérieurs ils s’arrondissent largement, leur rebord aplati étant modérément large en arrière et extrêmement étroit en avant. Ponctuation fine, très peu dense, uniformément répandue sur tout le dessus du corps. Séries

16 De M. RécimBarr.

des élytres fortement canaliculées en arrière, leurs points deux fois plus gros et moins serrés en arrière qu’en avant.

Ile Maurice : Curepipe (Carié).

Dactylosternum insulare Cast., Hist. nal., I, p. 59 (abdominale Fabr., Rousseti Woll.). Long. 4 4/2-5 mill. Oblong-ovale, paral- lèle sur les côtés, assez convexe, noir en dessus, plus ou moins ferru- gineux en dessous, antennes, palpes et pattes d’un ferrugineux plus clair; ponctuation assez fine et dense sur tout le dessus du corps; sé- ries ponctuées des élytres fines et à peine enfoncées en avant, canali- culées en arrière et sur les côtés elles n’atteignent pas la base, leurs points petits et rapprochés, plus gros en arrière et sur les côtés.

Commun partout dans les régions chaudes de l’ancien continent.

Dactylosternum depressum Klug, ns. Madag.. p. 160. Long. 4 1/2-5 2,3 mill. Diffère du précédent par sa taille plus grande, sa forme plus large et plus déprimée en dessus, sa ponctuation un peu moins dense et un peu plus fine, et surtout par les séries ponctuées des élytres beaucoup plus fortes et plus canaliculées avec les points beaucoup plus gros et moins rapprochés.

Parait spécial à Madagascar, ainsi que le suivant :

Dactylosternum diaperinum Klug, /. €., p. 160. Long. 8-9 mill. Bien reconnaissable à sa très grande taille, à sa forme non pa-

rallèle, mais largement ovale et un peu atténuée en arrière elle est plus concave qu'en avant: ponctuation fine, dense et bien régulière : séries des élvtres fines, un peu canalieulées en arrière et sur les côtés les points sont plus gros; sur les élytres on voit en outre une ré- liculation extrêmement subtile.

Tananarive (Sikora) : baie d’Antongil (Mocquervs); Tamatave (Perrob ; Nossy-Bé (Frey).

Dactylosternum cassidiforme Br., Hist. nat, 1, 295. Lone. »-6 mill. Forme très courte, oblongue, très largement arrondie aux

deux bouts, avec les deux premiers tiers des élvtres presque parallèles, assez déprimée en avant, plus convexe en arrière les élytres s’in- fléchissent fortement depuis le milieu jusqu'au sommet, couleur d’un brun ferrugineux plus ou moins foncé, plus pâle en avant de la tête el sur les côtés du pronotum et des élytres, pattes, palpes et antennes roux, la massue noirâtre: ponctuation extrêmement dense sur la tête et le pronotum, médiocrement grosse el accompagnée de points ex-

.

Coleoptères aquatiques. 47

trèmement petits entre les gros, moins nette et moins régulière sur les élyvtres elle est plus dense et plus forte en arrière qu'en avant; sé- ries ponetuées régulitres, étendues de la base au sommet, plus pro- ondes et à points plus gros en arriere qu’en avant, les trois externes plus profondes et plus rapprochées. Clypeus non rebordé très large- ment, mais très faiblement échancré en avant, cantus étendu sur l'œil qu'il échanere dans son tiers antérieur; pronotum très court, à bords latéraux très peu arrondis, à base presque rectiligne marquée de chaque côté du milieu d’une petite fossette très peu profonde; élytres à côtés défléchis et aplatis, mais peu larges.

Madagascar, nombreuse série communiquée ces dernières années par Slaudinger.

C'est certainement à tort que cet insecte à été réuni à D. diaperinum KI. qui est beaucoup plus gros et différent sous tous les rapports, ainsi que l'avait déjà indiqué Fairmaire en lui comparant le Cercyon grandis Cast.

Cereyon hova (Bedel x litt.) n. sp. Long. 2 mill. Oblongo- ovalis, parum convexus, rufo-ferrugineus, capite nigro, antice ferrugato, pronoto et elytris in disco leviler infuscalis, infra [uscus, pedibus an tennisque rufis. Capite fortiter dense punctato, clypeo leviter curvalo : pronoto fortiter dense punctato, laleribus leviler curvatis : elytris ova lis, minus fortiler et haud dense punctatis, seriebus postice sat fortiter canaliculatis, punctis mediocribus et approrimalis.

Ce Cercyon ressemble beaucoup à C. vicinalis Walk. (nigricipes - Motsch., atriceps Gemm. et Har.), de la région indo-malaise, mais il est plus gros et de coloration plus foncée en dessus, les élytres offrant une large tache discale rembrunie très vague et au contraire le sommet largement plus pâle et les stries étant beaucoup moins profondes.

Baie d’Antongil (Mocquerys).

Cercyon fuscostriatus Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1898. XLII, p. 469. Long. 2 1/3-2 1/2. Ovale assez arrondi, densément ponctué, même sur les élytres à stries profondément canaliculées : tête noire, avec le clypeus et une tache au sommet jaunes ; pronotum jaune avec une très grande tache discale transversale, noirätre, trilobée en arrière el occupant presque toute son étendue, saui les bords anté- rieurs et latéraux: élytres jaunes avec les stries largement noires el une tache humérale de même couleur plus ou moins développée.

Tananarive (Sikora).

18 D' M. RÉGIMBART.

Cercyon laticolHis, n. sp Long. 1 12-134 mill. Oblongo- ovalis, haud curtus, post hnmeros leviler attenuatus, subdepressus, castaneo-rufus, capile postice elytrisque plus minus infuscatis, tenuiter parum dense punctatus; pronoto lato, lateribus leviter curvatis; ely- tris ad basin pronoto haud latioribus, tenuiter sat remote punctatis, seriebus fortiter canaliculatis et fortiter punctatis, ad basin et suturan minus profundis.

Forme un peu obconique, ayant son maximum de largeur à la base du pronotum et des élytres qui ensuite se rétrécissent légèrement, mais sensiblement jusqu'aux trois quarts de leur longueur elles s’arrondissent; ponctuation moyenne et peu serrée sur la tête et le pronotum, beaucoup plus fine et plus espacée sur les intervalles des élytres dont les stries sont très profondes et à très gros points, créne- lées en arrière et sur les côtés, plus fines vers la base et la suture.

Tananarive (Sikora); baie d’Antongil (Mocquerys).

Cercyon obconicus, n. Sp. Long. 1 123 mill. Praecedenti simillimus, paulo minor, paulo brevior, elytrorum seriebus ad suturam minus profundis.

Extrèmement voisin du précédent, mais un peu plus petit, un peu plus court, avec les stries internes des élytres sensiblement moins profondes.

Sud de Madagascar : Andrahomana (Alluaud), un exemplaire.

Cercyon procerus, n. Sp. Long. 3 3/4-4 mill. Breviter ovalis, antice et postice late rotundatus, valde convexus, niger, elytro- run apice latissime tarsisque rufescentibus ;: capite et pronoto dense sat fortiter punctatis, elytris subopacis, subtilissime reticulatis, obsoletius et mullo minus dense punctatis, Sseriebus haud canaliculatis, punctis sat approrimatis, ad suturam et ad basin minoribus, stria suturali postice valde impressa.

Remarquable par sa grande taille et par sa forme courte et convexe qui le fait ressembler à un Coelostoma. La grosse tache rousse apicale des élytres occupe environ le quart postérieur.

Sud de Madagascar : pays Androy (Alluaud).

Cercyon dieganus (Bedel, ên lité), n. sp. Long. 2 2/3 3mill. Elliptico-ovalis, modice converus, niger, prothoracis lateribus ely- trorumque macula lata obliqua apicali flaris, pedibus ferrugineis, for- titer dense punctatus; elytris subcoriaceis, seriebus postice et ad latera

Coléoptères aquatiques, 49

canaliculatis et fortiter punctatis, antice planis, punctis minoribus, stria suturali ceteris haud profundius impressa.

Ressemble beaucoup comme forme et coloration à notre C. aqua- ticus Cast. (terminalis Zett.), mais en diffère par les stries des élytres beaucoup plus profondes et par la tache apicale oblique, parallèle au bord qu'elle occupe dans son dernier tiers au moins.

Tananarive (Sikora); Diégo-Suarez, Fort-Dauphin (Alluaud); baie d’Antongil (Mocquerys).

Cercyon flavocinetus, n. Sp. Long. 2 12 mill. Praece- denti affinis, minus elongatus, elytris minus distincte punctatis, multo profundius striatis, intervallis leviler convexis, prothoracis margine flavo latiore, elytris anguste a basi flavo marginatis, macula apicali la- tiore et cum margine continua.

Ressemble encore plus à C. aquaticus Cast. par la bordure et la tache apicale jaune des élytres, mais il est moins allongé et se dis- tingue par les stries élytrales très profondes et à points encore plus gros, tandis que les intervalles légèrement convexes sont plus fine- ment et plus indistinctement ponctués.

Tananarive (Sikora), un seul exemplaire (ma collection).

Cercyon nigerrimus, D. Sp. Long. 2 mil. Late ovalis, brevis, subrhomboideus, modice converus, tenuiter parum dense punc- tatus, niger, nilidus, palpis ferrugineis; elytris tenuiter et remote punctulatis, stris sat profunde canaliculatis et fortiter punctatis.

Il ressemble à Pachysternum capense Motsch., mais il est beaucoup moins convexe, entièrement noir, beaucoup moins fortement ponctué, moins profondément strié, surtout aux épaules les stries sont plus superficielles et les points moins gros.

Ile Maurice : Curepipe (Carié).

Cercyon grandis Cast. Hist. nat. If, p. 62. Long. 3 1/2- 3 3/4 mill. Oblong-ovale, très court, largement arrondi aux deux

bouts, peu convexe, brun châätain foncé, un peu plus pâle en avant et sur les côtés, les palpes et les pattes ferrugineux; ponctuation moyenne et assez dense ; pronotum très court, à côtés très obliques et peu ar- qués, à base faiblement et largement subéchancrée de chaque côté et très légèrement avancée sur l’écusson ; élytres très largement ovales- oblongs, à peine arqués et subparallèles au milieu, pourvus 'de stries canaliculées, très profondes en arrière et en dehors les intervalles

Ann. Soc. Ent. Fr., LXxXU [1903]. ,

50 « Dr M. RÉGIMBART.

sont sensiblement convexes, le bord latéral très étroitement défléchi et aplati.

Tananarive (Sikora).

Il est bien certain que ce Cercyon, qui a un aspect tout à fait spé- cial et que Fairmaire compare avec raison au Dactylosternum cassidi- forme Br., devra former un genre nouveau.

Cercyon crenatostriatus, n. Sp. Long. 2-2 1/4 mil. Ovalis, brevis, post humeros inflatus, ad apicem atlenuatus et sub- aculus, convezus, niger, capile saepe antice, pronoto ad latera, elytris ad apicem et Saepe puncto humerali et anguste ad latera ferrugineis, palpis pedibusque rufo-piceis ; capite et pronoto sat fortiter dense punc- tatis, elytris in intervallis tenuiter remote punctatis, fortiter et pro- funde punctato-striatis, punctis approæimatis, plaga metasternali for- titer dense punctata.

Forme un peu rhomboïdale, courte, renflée en arrière des épaules et presque pointue au sommet des élvtres dont les intervalles sont lé- gerement convexes surtout en arrière; stries très profondes en arrière ; à gros points, même au niveau du calus hbuméral qui est saillant, in- terrompant la strie, tandis que les 6e et 40°, 7e et se rejoignent à la base en dehors du calus.

Ile Maurice : Curepipe (Carié).

Spercheus distinguendus Fairm., Ann. Soc. ent. Belq., 1893, XXX VII, p. 147. Long. 3 1/2-4 mill. Forme courte et presque globuleuse, comme $S. emarginatus Eschsch., les deux côtes internes très saillantes, se terminant insensiblement et non anguleusement en arrière, les trois autres côtes très peu élevées.

Nossi-bé. Diégo-Suarez, baie d'Antongil (Mocquerys); Andrahomana (Alluaud).

Hydrochus metallicus Fairm., Ann. Soc. ent. Belg., 1898, XLIT, p. 233. Long. 2-2 23 mill. Présente à peu près la forme de notre IH. nitidicollis avec toutes les variétés de couleur de notre 1. angus- tatus.

Diégo-Suarez, pays Androy, Fort-Dauphin, nombreux exemplaires (Alluaud).

Ochthebius Alluaudi, n. sp. Long. 1 1/2 mill. Ovatus, haud elongatus, sat convexæus ; capite nitido et aeneo, vel subopaco et ni- gricante, antice convexo, in medio fortiter depresso, inter oculos bifoveo-

Coléoptères aquatiques. 1

lato; pronoto antice quam postice latiore, tenuiter punctulato, nitido, aeneo-cupreo et ad latera pallescente vel fusco et ad latera late rufes- cente, in medio sulco longitudinali antice et postice foveolato et abbre- viato, foveolis quatuor in disco quadratim dispositis et forea longa obli- qua sublaterali instructo, lateribus postice intus obliquis, ante medium leviter dilatatis et membrana angustissima et vix visibili marginatis ; elytris late ovatis, sordide testaceis, tenuiter seriato-punctatis, inter- vallis planis : palpis pedibusque pallide testaceis, corpore subtus nigro.

De la taille, de la couleur et de l'aspect général d’0. sericus Muls., de la région méditerranéenne, mais distinct par la disposition des fovéoles et du sillon médian du pronotum, par la membrane du pronotum extrêmement étroite et à peine visible sur les côtés, par les séries ponctuées des élytres très superficielles et non canaliculées, les points étant plus petits et moins serrés; le sillon longitudinal du pronotum ne touche ni la base ni le sommet et se creuse en fossette peu profonde à ses deux extrémités ; les deux fossettes situées de chaque côté en face de ses deux extrémités sont reliées entre elles par une légère dé- pression transversale, et les deux fossettes sublatérales, longues et un peu obliques, ne touchent ni la base ni les bords latéraux.

Sud de Madagascar : Andrahomana (Alluaud).

Hydraena marginicollis, n.sp. Long. 4 1/3 mill. Bre- viuscula, haud parallela, fusco-testacea, palpis pedibusque testaceis, ca- pite nigro, dense sat fortiter punctato, pronoto dense fortiter punctato, utrinque ad latera longitudinaliter et leviter oblique depresso. in medio late quadratim nigricante, marginibus quatuor sat late testaceis, late- ribus antice parallelis, post medium intus leviter obliquis; elytris dense fortiter seriatim punctatis, intervallis planis et angustissimis, lateri- bus sat anguste deflexis.

Forme oblongue, non allongée, non parallèle, couleur d’un brun testacé, avec la tête et une large plaque discale carrée au pronotum noires, ponctuation forte et assez dense sur le pronotum, un peu moins grosse sur'la tête, forte et en rangées régulières sur les élytres, avec les intervalles au moins aussi étroits que les points ; bords latéraux du pronotum parallèles avant le milieu, puis subanguleusement dirigés obliquement en dedans, ce qui donne au pronotum l'aspect hexagonal habituel chez les Aydraena ; bords latéraux des élytres assez étroitement défléchis et aplatis en gouttière.

Fort-Dauphin (Alluaud).

LR TD ————

CONTRIBUTION A LA FAUNE INDO-CHINOISE

19° mémoire (1) HYDROPHILIDAE par le Dr M. RéGimBaRT.

Je n'ai pas la prétention, dans cette petite étude, de faire un travail complet sur les Hydrophilides de l'ndo-Chine : ce serait au-dessus de mes moyens, n'ayant que très peu d’instants à consacrer à l’'Entomo- logie. Seulement, d’après le désir de quelques entomologistes et en particulier de M. E. Fleutiaux, j'ai pensé qu'il y avait lieu de décrire quelques-unes des espèces de cette famille si délaissée, afin de con- tribuer à la faire mieux connaître et de donner la possibilité de mettre quelques noms au milieu des séries innommées et par conséquent sans intérêt de cette famille dans nos collections. Un certain nombre d'espèces et même la plupart se trouvant à la fois en Indo-Chine et dans les régions voisines, il n’arrivera quelquelois de décrire une espèce qui n'aura pas encore été trouvée dans la Péninsule, simple- ment parce qu'elle est voisine d’autres qui s’y trouvent parce qu’elle peut s’y trouver elle-même, C’est ce que j'ai déjà pu constater pour les Dysticides et aussi en partie pour les Gyrinides, ces derniers habituellement plus localisés.

Stethoxus hastatus Herbst (oblongus OI.). Tonkin : Hanoï (Landais, Demange); Birmanie : Tharraouaddy (Corbett). Chine méri- dionale.

Stethoxus cavisternum Bedel. Tonkin : Hanoï (Landais); Co- chinchine : Mytho (de la Perraudière); Malacca.

Stethoxus cashmirensis Redt. (japonicus Sharp). Tonkin : Hanoï (Landais, Demange); Annam : Phue-Son (Frühstorfer); Cochin-

chine : Saigon (Delauney); Malacca. Inde; Ceylan; Cashmire; Bir-

manie: Chine; Japon; Sumatra. Espèce extrêmement commune et répandue dans loute l'Asie méridionale.

1. Voir Ann. Soc. ent. Fr., 1889 à 1902.

Contribution à la faune indo-chinoise. 53

Hydrophilus elongatus Rég. Birmanie : Tharraouaddy (Cor- bett). Cevlan.

Hyärophilus Cambodiensis, n. sp. Long. 11 12- 42 mill. Oblongo-ovalis, ellipticus, modice convexæus, niger, nitidus,

leviter metallicus (ad latera et in punctis praecipue); prothoracis serie punctata anteriore densa, obliqua, Subregulari, ab angulo anteriore usque ad tertiam latitudinis partem continuata, serie posteriore om- nino disjuncta et punctis numerosis inordinatis fere usque ad basin constituta; elytrorum seriebus densis, inter quas, duo striolae apparent : carina prosternali antice obtuse angulata, postice Spina valida et longa leviter incurvata instructa, carina sternali spina sat longa primam ventris suturam attingente arcuata; femoribus intermediis antice sat dense et sat fortiter punctatis.

Forme ovale, allongée, parfaitement elliptique, ni atténuée en avant, ni élargie en arrière, assez convexe; couleur d’un noir brillant avec quelques reflets métalliques pourprés ou bronzés sur les côtés et sur les points, également noir en dessous, avec les tarses et les palpes fer- rugineux et le dernier segment abdominal pourvu d’une plaque lisse subtriangulaire assez large ; série systématique antérieure du pronotum remarquablement développée, formant une ligne étroite de points serrés étendue de l’angle antérieur jusqu’au tiers de la largeur: série postérieure irrégulière et disjointe, formée de nombreux points dissé- minés sur un grand triangle occupant les deux tiers postérieurs du bord externe et le quart externe de la base qu'ils atteignent presque en laissant lisse le sommet constitué par l’angle postérieur. Entre les séries ponctuées des élytres qui sont assez denses et bien apparentes, se remarquent deux lignes fines et peu apparentes. Pointe de la carène métasternale forte, atteignant la première suture ventrale.

Cambodge, un exemplaire; Birmanie, un exemplaire (Collection Régimbart).

Sternolophus rufipes Sol. Cochinchine : Saigon (Delauney), Mytho (de la Perraudière); Annam. Afrique et Asie tropicales; Nord de l'Océanie.

Sternolophus brachyacanthus Rég. Tonkin (Dorr); Annan : Phuc-Son (Frühstorfer); Birmanie : Tharraouaddy (Corbett). Ceylan (Horn).

Helochares atro-piceus, n. sp. Long. à 14-6172 mill. Ovalis, postice leviter dilatatus, parum convexus, angulo thoraco-

54 D' M. RÉGIMBART.

elytrali, bene evidente, nigro-piceus, nilidissimus, ad latera ferrugatus vel castaneus, sat tenuiler, subobsolete et parum dense punctatus; prothoracis lateribus fortiler arcuatis, serie anteriore fortiter ar- cuata, posteriore leviter obliqua, sat brevi, densa et extus secundum marginem punclis haud densis cum anteriore conjuncta; in elytris serie media punctorum distincta, externa irregulari et multo minus distincta. Palpis longis.

Espèce voisine de A. longipalpis Murray, d'Afrique, présentant la même coloration, la même ponctuation et la même disposition des séries ponctuées systématiques au pronotum et aux élytres; la tête paraît cependant un peu plus étroite. Malgré cette différence, je ne serais pas surpris que les deux espèces n’en fissent qu'une seule. Les palpes atteignent la longueur de la tête et du pronotum réunis.

Cochinchine : Saigon (Delauney), Mytho (de la Perraudière), Cam- bodge : Pnom-Penh. Sumatra ; Bornéo; Nouvelle-Guinée.

Helochares minutissimus Kuw.— Cochinchine : Mytho {de la Perraudière), Saigon. Toute l'Afrique et l’Asie tropicales, Nord de l'Océanie, Très abondant.

Helochares (Graphelochares) anchoralis Sharp. Long. 5-6 mill. Reconnaissable à sa forme allongée, étranglée à l'angle thoraco- élytral qui est très prononcé, les côtés du pronotum étant très arqués et les élytres un peu dilatés en arrière; ponctuation assez forte, dense et très régulière; séries systématiques du pronotum normales, l’anté- rieure assez longue et peu dense, la postérieure très courte; stries ponctuées des élytres finement canaliculées, leurs points extrêmement rapprochés et à peine plus gros que ceux des intervalles qui sont plans.

Annam : Huë (Delaunay); Cochinchine : Saigon (id.); Cambodge :

]

Pnom-Penh (de la Perraudière). Inde, Ceylan, Sumatra.

Hielochares (Graphelochares) exenatus, n. Sp. Long. 4 12- 6 mill. Sat late ovalis, postice plus minus dilatatus, parum con- vexus, rufus, infra fuscus, cruribus pilosis ad apicem tantummodo glabris; capile et pronoto sat fortiter, dense et regulariter punctatis, hoc ante basin utrinque puncto magno instructo, lateribus modice arcuatis, Serie anteriore obliqua et vix curvata, posteriore brevi et transversa; elytris tenuiter parum dense punctulatis, Striis profunde canaliculatis et fortiter dense punctatis, intervallis planis, # extus seriatim fortius punctato, margine externo leviter dilatato reflexo.

Contribution à la faune indo-chinoise. 5

Voisin de H. melanophthalnus Reiche, mais un peu plus allongé, avec le pronotum un peu plus étroit et les stries des élytres très pro- fondes et très fortement ponctuées; palpes dépassant à peine la lon- gueur de la tête; cuisses pubescentes sauf à l'extrême sommet, comme chez les espèces voisines.

Cochinchine : Saïgon (Delauney): Cambodge : Pnom-Pehn (de la Perraudière). Ynde : Pondichéry, Genji (W. Maindron), Tetara, Bengale (R.-P. Cordon); Sumatra (Foerster): Java.

Helochares lentus Sharp. Long. 2 3/4-4 mill. Espèce extré- mement variable comme taille, de forme assez courte, plus ou moins déprimée en avant, avec le maximum de convexité aux deux tiers postérieurs des élytres, représentant assez bien dans toutes ses parties, mais en beaucoup plus petit, l'espèce précédente; ponctuation de la tête et du pronotum forte, dense, celle des élytres plus fine et beau- coup moins dense, stries assez profondes et assez fortement ponc- tuées; séries systématiques du pronotum à peine apparentes, mais en revanche chez les individus pâles on voit très distinctement les quatre points foncés disposés en carré.

Cochinchine : Mytho (de la Perraudière), Saigon. Ceylan; Inde; Sumatra; Java; Bornéo.

Le H. densus Sharp, de Ceylan, se distingue de cette espèce par les stries des élytres très peu profondes et beaucoup plus finement ponc- tuées ; je ne serais pas surpris que les deux espèces dussent plus tard être réunies, car un exemplaire pris par le Horn à Ceylan est intermédiaire pour la profondeur de ses stries.

Philhydrus crassus, n.sp.— Long. 4-4 1/4 mill, Latissime ellipticus, brevis, valde converus, infra fuscus, supra fulvus, capite la- tissime in medio et postice, pronoto latissime in disco, elytrisque macula humerali nigricantibus, sat fortiler, dense et regulariter punctatus ; in pronoto seriebus anteriore et posteriore vage indicatis, lateribus mo- dice arcuatis et distincte marginatis ; elytris sine seriebus.

Cette espèce rappelle beaucoup pour la coloration notre P. fron- talis Er. (nigricans Thoms.), mais avec la forme très courte et large- ment elliptique du P. subsignatus Sharp, du Japon; la tête et le pronotum sont noirâtres, la première largement rousse en avant, le second lar- sement bordé de roux sur les côtés et en avant, étroitement au milieu de la base; les séries systématiques du pronotum sont longues, mais à peine distinctes, leurs points étant à peine plus gros que ceux du fond ;

56 D' M. RÉGIMBART,

les élytres, sans trace des deux ou trois séries ponctuées normales, pré- sentent un gros point noiratre sur le calus huméral et sont légère- ment lavés de brun par places, soit par transparence, soit par décom- position des tissus, comme cela a lieu souvent chez nos espèces fauves ; les palpes ne dépassent pas la longueur de la tête.

Annam. : Hué (Delauney); Cochinchine : Saïgon; Tonkin : Hanoi (Demange).

Philhydrus escuriens Walker (nigriceps Mots.) Long. 2- 2 1,2 mill. Ovale, non allongé, largement arrondi en arrière, noir en dessous, roux pâle en dessus, la tête noire ornée au-devant de cha- que œil d’une tache jaune triangulaire ; ponctuation assez forte et dense sur le pronotum, fine, beaucoup moins serrée et même un peu obso- lète sur les élytres qui manquent de séries ponctuées. Palpes dépassant à peine la longueur de la tête, noirâtres à l'extrême sommet.

Cochinchine : Mytho (Delauney); Annam. Inde; Ceylan; Sumatra ; Java; Manille; Bornéo. Espèce très abondamment répandue dans Ja région indo-malaise.

Philhydrus flavicans, n. Sp. Long. 4-4 1,2 mill. Ellip- ticus, haud elongatus, sat converus, sublus niger, supra rufo-flavus, capite nigro, antice utrinque triangulariter rufo maculato, sat fortiter dense punctato:; pronoto minus fortiter, minus dense et subobsolete punc- tato, lateribus leviter arcuatus, seriebus haud distinctis ; elytris ut pro- noto punctatlis, seriebus punctatis destitutis ; palpis capite vix longiori- bus, omnino flavis.

Très voisin du précédent, mais plus grand, un peu plus fortement et distinctement ponctué sur les élytres, avec les palpes concolores et non noiràtres au sommet.

Annam : Hué (Delauney). Inde : Pondichéry, Mahé (W. Maindron), Bengale (R. P. Cardon).

Philhydrus rubrocinetus, D. Sp. Long. 4 4-12 mil. Oblongo-ovalis, sat elongatus, converus, nigro-piceus, rapite antice utrinque plus minus anguste ferrugineo signato, pronoto sat late ad latera et aliquoties anquste antice et postice, elytris paulo latius postice quam antice ferrugineo limbatis, punctatura in capite densa, in pro- noto paulo minore et paulo minus densa, in elytris tenui et parum densa ; in pronoto seriebus longis et distinctis, in elytris seriebus dua- bus punclorum vix distinctis; palpis sat longis, capitis longitudinem superantibus.

Contribution à la faune indo-chinoise. 7 Présente un peu la même coloration que notre Cymbiodytes margi- nellus Fab., mais bien distinct par sa ponctuation beaucoup plus fine et moins dense et par les palpes plus longs. La série antérieure du pro- notum est très longue, assez arquée et occupe plus du tiers externe de la largeur, la postérieure est également très longue, rectiligne et occupe presque le quart externe: les palpes assez longs dépassent de leur dernier article environ la longueur de la tête. Cochinchine : Mytho (de la Perraudière); Birmanie : Tharraouaddy (Corbett). Inde : Mahé: Sumatra (Foerster).

Phylhydrus ferrugatus, D. sp. Long. 3 12-3 2/5 mill, Oblongo-ovalis, sat elongatus, parum convexus, nigro-piceus, capite antice anguste, pronoto in quatuor marginibus plus minus late et ali- quoties in disco, elytris utrinque latius et aliquoties in disco ferrugatis ; punctatura in capite mediocri et parum densa (in vertice punctis ali- quot majoribus), in pronoto sat tenui et parum densa, in elytris tenui et haud densa; in pronoto serie anteriore longa, arcuata, distincta, posteriore quoque sat longa et irregulari: in elytris seriebus duabus punctorum majorum irregularibus, sed distinctis; palpis longissimis, capitis et prothoracis longitudinem attingentibus.

La couleur noir de poix du dessus du corps devient ferrugineuse et rougeâtre sur le labre, le devant du clypeus et les côtés de la tête au-devant des yeux, sur les quatre côtés du pronotum et même quel- quefois sur toute son étendue, sur les côtés des élytres dont elle en- vahit parfois une assez grande étendue, mais alors d’une façon tres vague; la ponctuation est fine, très peu dense sur les élytres, un peu plus dense sur le pronotum, plus forte sur la tête; les séries systéma- . tiques du pronotum sont bien formées, longues, mais irrégulières ; sur les élytres on en distingue nettement deux formées de points plus gros et assez irréguliers. Les palpes très développés atteignent la lon- gueur de la tête et du pronotum réunis.

Cochinchine : Mytho (de la Perraudière). Sumatra (Foerster).

Philhydrus nigritulus, n. sp. Long. 2 34-3 mill Oblongo-ovalis, sat convexus, nigro-piceus, plus minus (in pronoto prae- cipue) rubro-ferrugatus, ad latera et clypeum rufescens, nitidus : punce- tatura in capite minuta et parum densa, in pronoto et in elytris tenuis- sima et remota; in pronoto seriebus bene distinctis, irreqularibus, tn elytris punctis majoribus in disco uniseriatim dispositis, extus irregula- riter sparsis; palpis longissimis, capitis et prothoracis longitudinem attingentibus.

58 D: M. RÉGIMBART.

Voisin du précédent, mais plus petit, moins large, généralement plus lavé de rouge ferrugineux, avec la ponctuation encore plus fine, plus écartée et plus obsolète sur les élytres; les points sériaux de la ran- gée discale des élytres sont assez régulièrement disposés de la base au sommet, tandis qu'extérieurement ils sont disséminés sans ordre en avant et extrêmement écartés au milieu et en arrière; les palpes ont à peu près la longueur de la tête et du pronotum réunis.

Saigon (Delauney), Mytho, Pnom-Pehn (de la Perraudière). Sumatra (Foerster).

Philbydrus rubricolis, n. Sp. Long. 2 3/4-3 mill. Oblongo-ovalis, subparallelus, parum converus, nitidissimus, infra fer- rugineus, pedibus rufis, palpis testaceis et longissimis; capite antice rubro, postice nigro, tenuiter sat dense punctulato, inter oculos serie transversa punctorum majorum instructo, pronoto rubro, tenuiter sat remote punctato, seriebus bene distinctis et valde irregularibus ; elytris castaneis, saepe ad basin infuscatis, tenuiter, subobsolete et sat remote punctulatis, punctis majoribus in disco uniseriatim dispositis.

Cette petite espèce, de Sumatra-Ouest (Foerster) et de Palembang, que je crois me rappeler avoir vue d’Indo-Chine, à la même taille que P. nigritulus, mais un peu moins de largeur et de convexité, avec une coloration très différente : la tête est rouge ou ferrugineux clair en avant de la suture interoculaire et noire en arrière, le pronotum est du même rouge et les élytres d’un châtain plus foncé, surtout à la base; la suture transversale de la tête offre une rangée de gros points très apparente; les séries systématiques du pronotum sont à peu près semblables, bien nettes et très irrégulières ; sur les élytres on ne re- marque guère que la rangée discale de gros points, ceux du dehors n'étant plus gros qu'au voisinage de l'épaule.

Il est possible que ce Phithydrus soit le même que P. mollis Règ., de Madagascar, dont presque tous les exemplaires que j'ai vus sont immatures et entièrement jaunes et dont deux seulement sont plus co- lorés : il faudra revoir de nouveaux spécimens de Madagascar bien co- lorés pour trancher la question.

Laccobius discicolHis, n. Sp. Long. 2 12 mill. Elongato- ovalis, sat conveæus, infra nigricans, pedibus rufis, supra pallide testa- ceus, Capite purpureo-metallico, antice utrinque late flavo maculato, subtilissime reticulato, tenuiler parum dense punctato, pronoto testaceo, in medio plaga ovali purpureo-metallica ornato, tenuissime reticulato, fortius punctato; elytris testaceis, lineis 8 vel 9 tenuibus fuscis ornatis,

Contribution la faune indo-chinoise. 59

fortiter et sat dense punctatis, his punctis fuscis ; tibiis posterioribus modice arcuatis.

Appartient au groupe de L. pallidus Muls. dont il a la forme et l’as- pect, mais plus petit. La tête est d’une belle couleur pourpre, de même que la plaque ovale médiane du pronotum qui touche le sommet, mais est étroitement séparée de la base; les lignes brunes principales des élytres très fines sont au nombre de 8 ou 9 et assez régulières; dans leurs intervalles se trouvent deux ou trois lignes très irrégulières, for- mées par la ponctuation du fond.

Découvert tout récemment à Genji, sur la eôte de Coromandel, par M. Maurice Maintron.

Laccobius roseiceps, n. Sp, Long. 2 mill. Regulariter ovalis, haud elongatus, infra nigricans, pedibus rufis, supra pallide testaceus, capite roseo-metallico, antice utrinque flavo maculato, subti- lissime reticulato, remote postice punctulato, pronoto testaceo, in medio plaga vaga rosea nec apicem nec basin tangente ornato, subtilissime re- ticulato, tenuiter, remote et subobsolete punctulato, scutello roseo, ely- tris testaceis, regulariter lineato-punctatis.

Du groupe de L. Revelierei Perris, mais plus court, plus trapu; les lignes ponetuées des élytres sont régulières, grises et alternativement plus grosses les unes que les autres.

Annam. : Thuan-An {de la Perraudière).

Laccobius rotundatus, D. Sp. Long. 1 3/4 mill. Ro- tundato-ovalis, brevissimus, convexus, infra nigricans, pedibus rufis, supra pallide testaceus, capile aeneo-purpureo, antice latissime utrinque flavo plagiato, tenuissime obsolete reticulato, irregulariter parum dense punctato, pronoto testaceo, in medio lineis duabus longitudinalibus fuscis, antice conjunctis ornato, obsolete reticulato, remote et subobsolete punctato, scutello roseo, elytris testaceis, dense lineato punctatis, tibiis posterioribus levier curvatis.

Assez voisin de L, gracilis Motsch.(intermittens Kiesw.), mais encore plus court, Le devant de la tête est orné de deux grandes macules jaunes, parfois tellement développées qu'elles ne sont séparées que par un petit espace noir métallique ; le pronotum est orné seulement de deux lignes brunes, étroites, réunies en avant et représentant ainsi un A renversé dont le sommet touche le bord antérieur et dont les branches n’atteignent pas la base; les lignes ponctuées des élytres sont pigmentaires, régulières et très serrées, disparaissant étroitement

60 D' M. RÉGIMBART.

le long de la base et largement sur les côtés et offrant quelques points de condensation formant de petites taches très vagues; la ponctuation des élytres est très fine et forme des séries situées sur les lignes pig- mentaires impaires.

Trouvé par M. Andrewes à Belgaum, dans l'Inde méridionale, et par M. Corbett à Tharraouaddy, en Birmanie.

Berosus (Acanthoberosus) indieus Motsch. Long. 3 1/3-5 1/2 mill. Peu d'espèces sont aussi variables comme forme, dimension, coloration et développement de l’épine externe de la troncature des élytres; en général la forme est allongée, subcylindrique et convexe ; la couleur est brune en dessous, lestacée en dessus, avec deux taches brunes variables sur la tête, deux autres en avant et une plaque irré- eulière très vague au milieu du pronotum, des stries ponctuées noires et quelques petites taches variables sur les élytres.

Annam : Qui-nhon (de la Perraudière), Saigon et Pnom-Penh (De- launey); Birmanie : Toungoo et Tharraouaddy (Corbett). Sumatra, Java, Lucon, Ceylan (D° W. Horn), Inde (M. Maindron), Chine : Tient- sin. Très répandu dans la région indo-malaise.

Berosus nigropictus, n.sp.— Long.2 2/3-3 mill. Breviter ovalis, postice latior,convexus, infra fuscus, pedibus rufis, Supra niger, nitidus, capite nigro, submetallico, fortiter dense punctato, antice utrinque oblique foveolato, linea suturali frontali postice carinata, pro- noto nigro, lateribus-sat anguste, linea media longitudinali, maculaque minima anteriore utrinque rufo-fulvis, fortiter dense punctato; elytris griseo-testaceis, utroque maculis sex nigris ornato, profunde crenato- sulcatis, intervallis planis et mullo tenuis et remote punctatis. G tars. anter. articulo 2 leviter incrassato ; @ obsoletissime reticulata.

Sur le pronotum la ligne rougetre et les deux taches de même cou- leur situées de chaque côté du sommet manquent souvent.

Saigon (Delauney).

Berosus pubescens Muls. Long. 3 mill. Forme allongée, souvent même très étroite : tête métallique d’un bronzé pourpré, for- tement ponctuée, pronotum fauve pourvu en son milieu de deux bandes parallèles métalliques, tantôt libres, tantôt plus ou moins confluentes et soudées, souvent accompagnées en dehors d’une tache noire plus ou moins développée, isolée ou confluente; élytres gris sale, pourvus d’é- troites lignes brunes sur des stries ponctuées très fines, et sur les in-

Contribution à la faune indo-chinoise. 61

tervalles plans de points assez gros noirätres médiocrement serrés et munis de cils longs et couchés.

Annam; Sumatra (Foerster). Manille (E. Simon et G.-A. Baer), Inde (Andrewes, R. P. Cardon, M. Maindron).

Berosus decrescens Sharp. Long. 2 1/2 mill. Me paraît n'être qu'une variété du précédent, plus petit, plus étroit, avec la bande double du pronotum plus distincte et plus isolée, sans taches latérales.

Birmanie : Tharraouaddy (Corbett). Ceylan (D° W,. Horn), Inde (M. Maindron); Sumbawa.

Brachygaster (Vo/vulus) aeneus Brullé. Espèce très variable répandue dans toute la région indo-malaise et dont très probablement Brachygaster indicus Muls. est synonyme.

Tonkin : Hanoï (Demange), Chiem-Hoa (Fruhstorfer); Annam : Thuan- an (de la Perraudière); Cochinchine : Mytho (id.); Cambodge : Pnom- Penh (id.). Sumatra, Philippines, Sumbawa, Australie, Inde.

Glebaria Leachi Latr. Cambodge : Pnom-Penh; Annam. Inde.

Amphiops pisiformis Fairm. Long. 23/4-3 1/2 mill. Forme très courte, globuleuse, couleur tantôt brun roux avec trois rangées de taches rondes sur les élytres, tantôt brun noir avec le devant de la tête et les côtés du pronotum et des élvtres ferrugineux ; ponctuation assez forte, dense et presque régulière sur la tête, un peu moins dense et formée de points petits entremêlés de points trois fois plus gros sur le pronotum, très obsolète dans le tiers sutural des élytres, puis aug- mentant dans le tiers moyen et devenant en dehors semblable à celle du pronotum, accompagnée de séries de points plus gros bien impri- més sur les côtés et diminuant peu à peu en dedans, au point de dis- paraitre entièrement vers la suture. C’est l'espèce de beaucoup la moins fortement ponctuée de celles d'Orient.

Saigon (Delauney), Mytho, Pnom-Penh, Qui-nhon (de la Perraudière).

Amphiops Sumatrensis, n. Sp. Long. 3-3 12 mill Ovalis, brevissimus, subrotundus, hemisphaericus, fusco-castaneus, capite anquste ad clypeum, prothoracis elytrorumque lateribus ferrugineis, ca- pile et pronoto sat fortiter, dense et subaequaliter punctatis, elytris sat dense et magis inaequaliter, fortius ad latera, obsoletius ad suturam punctatis, seriebus punctorum majorum regularibus, extus magis dm- pressis el usque ad suturam distinctis notatis,

62 D' M. RÉGIMBART.

Cet Amphiops se distingue du précédent par sa forme un peu moins courte, sa couleur plus foncée, sa ponctuation beaucoup moins inégale sur le pronotum, plus forte et plus régulière sur les élytres et bien distincte, quoique plus faible, jusqu’à la suture, par les séries ponc- tuées un peu plus imprimées en dehors et toutes bien distinctes jusqu’à la suture.

Sumatra (Foerster).

Amphiops annamita, n. Sp. Long. 3-3 1/4 mill. Pruae- cedenti simillimus, paulo minus lalus, magis castaneus, elytris rufes- centibus et maculis fuscis vagis triserialim dispositis ornatis; puncta- tura in pronoto magis inaequali (praecipue ad latera), in elytris extus magis inaequali, seriebus extus magis profundis, intus similibus.

Forme moins élargie, presque un peu oblongue, moins régulièrement convexe, arrondie, l’insecte vu de côté, plus gibbeuse vers le milieu des élytres, couleur plus rousse avec les rangées de taches foncées des élytres peu apparentes; la ponctuation du pronotum est plus inégale, plus dense, avec les gros points de la région externe plus développés; la ponctuation des élytres parait encore plus inégale, les petits points étant plus fins, les séries ponctuées sont plus profondes et leurs points sensiblement plus gros en dehors.

Annam.

Amphiops pedestris Sharp. Long. 2 12-3 mill Roux châtain uniforme, court et subhémisphérique, ponctuation dense et ru- gueuse sur le pronotum, surtout en dehors les gros points sont très distincts et très profondément imprimés ; points sériaux des élytres très gros et profonds, avec ceux des intervalles aussi gros en dehors, près de la suture ces points deviennent beaucoup moins gros et en même temps les points fins, presque complètement invisibles en dehors, augmentent beaucoup et dominent dans le tiers interne.

Saigon (Delauney); Ceylan, Inde; Sumatra.

Amphiops mirabilis Sharp. Long. 2 2/3-3 1/2 mill. Très court, subhémisphérique, brun noir ou châtain foncé et dans ce cas les élytres sont plus clairs et vaguement marqués de taches noirâtres rondes en séries, ponctuation de la tête et du pronotum dense, très inégale, rugueuse en avant de la tête, les gros points des côtés du pro- notum très développés; séries ponctuées des élytres canaliculées en dehors, les points très rapprochés, de même dimension que les gros points des intervalles qui sont irrégulièrement disséminés ; dans les in- tervalles internes ces gros points deviennent de plus en plus clairsemés

Contribution à la faune indo-chinoise. 63

et on y distingue mieux les points extrêmement petits et nombreux. Tonkin : Hanoi (Demange). Ceylan, Inde.

Var. variolosus, n. var. Punctis, praecipue in elylris, majori- bus et magis approæimatis.

Dans cette variété les gros points des séries et des intervalles des élytres sont encore plus profondément imprimés et plus larges, ce qui les rend en même temps plus rapprochés et souvent polyédriques : les gros points des côtés du pronotum sont également énormes.

Birmanie : Toungoo. Java.

Coelostoma simplex Sharp. Annam : Qui-nhon (de la Perrau- dière); Saïgon; Birmanie : Tharraouaddvy (Corbett). Inde, Ceylan: Su- matra; Chine, Japon.

Coelostoma orbiculare Fab. Saigon (Delauney), Mytho (de la Perraudière), Hanoï (Demange); Birmanie : Tharraouaddy (Corbett), Toungoo. Sumatra ; Bornéo; Inde ; Europe; Afrique.

Dactylosternum nitidum Cast. Long. 5-5 1/2 mill. Stries des élytres profondément canalieulées en arrière et sur les côtés, beau- coup plus fines et non enfoncées en dedans et en avant elles n’at- teignent pas la base.

Annam : Hué (Delauney); Malacca.

Dactylosternum rubripes Cast.? Long. 6-7 mil Diffère du précédent par la taille plus grande, la forme plus large, les stries des élytres moins profondes. Les deux formes ne font peut-être qu’une seule espèce, car certains exemplaires paraissent bien intermédiaires.

Annam : Hué (Delauney) ; Tonkin ; Malacca. Inde, Java, Sumatra, Phi- lippines, Bornéo.

Dactylosternum dytiscoides Fab.— Reconnaissable à la couleur rouge de la tête et du pronotum.

Poulo-Pinang, Malacca. Bornéo, Morotai, N'le-Angleterre, etc.

Cercyon vicinalis Walker (nigriceps Mots., atriceps Gemm. et Har.). Roux avec la tête noire, stries ponctuées profondes.

Saigon, Mytho (de la Perraudière). Sumatra ; Ceylan, Inde ; Sumbawa. Cryptopleurum ferrugineum Motsch. Très semblable à notre C. atomarium F., mais d’un rouge ferrugineux.

64 D' M. RÉGIMBART.

Saigon (Delauney).

Sphaeridium quinquemaculatum Fab. Saigon, Hué (Delau- ney), Mytho, Tourane (de la Perraudière). Inde, Ceylan, etc., extrè- mement abondant.

Sphaeridium dimidiatum Cast. Saigon (Delauney). Sumatra, Java, Chine, Inde. Hydrochus lacustris Nietn. Long. 2 mill. Voisin de notre

H. angustatus Germ. et surtout de la var. foveostriatus Fairm., mais plus petit, avec les angles antérieurs du pronotum plus accentués, les cinq fovéoles du disque à peine indiquées et les points des stries aux élytres plus gros. ;

Mytho (de la Perraudière). Ceylan. Inde.

Hydrochus annamita, n. sp. Long. 2 3/4-3 mill. Ælon- gatus, subparallelus; aliquoties niger, saepissime glauco-metallicus, aeneus, viridis, caeruleus et cupreus; capite fortiter dense punctato, inter oculos trifoveolato, pronoto fortiter dense punctato, ante me dium trifoveato, post medium in disco foveis duabus magnis connatis et utrinque foveola minuta profunda instructo, elytris striato-punctatis , punctis marimis, intervallis paribus convexis, 4 et 8 el sutura costato- elevatis ; palpis pedibusque rufis.

Forme allongée et subparallèle, coloration rarement noire, presque toujours d’un métallique glauque et alors très variable ; ponctuation de la tête et du pronotum forte et profonde, tête pourvue en arrière de la suture frontale de trois petits sillons longitudinaux; pronotum un peu rétréci en arrière, pourvu avant le milieu de trois fossettes assez larges dont la médiane est mal limitée en avant, après le milieu de deux fossettes discales, séparées l’une de lautre et de celle qui est devant par une ligne élevée et étroite en forme de Y, séparées par une ligne élevée analogue des deux latérales qui sont plus petites et plus profondes. Élytres pourvus de profondes stries régulières dont les points sont tellement gros et rapprochés qu’ils deviennent polyédriques et les intervalles absolument linéaires et en zigzag: les intervalles pairs sont plus élevés que les impairs et en particulier, le et le 8°, ainsi que la suture, sont sensiblement élevés en côtes. Les pattes et les palpes sont rouges, l'extrémité des fémurs et du dernier article des tarses et des palpes noiraltre.

Annam : Qui-nhon (de la Perraudière).

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CONTRIBUTION A L'ÉTUDE GÉNÉRALE DES #YLOPHILIDAE

par Maurice Pic.

AVANT-PROPOS

Aucun travail d'ensemble n'ayant été publié sur les Hylophilidae, j'ai pensé qu'il y avait une lacune scientifique à combler ; je me suis mis à l’œuvre pour entreprendre l'étude générale de ces petits Hétéromères:

malheureusement, faute de matériaux d'étude suffisants, j'ai été forcé de traiter certaines faunes d’une façon provisoire. Ayant renoncer momentanément, à la publication d’une étude monographique, j'ai me borner à donner quelques tableaux synoptiques et de nombreux catalogues ; faute de mieux, je me suis efforcé de réunir au moins tous les renseignements généraux susceptibles de faciliter, pour l'a- venir, l'étude générale des Hylophilidae. Fespère que ce travail per- mettra à nos collègues, sinon de connaitre toutes les espèces de cette famille, du moins d'en reconnaitre un bon nombre et surtout d’avoir des indications bibliographiques à peu près complètes.

J'ai divisé mon étude en deux parties : la première limitée à Ja seule faune paléarctique, la deuxième étendue à celle de toutes les parties du monde, l'Europe proprement dite exceptée. Le but de cette division est de répondre plus facilement aux études de chacun ; beaucoup de nos collègues s'occupent seulement de la faune européenne, plusieurs sont limités à la seule collection d’une faune spéciale : avec cette di- vision, chacun trouvera à sa place sa part d'étude, sans être entravé par de nombreux éléments étrangers, et le tout réuni facilitera la be- sogne des spécialistes futurs.

Quelques mots sur la composition de chacune de ces deux parties ne seront pas de trop. La première partie comprend : Un synopsis inspiré des « Bestimmungs Tabelle XL Hylophidae » et complété de notes des- criptives ou autres; un catalogue d’habitats détaillés, pour mieux marquer la répartition géographique de quelques espèces ; le catalogue bibliographique et synonymique de toutes les espèces rentrant dans la faune paléarctique (Europe, Afrique Sept®, et Asie Occle), faune cor- respondant à celle adoptée par de Marseul pour son catalogue des Coléoptères de l'Ancien Monde. J'ai ajouté aux Hylephilidae le petit groupe très intéressant des Trotommideini, qui doit rentrer plutôt dans

Ann. Soc. Ent. Fr., LXxXI1 [1903]. 5

66 MAURICE Pic. (2)

les Scraptiidae, soit parce que ce genre a été catalogué près des Hylo- philus, soit à cause du faciès de certains de ces insectes qui peut prêter à confusion ; en parlant ici du genre Trotommidea, j'empêcherai, je l'espère, pour l'avenir qu’une espèce de ce genre puisse se classer dans les Euglenes, cas produit déjà ên litteris.

Dans la deuxième partie (actuellement en préparation), je trai- terai séparément la faune de chaque partie du monde (Europe ex- ceptée). En dehors de la zone méditerranéenne (1), les Hylophilidae: paraissent avoir d'ordinaire un habitat peu étendu, souvent restreint à une région; l’étude géographique de ces insectes me semble donc plus profitable qu’une étude d'ensemble renfermant mélangées toutes les espèces du globe. J'ai une raison d’ailleurs très sérieuse en divi- sant mon travail : cette séparation me permet d'étudier avec plus d'u nité les faunes de l'Afrique et de l'Amérique méridionale pour les- quelles j'ai de sérieux matériaux d'étude, tandis que pour les autres je m'inspirerai des travaux de divers spécialistes plus complets, plutôt que de m'en rapporter à mes études personnelles insuffisantes ou moin- dres. Chaque partie du monde sera donc traitée, pour les raisons que je viens d’énoncer, séparément, c’est-à-dire que je m’occuperai succes- sivement de l'Asie, 2 de l'Afrique, de l'Océanie, de l'Amérique ; et encore cette dernière sera-t-elle divisée en trois parties, correspondant aux principaux travaux restreints qui sont actuellement publiés : sur lA- mérique septentrionale, par M. Th. L. Casey; sur l'Amérique centrale, par M. Champion; sur l'Amérique méridionale, par moi-même. Après chaque faune, on trouvera le catalogue bibliographique et synony- mique de toutes les espèces de cette faune, exception faite pour l’Amé- rique je ne donnerai qu'un seul catalogue réunissant toutes les espèces américaines.

Dans la première partie traitant la faune paléarctique, je mentionne 44 espèces et 11 variétés, mais il ne faut compter que 17 espèces et 6 variétés spéciales à l'Europe. Je ne puis pas fixer maintenant le nom- bre des espèces qui rentreront dans la seconde, je me contenterai de: dire qu’actuellement les Hylophilidae sont représentés dans le monde: entier par plus de 200 espèces et 15 variétés environ.

Il est impossible de donner maintenant le chiffre exact des genres rentrant dans cette famille, car ceux créés par M. Th.-L. Casey ont été établis à la suite d’une étude insuffisante et la plupart me semblent

(1) Dans cette zone on trouvera un certain nombre d'espèces vivant simul- tanément en Europe, Afrique septentrionale et Asie Occidentale, entre autres : H. pruinosus Ksw., populneus Panz.

(3) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. 67 .

avoir plutôt une valeur sous-générique; aussi ai-je groupé presque toutes les espèces dans le genre Hylophilus. En résumé, j'accepte en dehors de Hylophilus, seulement les genres Phytobaenus Sahlb., Hylo- baenus Pic et Cnopus Champ., sans oser me prononcer catégorique- ment, faute de matériaux d'étude suffisants, sur la valeur des genres australiens établis par Blackburn sous les noms de Syzeton, Syzeto- ninus et Syzetonellus.

Le nom générique de Hylophilus, remplaçant celui plus connu de Xylophilus, a été publié en 1825 par Berthold, dans sa traduction des Familles naturelles du règne animal de Latreille, avec populneus pour type. Le nom de Hylophilus Berthold (— Xylophilus Latr.) ne doit pas être confondu avec le nom de Xylophilus proposé en 1823 par Man- nerheim comme simple sous-genre d’Eucnemis. Au genre Hylophilus Berthold se rapportent comme synonymes les noms de Xylophilus Curtis (British. Ent., vol. VII, p. 299, 1830) ou autres auteurs, et Aderus Westw. (Zool. Journal vol. V, p. 57) et comme sous-genre le nom d'Euglenes Westw.; aussi est-ce à tort que ce dernier nom d'En- glenes à été mis dernièrement en avant, ainsi que le nom de tribu Euglenini.

C’est Thomson (Skandin. Col., VI, 1864, p. 367) qui paraît avoir le premier indiqué la curieuse structure de l'abdomen des Hylophilidae, cet organe n’étant composé (par suite de soudure, soit partielle et seulement médiane, soit complète, des deux premiers segments) que de 4 segments libres, structure qui fait de ces insectes un groupe bien distinct dans les Hétéromères. Ce caractère abdominal a été adopté, par M. Champion (Biologia Centrali-Amer. IV, part. IT et Ent. mont. Mag. 1890, p. 264) et, plus récemment, par M. Th.-L. Casey (Coleopt. Notices, VI, in An. New-York Ac. Sciences VII, 1895) dans leurs pu- blications sur les Hétéromères américains.

Les caractères généraux attribués par les auteurs aux Z/ylophilidae se résumeront ainsi : insectes Hétéromères (c’est-à-dire ayant les tarses antérieurs et intermédiaires de 5 articles et les postérieurs de 4), de petite taille, à abdomen composé de 4 segments libres, le premier étant long et formé de deux parties soudées (soudure complète ou médiane seulement), tarses ayant l’antépénultième article lobé en dessous et le pénultième simple; palpes labiaux à dernier article grand et plus ou moins dilaté, souvent sécuritorme; tête plus ou moins accolée au pro- thorax ; premier article des tarses postérieurs généralement bien plus long que les autres réunis.

Les Hylophilidae sont des insectes de petite taille, dont les membres offrent fréquemment chez la même espèce une structure différente

. 68 Maurice Pic. (4)

suivant les sexes; ils présentent des formes nombreuses, un mode d'insertion des antennes varié, des yeux petits ou gros, rapprochés ou écartés, et aussi de très curieux caractères (quelquefois sexuels) chez les espèces exotiques, par exemple les antennes flabellées chez G, ete. Les espèces européennes sont moins changeantes, mais quelques-unes cependant présentent des modifications particulières, entre autres les antennes des Anidorus G et les pattes de H. monstrosipes Pic.

Les mœurs de cette famille sont presque inconnues. Dans une courte note Perris (Ann. Soc. ent. Fr. 1868, p. 308) dit que H. sanguino- lentus Ksw. est sorti d’une coque soyeuse grisàtre de 2 42 mill. de dia- mètre, récoltée sous une écorce de pin.

Je ne veux pas chercher à retrouver l’origine ancestrale des Hylo- philidae, car il me semble superflu, pour reconnaitre et déterminer maintenant des insectes dont la structure abdominale n’est composée que de 4 segments libres, de prétendre, à la suite de quelques hono- rables collègues, que l'ancêtre des Coléoptères était un Névroptère à huit arceaux ventraux visibles (Ann. Belg. 1900, p. 356) ou plus an- ciennement encore un Myriapode (Ann. Belg. 19014, p. 166) (1). Je me contenterai de dire que, si lon admet que les types ancestraux des Coléoptères ont huit ou six segments abdominaux, évidemment les Hylophilidae n’en ayant que quatre peuvent être regardés comme des insectes très dégénérés, et des descendants peut-être en dernier lieu des Scraptiidae qui ont 5 segments libres ?

Les ailes des Æylophilidae sont bien plus longues que les élytres, re- pliées et plissées, de couleur grise ou noirtre; les nervures médiane et radiale paraissent réunies (chez H. populneus Panz.) par une ner- vure transversale sinuée. Il convient de dire que la nervation des ailes est très difficile à observer, soit parce que cette nervation est peu marquée, soit parce que ces organes sont difficiles à étaler convena- blement chez d'aussi fragiles insectes; on hésite d’ailleurs à étudier ces organes dans la crainte de mutiler des échantillons rares et de dé- truire des types trop souvent uniques.

Je ne crois pas superflu de rappeler ou de signaler {en dehors de ma collection qui contient les {ypes de plus de 50 espèces européennes ou exotiques) les collections de Hylophilidae qui semblent les plus inté- ressantes par les types, plus ou moins nombreux, qu’elles contiennent. Pour la faune d'Europe et cirea, les principales collections à consulter sont celles de Thomson et Kiesenwetter, en Allemagne ; Baudi di Selve,

(1) Pourquoi d’ailleurs rechercher un seul insecte ancestral, quand plusieurs ont vraisemblablement coexisté?

(à) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. 69

au Musée de Turin; Mulsant et Rey, Abeille de Perrin, en France. Pour la faune asiatique on trouvera quelques types dans la collection Andrewes, d’autres doivent exister dans la collection Motschulskv, enfin les espèces japonaises figurent toutes dans la collection de M. G. Lewis, et en partie dans la collection de Marseul, au Muséum de Paris. La plupart des fypes de la faune africaine se trouvent dans les collections Ch. Alluaud et Pic. Pour la faune de l'Océanie, la ma- jeure partie des types australiens et tasmaniens sont restés dans les collections australiennes et quelques-uns, ainsi que les espèces décrites des Antilles par M. Champion, sont en Angleterre.-M. Blackburn con- serve sans doute les types des espèces de la Nouvelle-Zélande qu'il a décrites. Moins une espèce (fasciculatus Mars., de Java, décrite du Mu- sée d'Histoire naturelle de Leyde), j'ai décrit toutes les espèces pro- venant de Java et Sumatra et les types figurent, soit dans ma collec- tion, soit au Museo civico di Genova (!). Presque tous les types des espèces rentrant dans la faune de l'Amérique septentrionale sont restés dans les collections américaines, tandis que ceux des espèces décrites par M. Champion, de l'Amérique centrale, sont dans les collections anglaises. Les {ypes des espèces mexicaines décrites par moi sont dans ma collection. Pour les espèces décrites de l'Amérique méridionale (et toutes publiées par moi) on en trouvera les types, soit dans la collec- tion Sahlberg, soit dans ma collection, cette dernière ayant été augmen- tée récemment des récoltes de M. E. Gounelle au Brésil.

Pour les Hylophilides exotiques de diverses provenances j'ai vu ou étudié de nombreuses espèces et un certain nombre de {types dans la collection de Marseul au Muséum de Paris.

A la suite de cet avant-propos, et avant d'aborder chacune des parties composant mon Étude générale, je donne la liste bibliographique des principaux ouvrages ou articles méritant d’être consultés pour l'étude des Hylophilidae. J'ai négligé de mentionner tous les articles renfer- mant, soit une description isolée, soit une simple énumération d’es- pèces, comme par exemple ceux-ci : Fairmaire én. An. Belg. 1883, CXIIE, Catalogues divers, etc.; on trouvera plus loin, dans mes catalogues, les indications bibliograhiques des descriptions primitives ou isolées.

Espérant avoir dit tout ce qu'il est utile de connaître comme ren- seignements généraux, il ne me reste plus, avant de traiter successi- vement les deux parties et les diverses faunes dont je viens de parler, qu'à solliciter de nouvelles communications et à remercier très cor-

(1) A signaler encore quelques types dans la collection Ph. Francois, à Paris, et au Musée national hongrois.

70 MAURICE Pic. (6) dialement tous nos collègues obligeants qui n’ont aidé pour ce travail soit par leur savoir, soit par des communications variées. J’adresse des remerciements particuliers à nos collègues MM. E. Abeille de Perrin, Ch. Alluaud, L. Bedel, Ph. François, D' Gestro, Major L. von Heyden, E. Reitter, J. Sahlberg.

En demandant à tous les entomologistes d’excuser ce long, mais in- dispensable avant-propos, je viens les prier de vouloir bien user d’une grande et nécessaire indulgence pour juger ma « Contribution à l'étude générale des Hylophilidae ».

Digoin, novembre 1902.

LISTE BIBLIOGRAPHIQUE

desprincipaux ouvrages ou articles traitant des Hylophilidae.

1825. LATREILLE. Familles naturelles du Règne animal, p. 383. 1827. Berruozp. Latreille’s natur. Fam. des Thierreiches.

1829, J.-0. Wesrwoop. Observations upon the Notoxidae, etc. (Zoolo- gical Journal, Vol. 5, 4, p. 57 à 61; tab. Al, fig. 4 à 6).

1830. Curris. British Ent. VIIT, p. 299. 1832. STEPHENS. Illustrations V, p. 77.

1834. R.-F. SauLBErG. Dissertations, Nov. Col. fennic. Spec., p. 277,et Bull. Mosc. VII.

1854-55. LEcoNTE. Proc. Ac. Phil. VII.

1858. L. REDTENBACHER. Fauna austriaca, p. 641.

1859. LAcoRDAIRE. Genera des Coléoptères, V, part. 2°, p. 584 et 585.

1861. KiIESENWETTER. Berliner ent. Zeitschr., p. 241 et 242.

1862-63. JACQUELIN pu VAL. Genera des Coléoptères d'Europe, HI, part. 4e, p. 379.

1864. C.-G. Taomsox. Skandinaviens Coleoptera, VI, 1864, p. 367 et

372. 1866. Mucsanr et Rey. Colligères (Ann. Soc. lin. Lyon, XIII, p. 89 et suiv.).

1870. GEMMINGER et Harozp. Catalogus Coleopterorum, VII, p. 2084 et 2085.

1885. 1890. 1890.

1890, 1891. 1891.

1893.

1893.

1894.

1894.

1895.

1895.

1895.

Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. 7L

E. ABeILLE DE PERRIN. Études sur les Coléoptères cavernicoles, p. 37 et 38.

. Marseur. Hylophilides [du Japon] (Ann. Soc. ent. Fr., [1876], p.455. . Baup. Eteromeri, II, p. 73 à 82 (Atti Acad. Sienze Torino, XIT,

1877.) DESBROCHERS DES LOGEs. Insectes Coléoptères du Nord de lA-

frique nouveaux ou peu connus Ténébrionides separata, p. 98 à 100. (Bull. Ac. Hippone).

Reirrer. Deutsche ent. Zeïitschr. XXIX, p. 384 et 385. G.-C. CHampiox. Biologia Centrali-Americana, vol. IV part. I = Some remarks on the genus Hylophilus, With

descriptions of two species from Japan (The Ent. mon. Mag. 2e série, vol. I, p. 264 à 269).

SEIDLITZ. Fauna baltica, part. V, p. 545. Fauna transylvanica, part. V, p. 146 et 589.

L. vox HEYDEN. Catalogus Coleopterorum Europae Caucasi et Armeniae Rossicae, p. 265 (éd. ord.) et p. 529 et 530 (éd. à une col.).

. L. FAUCONNET. Faune analytique des Coléoptères de France,

p. 331 et 332.

M. Pic. Examen des Xylophilides de la collection Leprieur (L’Echange 103, p. 75).

G.-C. CHAMPION. Biologia Centrali-Americana, Vol. IV, part. I, Supplément, p. 455 à 461.

M. Pic. Liste complète des Xylophilides décrits jusqu’en 1894. Avec descriptions d'espèces nouvelles (Mém. Soc. zool. Fr., VIII, p. 427 à 436).

L. FAUcONNET. Genera des Coléoptères de France, p. 48.

Tu.-L. Casey. Coleopterological Notices VI. (Ann. New-York Ac. of. Sciences, VIIT, p. 772 à 809.)

G.-C. CHAMPION. On the Heteromerous Coleoptera collected in

Australia and Tasmania etc. (Trans. ent. Soc. London 1895, part. IL, p. 248 à 252 et tab. 4, fig. 12.)

M. LEA. New species of australian Coleoptera. (Rev. lin. Soc. N. S. Wales, 2e série, vol. IX, [1894], p. 621 à 628.)

72 MAURICE Pic. (8}

1896. M. Pic. Notes et renseignements sur les Xylophilides. (Bull. Soc. zool. Fr., XXI, p. 49 à 53.)

4896. M. Pic. Xylophilides et Anthicides recueillis en Algérie, avril à juin 1895. (Rev. Bourb. IX, p. 37 à 41.)

1896. M. Pic. Xylophilides et Anthicides recueillis en Algérie, mai- juin 1896. (Rev. Bourb. IX, p. 162 à 169.)

1896. G.-C. CHampiox. On the Heteromerous Coleoptera of St-Vincent, Grenada and the Grenadines (Trans. ent. Soc. Lond., p. 43 à 4.)

1896. L. FarrmaIRe. Coléoptères de l'Inde recueillis par M. Andrewes. (Ann. Belg., XL, p. 44 et 45.)

1897. M. Pic. Note sur les Xylophilides. (Bull. Soc. zool. Fr., XXIT, p. 80 à 82.)

1898. M. Lea. Xylophilidae. (Proc. lin. Soc. N.S. Wales, [1897]. XXII, p. 589 à 590.)

1898. M. Pic. Xylophilides du Brésil recueillis par M. F. Sahlberg. (Ann. Belg., XLI, p. 260 à 268.)

1898. E. RaGusa. Catalogo ragionato dei Colsotteri di Sicilia, p. 223 et 224 (Il Natur. Siciliano n°° 9 à 12.)

1899. M. Pic. Xylophilides et Anthicides recueillis en Orient en 1899. (Rev. Bourbon., XII, p. 170 à 178.)

1899-1900. DESBROCHERS DES LOGEs. Faunule des Coléoptères de la France et de la Corse : Anthicidae p. 37 à 56. (Le Frelon, VIII, p. 79 à 98, 3 [1899] et 4 [1900].

1900. M. Pic. Étude sur les Hylophilidae, Anthicidae et Pedilidae de l'île de Sumatra. (Ann. Soc. ent. Fr., LX VIII, trim. [18991, p. 754 à 760.)

1900. M. et Tu. Pic. Bestimmungs-Tabelle der europaischen Coleo- pteren, XL. Hylophilipae.

1901. M. Pic. Xylophilidae de la Malaisie et nouveau genre d'Anthi- cidae de Sumatra. (Ann. Mus. Genova, XL, p. 737 à 742.)

1902. M. Pic. Genera Insectorum, publié par P. Wytsman, fam. Æ/ylo- philidae.

(9) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae, 73

.

PREMIÈRE PARTIE

[FAUNE D'EUROPE, AFRIQUE SEPTENTRIONALE ET ASIE OCCIDENTALE]

Renseignements divers, historique.

Depuis Mulsant et Rey (Colligères 1866) et Baudi de Selve (Coléopt. Hétéromères 1877) il n'avait pas été publié d'étude d'ensemble sur les Hylophilides de notre faune, c’est pourquoi j'ai cru devoir écrire récem- ment une petite étude synoptique ; cette étude synoptique, traduite en allemand par Me Th. Pic, a été publiée en 1900 sous les auspices de M. Edmund Reitter dans les Bestimmungs-Tabellen XL. Ce fascicule des Best. Tabellen m'a principalement inspiré pour ce nouveau travail et la plupart des anciens tableaux synoptiques n’ont pas été remaniés. Cependant cette nouvelle étude est un peu plus étendue, augmentée des Trotomimideini et complétée par deux catalogues. Plusieurs espèces sont malheureusement à l'heure actuelle insuffisamment connues et la connaissance précise des deux sexes serait très nécessaire pour établir absolument la validité ou fixer la place de deux ou trois autres ; l'examen des types de certaines espèces mal définies, comme lateralis Gredl., tirolensis Gredl. [peut-être G et © d’une espèce unique] serait indispensable pour confirmer la validité incertaine de certains noms. Pour éviter quelques fausses interprétations faciles, j'ai mis quelques points de doute dans la rédaction de mon étude (quand je ne suis pas absolument sûr de la spécification nominale), j'ai ajouté quelques notes complémentaires pour les espèces incertaines, enfin j'ai laissé a l'interprétation de chacun toutes les espèces que je n’ai pas vues en nature ou que j'ai insuffisamment étudiées, me contentant de réunir à la fin des tableaux les descriptions de ces espèces que chacun pourra comprendre à sa guise, en attendant la consultation des types.

Je ne rappellerai pas l'historique complet des Hylophilides, cet his- torique ayant été donné par Mulsant et Rey dans le volume des Colli- gères, il me parait superflu de le reproduire : je me contenterai de dire quelques mots sur les plus récents ouvrages.

Mulsant et Rey dans leurs Colligères (1866) divisent leur groupe des Xylophilides (voisin des Anthicides) sous les noms sous-génériques suivants : Olotelus [nouveau], Anidorus [nouveau], Euglenes Westw. et Aderus Wesiw. Xylophilus, avec une note sur Phytobaenus Sahl- berg Baudi de Selve (Eteromeri IT, 1877, p. 72, in Atti della Reale

74 Maurice Pic. (10)

Acad. Scienze Torino vol. XI) place les Xylophilides dans la famille des Pedilidi, de la tribu des Scraptidi (1) et dans la première sec- tion de cette tribu avec les caractères de : « prothorax plus étroit que les élytres, etc. », Baudi ne tient pas compte des sous-genres établis et se contente de grouper les Xylophilus en trois groupes caractérisés par la proportion des 1%5 articles des antennes, l'insertion de celles-ci, la forme des fémurs postérieurs simples ou épaissis et un peu arqués (pour populneus Panz), et décrit les X. minor (près brevicornis Perris), du Piémont et cyprius, de Chypre (près pruinosus Ksw.).

Dans Bestimmungs-Tabelle XL, j'ai rétabli les sous-genres de Mul- sant et Rey augmentés de deux autres : Pseudanidorus et Pseudeu- glenes nommés par moi; jai adopté aussi le nom de Hylophilus Berth. à la place de celui de Xylophilus Latr. des précédents auteurs. J'ai dit quelques mots dans mon avant-propos au sujet de l'emploi de ce nom de Hylophilus, puis donné antérieurement des renseignements plus complets (Vorwort ex Best. Tabelle XL) sur l'historique des noms sénériques d’Aglenus Westw. et Xylophilus Latr. primés par le nom de Æylophilus Berth., je n’y reviendrai donc pas ici.

Le Catalogus Heyden, Reitter et Weise range les Xylophilides sous le nom de tribu Euglenini ce qui n’est pas admissible, car le genre Euglenes est publié après les genres Xylophilus Latr. Hylophilus Berthold et d'un autre côté Westwood (Zool. Journ. v. p. 359, 1829), avant de définir son genre Euglenes, à publié son genre Aderus; le nom de Hylophilus Berth., par conséquent, doit primer. Le nom d’4- derus Westwood se confond avec les noms de Xylophilus Æylo- philus, mais le nom d’Euglenes doit être maintenu comme sous- genre.

Le genre Hylophilus, ayant pour type populneus Panz., a été ainsi défini primitivement : « Les antennes vont en grossissant, les palpes labiaux se terminent par une massue sécuriforme, les cuisses posté- rieures sont fortes, les tarses de 4 articles ». Ces caractères primitifs doivent être un peu modifiés maintenant, notamment en ce qui Con- cerne le nombre des articles des tarses, et augmentés du plus impor- tant de tous, celui tiré de la structure abdominale. On trouvera dans l'avant-propos les caractères généraux de cette famille. J’ajouterai que les Hylophilidae rentrant dans la faune d'Europe et cirea ont la tête un peu échancrée en arrière, dépourvue de cou, accolée (Hylophilus) ou même rentrant (Phytobaenus) dans le prothorax, les hanches inter- médiaires sont subglobuleuses, les élytres plus larges que la base du

(1) Caractérisée par « la partie postérieure de la tête contigüe au prothorax ».

(11) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. 7

prothorax, les antennes de 11 articles diversement insérées, le dernier article des palpes maxillaires sécuriforme. Aux Hylophilidae, J'ajoute le genre Trotommidea Reitt. qui me parait devoir rentrer dans les Seraptiidae par la structure abdominale composée de cinq segments libres. Le dernier article des palpes maxillaires des Trotommidea est cultriforme et ce genre diffère des autres Scraptiini ou: Scraptiidae par le prothorax moins large à sa base que les élytres, la structure des antennes (articles 2 et 3 très courts) ou des tarses, enfin par les yeux réniformes.

Les espèces de Hylophilidae de nos pays offrent de remarquables différences dans la forme de leur tête étudiée d’après les yeux et l’in- sertion des antennes et peuvent se répartir dans plusieurs sous-genres classés surtout par l'étude des caractères tirés de ces insertions diffé- rentes. Les G se distinguent des 9, soit par les antennes un peu plus fortes ou mêmes monstrueuses (Anidorus), soit par les cuisses pos- térieures munies d’une brosse pileuse ou ces membres plus longs, soit encore par la forme moins élargie, les antennes plus robustes. Les Trotommideini G ont une forme d'ordinaire plus allongée que © et toujours les antennes sont plus longues dans le premier de ces sexes.

Jai toujours capturé (plusieurs espèces) les Trotommidea, soit en battant les Chênes (quelquefois sur les branches mortes de ces arbres), soit sur les buissons de Lentisque, en mai ou juin. On trouvera les Hy- lophilidae, Surtout pendant l'été, en battant les buissons ou les arbres exposés au soleil, dans les détritus faits de brindilles de bois, dans les pailles sèches, les fagots de sarments et autres; ils se capturent rare- ment en nombre. Les mois les plus favorables pour les chasses parais- sent être avril, mai et juin en Algérie et de juin à septembre en France; on peut cependant rencontrer quelques spécimens jusqu’en novembre et dès le mois de mars (!).

Pour la rédaction de cette première partie j'ai disposé des matériaux suivants :

Ma collection composée des collections Grilat, Jacquet, Leprieur, Lethierry, Reitter et Tournier.

Diverses communications dues à nos collègues MM. E. Abeille de Perrin, L. Bedel, A. Fauvel, D' Horwath, Major L. von Heyden, D' Normand, E. Peyron, A. Théry, Capitaine de Vauloger, ete, etc., que je remercie très sincèrement de leur gracieux et profitable concours.

(1) M. Aug. Méquignon m'a signalé une récente capture intéressante, celle de Hylophilus populneus Panz. en plein hiver, dans un Peuplier creux, dévoré par Cossonus planatus Bedel; notre collègue pense que cet Hylophilus pour- rait bien être parasite du Cossonus, ce qui ne me parait pas impossible.

76 MAURICE Pic. (42)

Etude synoptique et notes ou descriptions complémentaires.

I. Groupe Trotommideini (in Scraptiidae). Abdomen de à segments libres. Dernier article des palpes maxillaires très long, cultriforme genre Trotonmnidea Reitt (4 espèces). Forme allongée, diminuée aux 2 extrémités. Tête petite, un peu détachée du prothorax. Antennes G plus longues et plus fortes que Q, composées de 11 articles, les et très petits. Prothorax moins large que les élytres.

If. Groupe Hylophilidae. Abdomen composé de 4 segments libres, le er formé de 2 parties soudées. Dernier article des palpes maxillaires sécuritorme (2 genres, 7 sous-genres et 40 espèces environ). Forme plus ou moins parallèle. Tête grosse, de la largeur du prothorax. An- tennes de même longueur, ou à peu près, dans les 2 sexes, générale- ment presque semblables ou seulement plus fortes (monstrueuses chez Anidorus G) chez G.

I. Groupe, TROTOMMID EINTI. Genre Frotommidea Reitt.

Antennes insérées en dedans de l'œil, à article court plus étroit que qui est également court, article très long, égalant presque >, celles-ci plus longues et plus fortes chez G. Insectes par leur forme voisins des Scraptia Latr. mais avec le dessus du corps un peu con- vexe, le prothorax moins large que les élytres, les yeux à peine échan- crés. © faciès de Scraptia. GS quelquefois à faciès de Hylophilus très allongé. |

1. Coloration du dessus du corps entièrement foncé. ........ 2.

1" Coloration du dessus du corps en partie testacée ; tête foncée, prothorax testacé, élytres d’un brun foncé. Sardaigne (coll. Baudi au Musée zoologique de Turin)...... Baudii Pic.

2. Prothorax nettement transversal, subarrondi sur les côtés en arrière. Forme plus ou moins trapue ou du moins res De AAllOngÉe ARE RSS rree 3. 2" Prothorax pas plus large que long, presque droit sur les co- tés en arrière. Forme plus ou moins allongée. Espèce variant un peu de sculpture prothoracique, avec les pat- tes, soit entièrement testacées, soit testacées avec les

(13) Contribution à l’étude générale des Hylophilidae. 14

cuisses plus ou moins rembrunies. Long. 2-2, 3 mill. Algérie : Philippeville : Mont Edough, Kabylie (éypes in coll. Pic). Zante à Prodromos et Keri (Pic). Mont- Liban (Peyron). Tunisie : Teboursouk (Dr Normand), Gardimaou et Ain Draham (Pic). [Salonae Pic, ex Reit- Ar NE ITA RME EE RENTREE RENE elongata Pic (1).

3. Antennes testacées ainsi que les pattes; forme très tra- pue; avant-corps presque mat. Long. 2,3 mill. Dal- matie : Salona près Spalato (fype in coll. Pic). Salonae Reitt.

3 Antennes obscures ainsi que les pattes ; forme un peu al- longée; avant-corps légèrement brillant, Long. 2 mil. Cortout:Pelekat (types"in coll Pic)": 2"... corcyrea Pic.

e

IL. Groupe HYLOPHILIDAE. TABLEAUX DES GENRES SOUS-GENRES.

1. Tête non sensiblement inclinée en avant, non emboitée dans le prothorax, toujours visible en dessus (Hylophilus di- vers). Yeux non sensiblement échancrés; antennes va- riablement insérées avec ordinairement au moins la moitié de leurs articles intermédiaires un peu allongés, SOUVENMEUS ANOR EE SR EME REA Er Mrs do 2:

Tête bien inclinée en avant, emboitée dans le prothorax et cachée par celui-ci, vue de dessus. Yeux profondément

(1) Je profite de l'occasion pour corriger une erreur descriptive. J'ai dit (Bull. S. ent. Fr. [1893], p. 85), à la suite de l'étude d'exemplaires défectueux ou mal préparés, que les antennes de Trotommidea étaient composés de 10 ar- ticles; en réalité ces organes sont composés de 11, ainsi que je l'ai décrit plus tard (Bull. Soc. Zool. Fr. [1896], p. 52); le article chez © est un peu moins courtet plus facile à voir que chez ©*. Trompé par une détermination de M. Reilter, j'ai signalé à Lort dans le premier de ces articles 7. Salonae Reitt. d'Algérie, au lieu de décrire alors T. elongata n.sp., ce que j'ai fait plus tard en 1896, après l'examen du type de Salonae actuellement dans ma collection.

M. Peyron a récolté à Achcout dans le Mont Liban quelques 7rotommideu (dont deux qu'il a bien voulu me donner) qui diffèrent d’'elongata par des carac- tères si faibles que je n'ai pas osé les séparer. Il ne m'a pas été possible non plus de séparer les exemplaires que j'ai recueillis en Grèce de ceux d’Algérie, les faibles différences propres à certains exemplaires sont insignifiantes ou se combinent variablement &e facon à perdre l'importance qu'on serait tenté de leur accorder par l'examen d'exemplaires de taille ou de sexes différents.

78 Maurice Pre. (44)

échancrés : antennes insérées en dedans de cette échan- crure et offrant, à partir du article, leurs articles courts et presque égaux [1 espèce]........... Phytobaenus Sahlb.

ro

Troisième article des antennes plus ou moins long, au moins aussi long que le 2, plus long ou aussi long que le 4, celles-ci variablement InSérébS. 2e ec. Re ©

Troisièmearticledes antennes court,ordinairement plus court que le 2e, bien plus court que le 4°... 7°s.-g. Hylophiluss.str.

3. Antennes insérées sur le milieu de la tête en dehors du bord interne des yeux et ordinairement nettement en avant AO CENOPTANES PE EE AE ER che nee LOT RE CEE 4.

Antennes insérées à la hauteur du côté interne de l'œil ou

en dedans:dercetiongane #5 521% 4m 1-2. Rome >. 4. Tibias simples dans les deux sexes; veux petits..........

RE Se Re DT ELU EE Ss.-0. Olotelus M. R.

Tibias monstrueux au moins chez GS; yeux moins petits...

Lt, SÉÉRIRNENEER ERA [EUR s.-g. Pseudanidorus Pic.

=

Troisième article des antennes distinctement plus long que le 2, le plus ou moins allongé, parfois très long, ar- ticle terminal long ou assez long; veux grands et plus ou moins rapprochés, ou moyens et écartés. .......... 6.

©

Troisième article des antennes à peine plus long que le >, le subtransversal: article terminal court; yeux grands, CARS SEE A en ee CE De s.-0. Pseudeuglenes Pic.

6. Yeux moyens, assez éloignés entre eux G © ainsi que du bord postérieur de la tête; pattes G particulières. ...... je

Yeux grands ou très grands surtout chez G'; contigus ou presque au bord postérieur de la tête; très rapprochés antérieurement chez G ; pattes G ordinaires........... MAR TRES AS ne drstie 2. ooiDPRS nm uEugIenes NES We

7. Antennes insérées presque à la hauteur du bord de l'œil, simples dans les 2 sexes; cuisses postérieures simples © ou munies en dessous G d’une sorte de brosse pileuse faite de poils longs et clairs ; élytres simples à l'extrémité dans les deux sexes............. s.-0. Pseudolotelus Pic. Antennes insérées un peu en dedans du bord de l'œil, sim- ples chez ©, particulières chez SG avec le article long

1 de)

(1) Contribution à l'étude générale des Hylophilidue.

et large; cuisses postérieures ordinairement dentées en dessous ou munies d’une sorte d’appendice à peu près gla- bre & et ©; élvtres munis d’une dent à l'extrémité chez

G, Simples chez 977.1 SUR 1 M SE AmIdorus M: R.

Pour faciliter les déterminations je donne ci-dessous un deuxième tableau les genres et sous-genres sont placés dans l’ordre que j'ai cru devoir adopter pour le classement de ces insectes.

A. Tête toujours visible en dessus, non emboitée dans le

prothora [HniophilusS Vers RE M. D, 2e Tête emboîtée dans le prothorax et cachée par celui-ci, vue

ÉRUOSS US ME Meet à EX Re RTE ... Phytobaenus Sahlb. 2. article des antennes chez S non élargi, ordinairement pas

ou un peu plus long que le 2 et élytres dans le même

sexe non dentés à l'extrémité ; cuisses postérieurs © sim-

piles enjdessous.::....:.;: ele Cd A ES PTE 3 article des antennes chez G très élargi, bien plus long

que le 2; élytres dans le même sexe munis d’une

dent ou crénelés à l'extrémité; cuisses postérieures Q

ayant quelquefois un appendice en dessous et parfois

subdentées près des tibias..........: S.-g. Anidorus M. R. 3. Cuisses postérieures G non munies en dessous d'une

longue brosse pileuse, sans poils ou avec quelques

DU COURSES ere came mes vo eme mee ee entorse te 2 4. Cuisses postérieures G munies en dessous d’une sorte de

brosse faite de poils jaunâtres longs... s.-&. Pseudolotelus Pic. 4. Antennes insérées à la hauteur du côté interne de l'œil ou

en dedans de cet organe ; veux plus moins gros, sur-

tout chez &, parfois très rapprochés en avant. ........

="

Antennes insérées sur le milieu de la tête en dehors du bord interne des yeux et ordinairement nettement en avant de ces organes ; yeux ordinairement petits, trèsécartés, assez

5. Tibias postérieurs G ordinaires, simples ou à peine épaissis,

sexes à peu près semblables............ s.-&. Olotelus M. R. Tibias postérieurs G plus ou moins fortement épaissis ou

dilatés vers le milieu ou à l'extrémité. s.-g. Pseudanidorus Pic.

80 MAURICE Pic. (46)

6. Antennes relativement longues au moins chez G, à premier et dernier article ordinairement plus ou moins long ; yeux peu écartés ou très rapprochés en avant, plus grands et plus rapprochés chez G que chez 9.......... me Antennes relativementcourtes à 1% et dernier articles courts ; yeux très écartés au moins chez la ©. s.-g. Pseudeuglenes Pic. Antennes à article long, toujours plus long que le 2, à peu près de la longueur du 4.......... s.-0. Euglenes W.

«]

—— Antennes à 3 article court et peu visible, plus court que le 4°, à peu près de la longueur du (Aderus W.).... TIR STE CE Lee De te carte CO DITIUS NS ASE:

Observations. Toutes lesespèces d’Anidorus et Pseudolotelus ont le prothorax non distinctement impressionné sur le milieu, subarrondi aux angles antérieurs et présentent une coloration à peu près uni- forme, les élytres étant foncés, d’un noir un peu bleuâtre, rarement d’un roussätre rembruni tandis que le prothorax est généralement tes- tacé ou quelquefois obscurci, alors que les espèces des autres groupes ont plutôt les élytres testacés ou brunätres en tout ou en partie ou alors, quand les élytres sont foncés, le prothorax plus ou moins dis- tinctement impressionné sur le milieu et souvent muni de gibbosités.

Le sous-genre Pseudolotelus Pic publié récemment (L’Échange, 201) et depuis mes Bestimm. Tab. Hylophilidae, groupe et sépare 2 ou 3 es- pèces insuffisamment connues antérieurement dont la place défini- tive n'avait pu encore être fixée faute de la découverte du sexe G. Ces espèces ont été comprises autrefois, soit dans les Olotelus, soit dans les Anidorus, mais c’est plutôt près de ce dernier sous-genre qu'il faut les placer. Pour mettre ce nouveau sous-genre à la place que j'ai cru devoir lui assigner, quelques changements étaient nécessaires. J'ai cru devoir remanier pour mon catalogue l’ordre primitif de classitica- tion des Hylophilus d'Europe, en plaçant d’abord en tête le sous-genre Anidorus, parce que ce sous-genre représente par la structure singulière des & le groupe le plus caractérisé; ensuite viendront les Pseudolotelus qui me paraissent un groupe de transition entre les Anidorus et les Olotelus, les Pseudanidorus qui sont en quelque sorte des Olotelus à tibias postérieurs difformes chez G, les Pseudeuglenes qui semblent marquer le passage entre les sous-genres précédents dont les yeux sont plus ou moins éloignés et les deux suivants Euglenes et Aderus NW. (— Hylophilus s. str.) aux yeux gros et plus ou moins rapprochés, au moins chez &. Ces derniers sous-genres restent à leur ancienne place de catalogue, dans le tableau qui précède.

(47) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. sl

Genre Phytobaenus Sahlb.

Ce genre représenté par une seule espèce (!) est bien caractérisé par la disposition de sa tête plus ou moins emboitée dans le prothorax, ses antennes épaisses insérées dans l’échancrure très marquée des veux. Dessus du corps d’un brun de poix ou noirâtre, pubescent, distincte- ment ponctué. Élytres marqués chacun de À tache et de 1 bande d’un jaune blanchâtre, la tache antérieure externe, la bande transversale postérieure, Pattes en majeure partie claires, les postérieures plus ou moins foncées. Tibias postérieurs S un peu arqués. Long. 2-2,8 mill. Pas très rare dans le Nord de l'Europe, très rare ailleurs; France : Croatie; Slavonie;- Balkans (Merkl, in Musée National Hongrois). Se re- trouve au Japon : scapularis Mars (). (bisbimaculatus Hampe.)

amabilis Sahlb.

Genre Hylophilus Bert. (Divers sous-genres) 1 S.-cenre Anidorus Muls.-Rev.

article des antennes plus long ou aussi long que 4°, plus long que %, élargi chez ©. Yeux échancrés, assez petits, un peu plus grands chez ©, écartés et bien éloignés du bord postérieur de la tête. Sexes dissemblables, © très convexe et assez large, G à forme étroite et allongée avec les élytres munis d’une très petite dent à l'extrémité et marqués d’une impression pubescente latérale antérieure. Antennes insérées un peu en dedans du bord interne de l'œil, simples ©, ou plus

SK) «

fortes avec le 3 article variable, plus gros que ses voisins '; cuisses postérieures généralement subdentées ou munies en dessous d’un ap- pendice particulier, caréné ou légèrement crénelé. Insectes à coloration mélangée, noire et testacé rougeûtre, parlois entièrement noirs avec les pattes testacées ou en partie obscures, celles-ci jamais entièrement fon- cées. La coloration des pattes, pour la même espèce varie un peu

2

quelquefois [6 ou 7 espèces].

(1) Parmi les espèces exoliques quelques-unes, voisines par leur structure, doivent rentrer dans le genre nouveau Hylobaenus Pie (L'Echange 210). (2) Synonymie, ex Champion in Ent. mon. Mag., série, t. I, p. 205.

Ann. Soc. Ent. Fr., EXXII [1903]. 6

82 MAURICE Pic. (48)

TABLEAU DES G (!).

1. Elytres modérément comprimés sur les côtés, plus ou moins déprimés, quelquefois subimpressionnés sur leur partie antérieure, Prothorax testacé-rougeàtre, rarement d’un rougeàtre rembruni. Troisiéme article des antennes tou- JOUTS AONCC MP MAT ART cale ee nl Tes tr 2.

Élytres très comprimés sur les côtés, ornés sur le disque d'une dépression longitudinale creuse plus moins profonde. Prothorax plus ou moins obscur, rarement un peu rougeûtre. Troisième article des antennes testacé (forme type) ou noir (v. alpestris Pic). Long. 1,6-

2,3 mill. Europe : Alpes, Autriche, France,? Pyré-

HÉSITER Es AE NUS. De: MISES nigrinus Germ. (?).

2. Troisième article des antennes peu long relativement, sen- siblement élargi. Cuisses postérieures paraissant simples, ou munies d'un renflement dentilorme peu marqué.... 3.

__ Troisième article des antennes non ou à peine élargi, modé- rément long. Cuisses postérieures munies d'un renfle- ment dentiforme très distinet. Long. 2 mill. Landes. patricius Ab. (?).

3. Tibias postérieurs droits ou presque droits. Elytres à dé- pression latérale variable assez distincte: coloration va-

ridble, généralementiplus TOnNCCE.. "PP MERE L. Tibias postérieurs légèrement sinués ou arqués en dehors,

Élytres à dépression latérale courte, peu marquée: co-

loration un peu rembrunie. © inconnue, Long. 2,3 mill.

Algérie : Aïn Sefra (coll. Pic type!)........... sefrensis Pic.

(1) I est à observer que les exemplaires plus ou moins immatures doivent être éliminés de ces tableaux, on reconnaîtra facilement ceux-ci, à première vue, par leur aspect plus ou moins décoloré, ou par comparaison avec des exem- plaires nettement colorés.

(2) D'après M. Desbrochers (Frelon, VIII, 4, p. 97) il existerait trois es- pèces d’Anidorus en France : le xigrinus Germ., dont sanguinolentus Ksw. ne serait qu'une variélé, brevicornis Perris, ruficollis Rossi; or ces deux dernières espèces sont des Olotelus, on peut d'après cela mettre en doute la synonymie proposée (1 €., p. 92) par cet auteur, c'est-à-dire la réunion de patricius Ab. (que M. Desbrochers appelle patruelis), avec nigrinus Germ.

(3) Patruelis, ex Desbrochers, x Frelon VII, 4, p. 92 [Erreur typo- graphique|.

(49) Contribution à l'étude générale des Hylophilidue. 83

4. Troisième article des antennes plus court et tout à fait élar-

gi. Yeux peu foncés, presque grisâtres. Elytres d’un bru-

nâtreobscurei. Pattes entièrementclaires, parfois avec les

cuisses postérieures un peu rembrunies. Long, 1,6-

2,3 mill. Algérie : Rélizane (coll. Pic type!)... testaceipes Pic. Troisième article des antennes moins court ou moins élargi.

Yeux plus ou moins foncés. Elytres et pattes postérieu- . res ordinairement plus foncés. Long. 1,8-2,3. France mér. (d'avril à novembre), Algérie... sanguinolentus KSW.

La var. tenielensis Pic à les pattes moins colorées, les pos- térieures ordinairement à peine plus foncées que les inter- médiaires. Tibias postérieurs très peu épaissis. Long. 2-2,3. Algérie : Teniet (coll. Pic type !).

Le H. lateralis Gredl. (Tir. Ins. 1866-281-4) parait se distinguer de Anidorus sanguinolentus KSW., d'après la description, par la ponctua- tion fine de la tête. Dans la collection Reitter j'ai trouvé sous ce nom un spécimen provenant de Saint-Martin Lantosque qui présente les pattes à coloration assez claire avec les tibias postérieurs très légère- ment sinués, le article des antennes très gros, mais est-il bien dé- terminé? Il est très probable que le 1. térolensis Gredl. (Tir. Ins. 1866- 282-5 et Abeille 1875, p. 164) est la © de lateralis Gredl. G.

Il est possible que plus tard. disposant de plus de matériaux, on établisse quelques synonymies dans ce sous-genre difficile; à l'heure actuelle les lateralis Gredl., tirolensis Gredl., hipponensis Pic ne sont pas assez bien définis, par suite de la connaissance d’un seul sexe.

Les © de ce sous-genre sont très difficiles à séparer, j’ai essayé cepen- dant d'établir quelques distinctions qui seront peut-être difficiles à voir pour un œil non exercé. La cohabitation des deux sexes rendra ordinairement probable leur détermination sous le même nom spécifi- que. La connaissance du G serait nécessaire pour fixer sûrement la place de H. syriacus Pic que j'ai classé dans mon sous-genre Pseudolotelus.

TABLEAU DES Q.

1. Prothorax à coloration testacé rougeatre nette; tête souvent de la couleur du prothorax, quelquefois obscure. ...... 2. Prothorax à coloration plus ou moins obscure ou au moins d'un rougeàtre rembruni; tête plus ou moins obscure. Troisième article des antennes clair (type) ou foncé, au moins très rembruni (v. alpestris Pic)... nigrinus Germ.

S4 MAURICE Pic. | (20)

2. Cuisses postérieures munies d’un appendice peu marqué, quelquefois à peine distinct; tête de la coloration du pro- thorax, rarement plus foncée et dans ce dernier cas ti- bias postérieurs rois PME NE CURTIS NS 3.

Cuisses postérieures munies d’un appendice très distinct; tête plus ou moins foncée; tibias postérieurs peu arqués. —#Lons429=5 milles. MAASE PAMEUEUX patricius Ab.

3. Yeux noirs ou un peu foncés; pattes souvent, postérieures SUTÉOUEADIUS OU MOINS OPSCUr CIS PEAR RE 4.

Yeux grisätres ; pattes à coloration testacée très étendue. L00202/9 TU AÏDORIe FER TN ARC CS testaceipes Pic. 4. Taille moindre; coloration de la tête ordinairement un peu foncée ou rembrunie, parfois nettement plus foncée sur son milieu ou antérieurement. (La var. tenietensis Pic présente une coloration foncée moins étendue sur les membres.) Long. 2-2,5 mill. France méridionale, Al-

DÉMOS ne PEN LUS RE IE sanguinolentus Kiesw. et var. (1). Taille plus grande, coloration de la tête nettement rouge.

g inconnu, Long. 3 mill. Algérie : Bône (Leprieur,

In CON PIC AUDE ERA Et RMS hipponensis Pic (2).

s.-2. Pseudolotelus Pic.

Yeux assez petits, distinctement échancrés, écartés entre-eux et dis- tinctement éloignés du bord postérieur de la tête; antennes insérées presque à la hauteur du bord de l'œil, à article plus court que 3°, celui-ci à peu près aussi long que 4°; pattes postérieures plus ou moins élargies avec les cuisses simples © et munies en dessous chez SG d’une sorte de brosse de poils jaunâtres et longs ; élytres simples à l'extrémité dans les deux sexes. Les espèces rentrant dans ce sous- senre ont une forme robuste et se distinguent des Olotelus M. R. par . cette forme ou par leur coloration, ainsi que par leurs pattes posté- rieures larges dans les deux sexes, les cuisses postérieures chez le G

(1) Les immatures présentent quelquefois les membres et la tête presque entièrement rougeâtres ; on distinguera de tels exemplaires en ce que cette co- loration ne s'étend pas seulement sur les membres, mais un peu aussi sur les élytres qui sont alors moins foncés.

(2) La connaissance du sexe Oo serait nécessaire pour mieux spécilier cette espèce.

(21) Contribution à l'étude générale des Hylophilidue. 85

munies d'une longue brosse pileuse ; par la coloration uniforme et plus ou moins foncée des élytres, la ponctuation générale forte, elles rap- pellent, © surtout, beaucoup le sous-genre Anidorus M. R., mais les G ont une tout autre structure des élvtres, pattes et antennes, enfin les ® offrent une forme plus trapue ou un prothorax plus large, souvent transversal, Deux espèces rentrent dans ce groupe, ce sont punctatis- sinus Reitt. et curtipennis Pie. Quant à syriacus Pic dont le sexe © est seulement connu, il est probable, à en juger par son faciès, que sa place est également ici [3 ou 4 espèces].

1. Tout à fait robuste: coloration de l’avant-corps brun-rou-

getre d’un roux plus ou moins obseurei........... 2 - Moins robuste: l’avant-corps nettement testacé, G inconnu.

—/Lons/16:5yrie (COIL Pic: type!) 2 NEA syriacus Pic. 2. Élytres modérément courtes, presque parallèles chez Gi

prothorax presque aussi long que large, ou un peu plus

large que long. Coloration générale tantôt à peu près uni-

forme, brun de poix ou brun testacé (type), tantôt plus

foncée avec les élytres nettement noirs (v. Kruperi Pic).

Long. 2,2-5. Grèce, Attique et Morée : Olympia (Pic).

Ps den Re ra US à Ge punctatissinus Reïlt. Élytres très courtes, fortement atténuées en arrière chez

le G, prothorax nettement plus large que long.

Long. 1,7-2. Caramanie : Mersina (Pic!).... curtipennis Pic.

Euglenes rossicus Sem. pourrait rentrer dans ce sous-genre, si tou- tefois l'auteur ne s’est pas trompé en comparant son espèce à puncta- tissimus Reilt. L'auteur compare aussi rossicus à pygmaeus Gylh., ce peut done être également un Euglenes proprement dit.

S.-0. Olotelus Muls.-Rey.

Yeux relativement petits, très écartés, peu ou pas échancrés, assez éloignés du bord postérieur de la tête. Antennes insérées sur le milieu de la tête, en dehors du bord interne des yeux et plus ou moins en avant de ceux-ci. Pattes simples. Sexes à peu près semblables. Ce sous- genre comprendra plusieurs divisions.

Observation. Plusieurs espèces : atomus Costa, brevicornis Perris, minor Baudi, classées dans ce sous-genre par les auteurs, ne sont pas comprises dans les tableaux; cyprius Baudi, décrit comme Olotelus, pourrait peut-être être classé dans les Pseudanidorus Pic.

86 MAURICE Pic. (22)

À. Prothorax plus ou moins allongé, orné ou non de gibbo- sités ou impressions. Antennes plus ou moins grêles excepté obscurithoraæ Pic et nigriceps Pic.) et longues. Cuisses généralement claires. RP RL 2: Prothorax nettement transversal, ordinairement un peu an- sguleux aux angles antérieurs. Antennes relativement épaissies. Cuisses postérieures ordinairement claires, seulement plus ou moins obscurcies chez pruinosus Ksw (!) [8 espèces, plus 1 douteuse]. "0. Division A.

2. Prothorax paraissant presque carré, quelquefois modéré- ment allongé, non sensiblement étranglé sur les côtés, non orné de nodosités impressions faibles souvent obsolètes), mais présentant une sorte de dilatation laté- rale vers le milieu. Élytres relativement courts et larges, ordinairement plus clairs sur les épaules et vers l'extré- mnité” TL ESPÈCE], MEME UE RPC Division B. Prothorax allongé, un peu étranglé devant la base, orné de vibbosités ou d’impressions nettes, parfois en forme de lossettes. Élvtres relativement allongés, concolores à l'état de maturité. [7 Gu/Brespèces|.- RER PRMMENNOE Division C.

Divisiox A.

Prothorax nettement transversal, ordinairement un peu anguleux sur les cotés antérieurs. Antennes relativement épaisses. Cuisses pos- térieures claires, ou foncées (pruinosus Kiesw.). Insectes entièrement testacés moins les veux noirs, pubescents marqués d’une grande tache foncée (gratiosus Pic), souvent en majeure partie noire, cette coloration étendue sur la tête et Le prothorax (pruinosus et var.).

1. Prothorax sans dépression transversale près de la base. Ponctuation générale du dessus du corps différente. Or- dinairement entièrement testacés.fs JA mer 2.

Prothorax orné d’une dépression transversale peu marquée devant la base. Ponctuation générale du dessus du corps

(1) Cette coloration fémorale qui paraît s'étendre même sur les individus entièrement clairs, séparera pruinosus plus facilement de toute autre espèce d'Olotelus de la division A, que l'examen des caractères plastiques. Celte es- pèce est fort variable de coloration et même un peu de forme.

(23) Contribution à l'étude générale des Hylophilidae. 87

presque semblable, peu régulière et peu forte. Élytres marqués de foncé, peu brillants, bicolores, testacés avec un dessin brun obscurci variable sur leur milieu, ce des- sin disposé en partie transversalement et couvrant une bonne portion élvtrale. Long. 2-2,3 mill. Syrie : Liban (Abeille), Beyrouth (in coll. Reitter)........... gratiosus Pic.

2. Tête à ponctuation forte, bien nette. Antennes plus fortes, ordinairement non sensiblement épaissies à l'extrémité.

EE

Tête à ponetuation presque nulle. Antennes relativement minces à la base et nettement épaissies à l'extrémité. Élytres plus longs, un peu brillants. Entièrement testacé avec les yeux noirs. Prothorax nettement anguleux en AV PR AAC A nr ee and ne Nadar à ci as qu 3.

3. Élytres moins ovalaires, plus longs; prothorax modérément transversal, à bord antérieur coupé droit ou à peu près.

Long. 4,9-2 mill. Égypte : Ramlé près Alexandrie (Colonel AISNE ANNUEL en e Aristidis Pic (1).

Élytres ovalaires, moins longs; prothorax très transversal, à bord antérieur légèrement arqué sur son milieu. Pu- bescence fine, plus ou moins dense à Pétat frais. Long. 4,6 mill. Madère, Algérie, Sicile, etc., [pallens DS ARR RES EAN La TOUR er re pallescens Woll. P\.

4. Cuisses postérieures claires. Prothorax nettement anguleux en avant. Élytres légèrement subparallèles. Insectes en- tiérement teslacés, moins les yeux noirs. Antennes plus ou moins épaissies et assez cylindriques.............. ÿ. Cuisses postérieures plus ou moins foncées. Prothorax un peu arrondi en avant, paraissant moins court. Élytres légèrement subovalaires. Insecte très variable, souvent en majeure partie obseurci. Antennes ordinairement un peu épaissies à Pextrémité. Long. 1,6-2 mill. A peu

(1) Je possède de Tanger un exemplaire défloré que je ne puis pour cela spécifier sûrement, peut-être serait-il différent par la pubescence plus rude, et d'Arislidis, et de pallescens.

(2) Sans doute le punctiger Muls. et Rey se rapporte à la même espèce ; n'en connaissant pas le type, je ne présenterai cette synonymie que dubitative- ment. La description parait être faite sur un exemplaire défloré. D’après sa description Æ. pallens Desbr. ne semble pas devoir différer de pallescens Woll.

88 Maurice Pre.

près toute l'année. Europe méridionale et orientale, Cau- case, Algérie, Tunisie, Turkestan... pruinosus KiesW. et var.

La variété obscurus Pic se rapporte aux individus presque entièrement noirs, avec la suture et les côtés des élytres plus moins foncés ; la v. semiobscurus Pic, du Turkes- tan, désigne des individus qui sont moins foncés et présentent une étroite ligne suturale et une bordure eélytrale également étroite foncées avec les antennes peu épaisses, la ponctuation du prothorax bien marquée.

>. Pubescence moyenne. Epaules peu marquées. Long. 4,5-

2,2 mill. Algérie, région du littoral. Sardaigne (ex coll.

13 10 16 NE SRE ARR PS Ne PO PE de angulithorax Desbr. Pubescence fine, Épaules bien marquées, larges. Long.

1,5-2 mill. Algérie Sud : Biskra (Pic)... Beni-Morae Pic.

Dans cette division rentre vraisemblablement le rare brevicornis Perris, décrit des Landes et retrouvé en Lombardie {ex Baudi). Voir plus loin une note et la description de cette espèce.

Divisiox B.

Prothorax clair, modérément, parfois non visiblement, plus long que large, non orné de nodosités avec une petite dilatation latérale sur son milieu, parfois marqué de faibles dépressions basales. Antennes grêles, claires ainsi que les pattes. Élytres pubescents, relativement courts et larges, souvent nettement déprimés, ordinairement en majeure partie d'un noir bleuâtre avec des taches testacées sur les épaules et l'extré- mité, rarement entièrement clairs; G avec les antennes un peu moins grèles, la forme moins trapue.

4. Assez petitel modérément large. Élytres ordinairement sen- siblement marqués de coloration claire à Fextrémité et souvent aussi, et variablement, sur les épaules. Long.

1,6-2 mill. Iles Baléares, Europe méridionale; France, Italie, Tunisie. Paraït surtout en juin [flicornis SchautT.]. PANNE DROLE AR ne neglectus Duv. et Aubé.

Ordinairement plus grand, un peu plus large. Élytres non

sensiblement marqués de coloration claire à l'extrémité. Long. 2-2,2 mill. Algérie; Maroc, pas très commun. OR ME TU ÉD RE CAT LL TN EE v. algiricus Pic.

(25) Contribution à l'étude génerale des Hylophilidue. 89

1’ Entièrement testacé, moins les yeux et l'abdomen noirs (quelquefois entièrement testacé chez les immatures). France méridionale. Baléares. ........:... v. bicolor Schaulf

DivisioN C.

Prothorax un peu étranglé devant la base, orné de gibbosités ou d'impressions nettes, parfois en forme de füssettes. Élytres (excepté nigriceps Pic) relativement allongés (pour le groupe), concolores à l’état de maturité.

1. Antennes ayant leurs premiers articles plus ou moins grêles. Tête plus ou moins testacée, rarement rembrunie. Cuisses postérieures testacées, rarement rembrunies. Prothorax orné de fossettes ou d’impressions variables. 3. Antennes ayant leurs premiers articles relativement épaissis. Tôte foncée. Cuisses postérieures nettement foncées. Pro- thorax orné d’impressions bien marquées.............. 2.

2. Prothorax allongé, noir. Élytres peu larges, franchement

noirs. Antennes et pattes foncées, moins les Uibias en

partie d’un testacé rembruni. Long. 2 mill. environ.

NCFdE PROS UPIC) APN Ar ARE obscurithorar Pic. Prothorax plus large, rougeâtre. Élytres relativement larges

et courts, noirs à reflets d'acier. Base des antennes,

4 pattes antérieures et tibias postérieurs d’un testacé

rougeàätre. Long. 2 mill. environ. Syrie : Beitmeri, danse montlibantiPic) CARE Es nigriceps Pic.

3. Prothorax non nettement tuberculé, marqué de chaque côté de fossettes ou dépressions variables, plus ou moins trans- versales, sur la base. Insectes plus ou moins testacés AMÉCRIES NCIS ANOIESE ANS SR Si 6.

Prothorax nettement tuberculé ou noduleux, ou au moins marqué de chaque côté de dépressions profondes en forme de fossettes, les fossettes basales souvent subar- rondies et séparées par une sorte de partie élevée et or- diharement subeareniionme. "dede...

pas]

4. Brillant; prothorax profondément sculpté. Élytres à dépres- sion humérale paraissant moins large. ................ D.

90 MAURICE Pic. (26)

Peu brillant; prothorax moins profondément sculpté. Élytres à dépression bumérale paraissant plus large. Entièrement testacé, revêtu d’une pubescence fine, avec les veux noirs. Long. 2,3-2,6 mill. Syrie : Antiliban (Abeille), (CoIL. Reïttefle SRE ANNEE ER ER er eee drusus Pic.

5. Élytres d'un noir bleuâtre ou d’un testacé plus ou moins obseurei. Long. 1,6-2 mill. Europe : Italie, Dalmatie,

Grèce, Caucase, Palestine, Syrie, Asie Mineure : Brousse (MerkI in Musée national hongrois) [nodicollis Reitt.?, MIUNIDENNES NUIAl PRET ANNEE ruficollis Rossi (1).

Entièrement testacé, moins la tête parfois rembrunie; yeux noirs. Long. 2,2 mill. Syrie : Beyrouth in coll. Pic léesiaceipennstOm AE Re CEE Er V. fulvipennis Pic.

6. Prothorax marqué d’impressions basales variables, larges et plus ou moins divisées sur le milieu par une partie éle- vée, celle-ci plus moins large, souvent peu marquée. Forme peusalloncés 222200 Re SU nr

> |

Prothorax présentant sur la base une longue impression transversale paraissant continue, peu large et parfois peu marquée. Forme élytrale relativement allongée. (La v. atricornis Pic présente les yeux plus foncés, les an- tennes obscurcies). Long. 1,5-2,2 mill. Caucase Araxesthali(CONMPIC)S RES PR ENeRNEERAr es Reilteri Pic.

1 .

Assez brillant. Prothorax offrant des impressions basales bien marquées.— Long. 2,3-2,8 mill. Europe méridionale : France, Italie, etc. Trieste (coll. du Musée national hon- grois) [testaceus Desbr., auctores]...... flaveolus Muls. Rey.

Presque mat. Prothorax offrant des impressions basales peu marquées. Long. 2,2-3 mill. Russie, Transcaucasie... eee ie ES. ? Lestaceus Kol. ou esp. prés. (?).

Avec la description de Æ. atomus Costa il est impossible de se ren-

(1) C’est à tort que M. Desbrochers (Frelon, VITE, 4, p. 97) catalogue cette espèce dans le sous-genre Anidorus M. R. Elle à été signalée de la France méridionale, mais cette provenance est peut-être erronée.

(2) La description de Kolenati est insuffisante pour permettre de reconnaitre son espèce, en voici la copie complète (Meletemata Entomologica ITT, 1846, p. 38) : « Testaceus, subtilissime punctulatus, pubescens, elytris non denudatis, capite testaceo. Habitat frequentissimus in fruticelis Transcaucasiae. »

(27) Contribution à l'étude générale des Hylophilidue. 91

dre compte de l’insecte déerit sous ce nom. D'après un premier exa- men (malheureusement superficiel par suite du manque de matériaux de comparaison) du type de cette espèce actuellement au musée de Naples, je crois atomus très voisin de nigripennis Villa (— ruficollis Rossi) et sans doute différent par la taille plus petite, l'absence d’im- pression humérale interne bien marquée, les impressions prothoraci- ques plus larges. On lira plus loin la diagnose de Costa que j'ai repro- duite, en même temps que la note descriptive que jai prise lors de l'examen du type. Dans le groupe des Olotelus M. R. paraissent rentrer les deux espèces suivantes : brevicornis Aubé et minor Baudi, espèces que je ne connais que par un examen rapide et fait sur un seul exem- plaire, ceux de la collection Baudi. Voici les courtes notes prises sur ces insectes : H. brevicornis. Assez allongé, foncé à pubescence soyeuse; avant-corps obscur; élytres brunätres ainsi que les pattes ; antennes courtes, paraissant élargies à l'extrémité. H. minor Baudi. Plus court et plus foncé que le précédent; antennes assez longues et grèles, prothorax paraissant sillonné transversalement. On trouvera plus loin des diagnoses de ces deux espèces (d’après les descripteurs).

Quant au H. cyprius Baudi, de Chypre, il est fort possible que sa place soit dans le sous-genre suivant (car les tibias postérieurs m'ont paru un peu épaissis) et vraisemblablement tout près de Peyront Pic. H. cyprius est noir, presque mat, avec les élytres noir de poix ei les tibias pâles : élvtres à faible dépression, convexes ; antennes relative- ment longues.

4 Ss.-g. Pseudanidorus Pic.

Yeux peu gros, très écartés, peu ou pas échancrés, assez éloignés du bord postérieur de la tête, Antennes insérées sur le milieu de la tête, en dehors du bord interne des yeux. Pattes monstrueuses, au moins chez le &, avec les tibias minces au sommet, puis dilatés en carré long.

Antennes fortes avec les 45 articles à peu près égaux, seulement un peu plus court (laesicollis Frm.) (1). Insectes noirs, peu brillants avec les pattes presque entièrement claires ou en majeure partie foncées, les élvtres présentant une impression posthumérale oblique.

1. Tibias postérieurs © modérément élargis à l'extrémité;

(1) Le type © mutilé (autrefois chez le baron Bonnaire, maintenant coll. Pic) ne permet pas de bien spécifier celte espèce, que je rapproche de monstrosipes à cause de son aspect général semblable.

92 MAURICE Pic. (28)

orme relativement courte; pattes à coloration testacée oùren partie :0DSCDTCIE FERMER EME PAP PEER PRES 2:

_—_

© Tibias postérieurs G très fortement élargis à l'extrémité ; orme un peu allongée; pattes à coloration générale roussâtre. Long. 2,3 mill. Syrie : Liban (coll. Peyron). m8 PE ER Re PT DE PC D RE EEE Peyroni Pic.

2. Prothorax présentant des impressions fortes sur la base. Élytres paraissant un peu allongés. Tibias antérieurs au moins clairs ©. Long. 2 mill. environ. Algérie : Philip- Dev AGE SE 2e MP RreE RÉGIE DEMO ARTE: laesicollis Frm.

2’. Prothorax marqué d'impressions moyennes sur sa base. Élytres plus courts. Tibias en majeure partie foncés. Long. 4,8-2 mill. Alsérie : Env. Bone (type in coll. Pic). Corse (60l:2A belle) Sec PAPE EEE monstrosipes Pic.

Il est possible que H. cyprius Baudi soit un jour placé dans ce sous- genre; cette espèce, en se rapprochant de Peyroni Pic, paraitrait s'en distinguer par les tibias moins épais, la coloration des membres, etc.

> s.-g. Pseudeuglenes Pic.

Antennes insérées presque à hauteur du bord interne de l'œil, courtes, à 4er et articles sensiblement plus gros que les suivants, un peu plus long que et 2°, derniers articles épais, très transverses. Yeux gros. très éloignés l’un de l’autre et presque contigus au bord posté- rieur de la tête, celle-ci large.

La seule espèce connue est le pentatomus Thoms. dont la forme générale rappelle tout à fait pygmaeus Deg. avec une colo- ration plus sombre, obscurcie sur la tête et le prothorax, les pattes étant en partie claires; cette espèce est tout

>

à fait caractérisée par la forme de ses antennes. G in-

connu, Long. 2-2,5 mill. Europe septentrionale [quin- QUetOMUS SCI] ESRI EEE pentatomus Thoms.

Je possède cette espèce (ex coll. Reitter) de Finlande, elle est dé- crite de Skandinavie (Scandin. Col. 6, p. 371) par C. G. Thomson qui n'a connu que la ©. L’exemplaire que je possède me paraît se rapporter au même sexe.

1g es

Contribution « l'étude générale des Hylophilidae. 93

s.-g. Euglenes Westw.

article des antennes plus long que le 2: plus long ou aussi long que 4°, celles-ci insérées un peu en dedans du bord interne de l'œil. Yeux “peu échanerés, grands, presque réunis en avant chez &, contigus au bord postérieur de la tête: 45 articles des antennes et élytres ordinaires G. Sexes à peu près semblables, à forme subparallèle, seulement un peu plus élargie ©, avec les yeux plus petits et plus écartés ©. Antennes un peu plus fortes et un peu dentées chez G, plus longues chez ce dernier sexe.

1. Antennes claires, variables, peu dentées chez G......... A

Antennes obscurcies, fortes avec quelques articles sensi- blement dentés en dehors chez &, © à antennes obscur- cies, très légèrement dentées. Long. 2,7 mill. Hon-

grie : Mehadia (coll. Pic types G @) ()...... serricornis Reit.

2. Forme relativement allongée. Antennes moins fortes avec les élytres ordinairement concolores................. 3.

Forme relativement peu allongée. Antennes fortes &. Ély-

tres ordinairement variablement rembrunis vers l’écus-

son ou sur les côtés. Long. 2,3-2,5 mill. Algérie :

Bougie (Pic, -typesimecoll Pic!) 45:22... kabylianus Pic 3. Prothorax peu court, assez transversal. Antennes paraissant

un peu moins épaisses sur leurs premiers articles. .... 4. Prothorax très court, tout à fait transversal. Antennes à

LS articles forts. © inconnue. Long. 2 12 mil. Li-

ban (Abeille, in coll. A. de Perrin, fype)... maronitus Pic (?).

3 à forme élytrale très allongée. Entièrement clair avec tête un peu rembrunie, ponctuation prothoracique for- te, peu écartée, celle des élytres un peu plus espacée. Pat- tes postérieureslongues. Dernier article des antennes pres- que deux fois aussi long que le précédent, non épaissi.

(1) Reitter parait avoir connu le seulement, car la D était parmi les non- classés de sa collection.

(2) M. Abeille de Perrin m'a communiqué une © capturée, m'a-t-il dit, accou- pléeavecce c”, accouplement accidentel et non spécifique, puisque cette & répond aux Caractères d'un autre groupe, celui des Olofelus, et parait se rapporter comme variélé à l'espèce, bien connue dans ses 2 sexes, Olotelus ruficollis Rossi.

9% Maurice Pic. (30)

Dessus du corps plus moins clair, au moins sur les ély- tres. Variable, plus ou moins brillant, ordinairement avec la tête et le prothorax plus ou moins rembrunis ou obscur cis (les individus à prothorax testacé paraissent se rappor- ter au elanocephalus de Panzer). Long. 2,3-3 mill. Europe : France, Autriche, Hongrie, etc. Surtout au mois de juillet eee PNR ee LC de oculatus GYIL. et var.

D'après la description de Gyllenhall (Fn. suec. IT, p.502) le pygmaeus Gyil. ne me parait être qu’une variété à colo- ration générale plus claire.

Dessus du corps plus ou moins obscurci, même sur les ély- tres. Long. 3 mill. Finlande |? pygmaeus de Geer]... RE ET ENS CEE EN fennicus Manb.

D'après les descriptions les fennicus Man. et pygmaeus de Geer pa- raissent désigner le même insecte et celui-ci n’est peut-être qu'une moditication plus foncée d’oculatus GYIL.

Euglenes serricornis Reitt. se distinguera des autres espèces, au moins par la coloration foncée de ses antennes; fennicus Mann. par sa coloration générale obscurcie ; kabylianus Pie, qui offre une coloration générale claire, est bien tranché par son impression oblique élytrale, sa forme moins parallèle. Euglenes oculatus GyIl. varie de taille et de coloration, ordinairement la tête et le prothorax sont foncés ou rem- brunis.

Euglenes nitidifrons Thms., n'est inconnu, on.en trouvera la des- cription complète au Bull. de la Soc. Ent. de France 1886, p. 10. IL est porté en synonymie de pygmaeus Gyll. au catalogue Reitter, synonymie que je ne puis présenter que très dubitativement. D’après la description cet insecte, très voisin de pygmaeus, serait plus grand avec le 3e article environ moitié du 4°, le front brillant plus épar- sement et fortement ponctué, elc.

Quant à Euglenes oculatissimus Wal., des Canaries, on en trouvera plus loin la description.

s.-2. Aderus Westw. Hylophilus Berth. s 3e article des antennes plus court que le 4°, à peu près de la longueur

du >, ce dernier et 3 article très courts, subglobuleux. Antennes in- sérées à peu près au niveau du bord interne de l'œil. Yeux grands,

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sensiblement échancrés et presque contigus au bord postérieur de la tête. Sexes sans différence appréciable. Une seule espèce m'est connue, c'est le populneus Panz. (boleti Marsh.) répandu par toute l'Europe, pas rare en Algérie et se retrouvant en Syrie; cette espèce entièrement testacée, moins les yeux noirs, présente souvent des taches duve- teuses aux élytres, surtout vers les épaules. La v. biskrensis Pic (Rev. Bourb., Sept. 1893) présente la bande élytrale ordinaire brunätre presque nulle ou complètement oblitérée, le prothorax plus court, dilaté et anguleusement arrondi en avant. Long. 1,8-2,3 mill.

Europe, commun Algérie, pas rare surtout vers le littoral, Syrie, ete. La variété est connue seulement de Biskra (colleBic-types")-[bolef Marsh.]:.:,..,:4 Li populneus Panz.

Cette espèce se montre surtout daoût à septembre en France, en mai en Algérie.

M. Fairmaire a décrit (An. Soc. Ent. Fr., 1863, p. 644), sous le nom de flavus, une espèce d'Algérie (rentrant dans ce sous-genre sans doute, puisque l’auteur compare son insecte au populneus) :; cette espèce parait bien particulière, si elle est bien décrite, par la coloration noire du der- nier article des antennes; on en trouvera plus loin la description.

Diagnoses ou descriptions abrégées des espèces non comprises dans les tableaux.

Euglenes Nadeshdae G [Anidorus Muls.]. Eugl. nigrino Germ.affinis similisque, sed statura paulo robustiore, corpore toto nigro, nitido, femoribus concoloribus, tibiis 4 anterioribus fere totis, posticis ad ip- sam basin tantum testaceis, tarsis plus minusve, posticis valde obs- curatis; superficie tota pube sericea magis manifesta induto: an- tennis paulo crassioribus ; capite remotius punctato, prothoraci parte applicato, oculis in fronte minus approximatis, temporibus multo lon- gioribus, transversum oculorum diamentrum multo superantibus pa- rallelis ; prothorace paulo majore, oblongo-ovali, disco paulo fortius et remotius acute punctato; coleopteris similiter formatis, sed gros- sius et multo remotius (praesertim posterius) acute punetatis ; tarso- rum posticorum articulo basali ceteris simul sumptis plus quam sesqui longiore. Ceterum cum Eugl. nigrino congruens. © ignota.— Long. 2.6 mill. Jaroslaw.

Xylophilus lateralis Gredl. (Tir. Ins., 1866, p. 281; Abeille XII, 1875, p. 16%). Etroit et élégant, pubescent de gris jauntre et finement

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ponctué (ponctuation très fine sur la tête, plus distincte sur je protho- rax et très forte sur les élytres). Tête carrée, presque plus large que le prothorax, brun de poix foncé, aplatie sur locciput, presque rabattue en angle et échancrée en arc; yeux assez rapprochés l’un de l'autre, mais distants du bord postérieur. Antennes des deux tiers de la longueur du corps; article basal très grand, brun, petit, arrondi, rouge-vif, encore plus grand que le 4°", très épais, un peu comprimé, avec un sillon longitudinal distinct en dessus, brun de poix comme les suivants. Prothorax rouge de sang, presque testacé, un peu plus long que large, à peine distinctement élargi à partir du milieu, légèrement convexe, presque plan, bord postérieur arqué, non sinué. Élytres dé- primés, impressionnés derrière l'angle huméral sur le côté (mais non en dessus), garnies d’une pubescence très dense et fine, impression bordée par en haut comme par une arête; dun brun un peu plus clair que le corps. Pattes jaune-brunâtre, cuisses postérieures plus foncées, 1er article des tarses postérieurs large, de moitié plus long que les autres ensemble. Long. 2,3 mill. Tyrol, Bozen; Passau.

Xylophilus tirolensis Gredl. (Ins. Tir. 1866, p. 282; Abeille XI, 1875, p. 164). Se distingue de sanguinolentus, en particulier par sa taille plus grande et le article des antennes non épaissi. Tête ronde, très convexe, noirâire, yeux écartés l’un de Pautre et du bord pos- térieur. Antennes rembrunies peu à peu vers le bout, assez longues; article pas plus épais et à peine aussi long que le 2e. Prothorax plus convexe et plus court, plus fortement ponctué ainsi que le reste du corps, et plus pubescent que dans le lateralis, aussi large que long, foncé, rouge de sang vif en dessous, bord postérieur droit. Ély- tres en ovale allongé, régulièrement et fortement ponctués, eélargis par derrière, d'un brun plus clair que le dessous. Pattes d’un rouge testacé, cuisses postérieures plus foncées. Long. 2,8 mill. Tyroi,

Passau.

Xylophilus (Olotelus) brevicornis Perris (Abeille VIF p. 20). Lan- des. Lombardie in coll. Baudi (Baudi Hétéromères, p. 74). Note Champion (in Ent. m. Mag. XXXVIII-1892, p. 68). Subdepressus, nitidiusculus, tenuissime griseo-pubescens. Caput subconvexum nigrum, nitidum, parce punctulatum, ore testaceo; oculis oblongis, integris, antice rotundatis, postice fere restis. Antennae testaceae, arti- eulis tribus primis et ultimo dilutioribus, paululum intra oculos in- sertae, ab articulo quarto progrediendo incrassatae, breves, vix ultra thoracis basim porrectae articulo primo crasso, conico, secundo pau- lulum angustiore, fere moniliformi, tertio hoc paulo longiore, obconico,

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4°-10° perfoliatis, brevibus, transversis ullimo ventricose ovalo, prae- cedenti fere duplo longiore. Prothorace piceus capite paulo angustior, longitudine et latitudine aequalis, subarcuatim truncatus lateribus us- que ad tertiam partem rotundatim ampliatus, dein basim versus recte angustatus, basi, subarcuatus, dense et rugulose punctatus, dorso us- que ultra medium subconvexus, postice carinatus et utrinque fovea transversa profunda impressus. Scutellum piceum, transversum postice rotundatum. Elytra piceo-testacea, prothorace sensim latiora, basi recte trunçcala, humeris sat prominulis, lateribus parallela, dorso planiuscula, pone basim oblique late impressa, sat dense, sed basi densius fortius- que punetata. Corpus subtus piceum. Pedes dilute testaceis. Long. À 4/3 mill.

Diffère des espèces anciennement décrites par le corps déprimé, la structure du prothorax, l’'écusson en segment de cercle, le parallélisme